vendredi 14 août 2026

Vous Etes Cordialement Invités (You're Cordially Invited, 1h49, 2025) de Nicholas Stoller

Avec Will Ferrell, Reese Witherspoon, Geraldine Viswanathan, Meredith Hagner, Jimmy Tatro, Stony Blyden, Leanne Morgan, Rory Scovel, Keyla Monterroso Mejia, Ramona Young, Jack McBrayer, Fortune Feimster, Celia Weston, Martha B. Knighton, Bobby Moynihan.

Un film cousu de fils blancs, c'est-à-dire que nous devinons tout ce qui se passe et ce qui va suivre. Quelle est son hystéresis ? Par moments, des dialogues amusants et piquants qui révèlent des personnalités, concernant beaucoup les entourages des familles. Reese Witherspoon, que nous retrouvons avec plaisir. Will Ferrell, bien que faiblement subversif, mais qui sait toujours incarner ses personnages à sa manière. La direction des actrices et acteurs, qui est peu subtile.

 poster du film Bande-annonce Vous êtes cordialement invités 

jeudi 13 août 2026

L'Art Du Faux (1h50, 2026) de Stefano Lodovichi

Avec Pietro Castellitto, Giulia Michelini, Andrea Arcangeli, Pierluigi Gigante, Aurora Giovinazzo, Edoardo Pesce, Claudio Santamaria, Fabrizio Ferracane, Mattia Carrano, Mauro Aversano. 

La production Netflix typique. Un sujet inspiré d'une histoire vraie. Une reconstitution, ici les années soixante-dix. Une histoire d'amitié et/ou de famille : ici nous avons un peu des deux. Une scène de départ avec un évènement brutal, puis une succession d'analepses et prolepses qui racontent cette histoire. Puis on arrive à l'évènement et il y a la suite pour terminer le film dans un épilogue plus ou moins long. Du côté de l'arc dramatique, il y a l'ascension sociale et la chute d'un personnage. Les crédits techniques (distribution, costumes, décors, photographie, maquillage) sont nominaux, c'est à dire de très bon niveau. 

Le film effleure ses sujets : les talents du faussaire, l'extrême gauche, l'extrême droite, le terrorisme et le terrorisme d'état. Mais au total, il est fonctionnel grace à ses acteurs et actrices bien dirigés et ses multiples qualités techniques. Mais il évoque superficiellement ses sujets, ce qui ne le sort pas du carcan du téléfilm de luxe qu'il est.

  poster du film Bande-annonce L'Art du faux

mardi 11 août 2026

Le Menu (The Menu, 1h47, 2022) de Mark Mylod

Avec Ralph Fiennes, Anya Taylor-Joy, Nicholas Hoult, Hong Chau, Janet McTeer, John Leguizamo, Judith Light, Paul Adelstein, Reed Birney, Aimee Carrero.

Il s'agit d'un suspense horrifique au sein d'un restaurant sur une ile déserte où Ralph Fiennes conduit l'équipe de son restaurant d'une main de fer, pour servir un repas à un groupe de clients triés sur le volet. Ces clients s'embarquent dans l'aventure du menu qu'a concocté le chef, Ralph Fiennes. Le menu et le déroulement du repas connaitront des surprises. C'est le principe de déroulement de l'histoire, avec une tension qui monte régulièrement, accompagnée d'une multitude de surprises.

Humour noir, retournements réguliers, avec une compréhension de pourquoi ces clients sont là, puis une compréhension des possibles pour la suite de l'histoire, et avec le retournement ironique qui permet à Anya Taylor-Joy de contrôler la suite de cette histoire.

Nicholaz Hoult idolâtre le Chef Ralph Fiennes, au point de perdre tout jugement sur les évènements réels qui se produisent. Anya Taylor-Joy est celle qui se rend compte très vite que le fonctionnement du restaurant, que le fonctionnement de l'équipe du chef et du personnel, et que l'environnement possède des caractéristiques particulières.

Au total il s'agit d'un suspense efficace, qui nous imaginons, a pris naissance dans la starisation à outrance de certains chefs de cuisine qui existe maintenant depuis plusieurs années. Le film souhaitant probablement s'en moquer et en montrant une face pour le moins noire.

poster du film Bande-annonce Le Menu 

mercredi 5 août 2026

Céleste (2024, saison 1, 6 épisodes de 30 min) de Diego San José

Avec Carmen Machi, Andrea Bayardo, Antonio Durán “Morris”, Clara Sans, Manolo Solo, Jesús Noguero, Aixa Villagrán, Carlos Lorenzo.

Série (six épisodes de trente minutes) portée par Carmen Machi et son personnage, Céleste : une enquêteuse du fisc qui détecte les détournements. Elle enquête ici sur une star de la musique populaire d'Amérique du Sud, qui vit en Espagne, mais ne paye pas d'impôts en Espagne. Ce qui gêne l'administration, car, à partir d'un nombre de jours de présence sur le sol espagnol, il faut payer des impôts. Carmen Machi instruit le dossier. C'est donc une forme d'enquête qu’elle réalise, sa dernière, car elle est très vite à la retraite, mais elle n'est pas policière, ni détective, mais sais y faire, et doit gérer sa hiérarchie ainsi que les avocats de la star, et diverses pressions. Les six épisodes sont bien conduits. Les moments les plus réussis sont ceux qui concernent la vie privée de Céleste. Ils permettent de rendre le personnage humain et convient l'empathie pour ce personnage.

poster de la série Celeste 

mardi 4 août 2026

The Furious (1h53, 2025) de Kenji Tanigaki

Avec Xie Miao, Joe Taslim, Yang Enyou, Jeeja Yanin, Brian Le, Joey Iwanaga, Yayan Ruhian, Sahajak Boonthanakit, Manatsanun Phanlerdwongsakul, Guo Junqing.

Kenji Tanigaki est un cascadeur, coordinateur d'action ou metteur en scène d'actions sur de multiples films. Ici il dirige cette nouvelle référence en matière d'actions. Des combats à mains nues ou avec tout ustensile disponible sous la main (un marteau est utilisé de manière inédite dans la séquence de la boîte de nuit). Avec en tête Xie Miao, impressionnant, et qui campe un personnage muet : très bonne idée qui permet d'obtenir des scènes intéressantes. The Furious définit un nouveau standard des combats urbains.

La ligne dramatique est simple. Des mafieux kidnappent des enfants. Ils kidnappent la fille de Xie Miao. Qui fera tout pour retrouver sa fille. Il croisera Joe Taslim, qui lui aussi possède une motivation pour retrouver ces gangsters. Ils vont s'entraider bien sur. Autre composante importante : ces méchants sont sans éthique et extrêmement violents.

Ce monument définit donc de nouveaux standards en matière de combat. Avec une violence extrême (et une utilisation importante du sang numérique qui gicle sur la caméra fictive) et avec une utilisation judicieuse des décors dans lesquels se trouvent les combattants. Et aussi avec beaucoup d'humour, il faut le reconnaître. Humour noir, tant il survient dans des contextes de hautes brutalités.

poster du film Bande-annonce The Furious 

L’Intérêt d’Adam (1h18, 2025) de Laura Wandel

Avec Léa Drucker, Anamaria Vartolomei, Jules Delsart, Laurent Capelluto, Alex Descas, Timur Magomedgadzhiev,  Claire Bodson, Monia Douieb.

Un petit garçon, Adam, arrive avec sa maman aux urgences pédiatriques. L'infirmière s'attache à eux et essaie de trouver des solutions à l'insu du plein gré de sa maman et à l'insu du plein gré du petit garçon. Hormis cet arc dramatique autour d'Adam, le reste du film peut être vu comme un documentaire.

Film nous raconte cette histoire dans cet environnement : tout se passe quasiment dans les chambres et couloirs de l'hôpital. Avec Léa Drucker en suprême qui est de tous les fronts et qui fait de son mieux son métier. Laura Wandel choisit une caméra qui suit en permanence Léa Drucker dans ses allers, retours, allers, arrêts, etc. tous ses mouvements pour aller voir chaque enfant patient, parent d'enfant, collègue, hiérarchique. Elle est souvent cadrée de dos. Léa Drucker porte tous les maux et malheurs de son environnement, au risque de mettre en danger sa santé. Magnifique performance de Léa Drucker.

poster du film Bande-annonce L’Intérêt d’Adam 

Happy Valley (2014, saison 1 et 2, 12 épisodes de presque 60 min) de Sally Wainwright

Avec Sarah Lancashire, Siobhan Finneran, James Norton, Rhys Connah, Charlie Murphy, George Costigan, Karl Davies, Con O'Neill, Derek Riddell, Shane Zaza.

Dans le Yorkshire, nous suivons Sarah Lancashire, policière terrain qui doit gérer sa fratrie, les délinquants, un tueur en série, le fils de sa fille qui s'est suicidée, ses collègues. Le tout avec des acteurs formidables, avec des décors qui donnent un film quasi documentaire sur le Yorkshire.

Le titre est bien sûr ironique : chacun des personnages souffre soit physiquement, soit psychologiquement, soit socialement ou soit sociétalement, avec plusieurs arcs dramatiques qui se rejoignent.

Pour une fois la vie privée du policier principal n'est pas anecdotique et pleinement intégrée à tous les arcs dramatiques, dont celui de l'enquête principale dans la saison 1, qui continue à structurer la dramaturgie dans la saison 2.

Il n'est pas possible d'évoquer cette série sans évoquer Sarah Lancashire, qui est  impressionnante et porte le film. Un hymne à Sarah Lancashire.

poster de la série Happy Valley 

Bugonia (1h58, 2025) de Yorgos Lanthimos

Avec Emma Stone, Jesse Plemons, Aidan Delbis, Alicia Silverstone, Stavros Halkias, J. Carmen Galindez Barrera, Marc T. Lewis. 

Yorgos Lanthimos signe un film coup de poing, dénué de subtilité, mais diablement efficace. Grâce d’abord à ses trois acteurs principaux. Emma Stone en tête impressionnante en patronne inhumaine. Jesse Plemons, impressionnant comme à chaque fois, dans le personnage d'un conspirationniste qui voit en Emma Stone une extraterrestre, et qui est traumatisé par le coma de sa maman. Et Aidan Delbis, le cousin de Jesse Plemons, qui a un rôle important dans cette histoire.

Le film est un coup de poing perpétuel à travers le travail de photographie, les maquillages, le montage, la musique au hachoir. Bref, tout ceci est diablement brutal et efficace. Y compris dans son épilogue, qui pourra surprendre. Il est d'ailleurs possible d'arrêter de voir le film avant cet épilogue, c'est-à-dire d'arrêter le film au moment où l'ambulance part. Ou alors de continuer, le film se réorientant vers un autre horizon, qui est recevable, et qui finalement rend encore le film plus intéressant.

Nous apprécions la vision anticapitaliste et déshumanisée de cette patronne d'entreprise qui n'est tellement pas humaine et tellement méprisante vis-à-vis de ses employés. Et finalement le film n'est pas dénué d'humour, à la fois par réaction à l'énormité de certaines images ou sur la forme en mode marteau-pilon qu'a choisi Yorgos Lanthimos.

poster du film Bande-annonce Bugonia 



dimanche 2 août 2026

Train Dreams (1h42, 2025) de Clint Bentley

Avec Joel Edgerton, Felicity Jones, Kerry Condon, William H. Macy, Clifton Collins Jr., Nathaniel Arcand, Alfred Hsing, Paul Schneider, John Diehl, Will Patton.

Joel Edgerton sait choisir ses films. Une atmosphère particulière parcourt ce film. Au travers de la vie d'un bucheron, Clint Bentley raconte une histoire d'amour au cours du temps dans un environnement forestier et sauvage. Avec un Joel Edgerton en suspension, entouré de personnages secondaires très bien écrits qui amènent une richesse au récit : Felicity Jones dans le rôle de sa femme, Kerry Condon la scientifique, ou par contre Nathaniel Arcand dans le rôle du propriétaire du magasin.

Le film possède son propre rythme, son atmosphère, avec un Joel Edgerton formidable, comme souvent. Un grand film atmosphérique. 

poster du film Bande-annonce Train Dreams 

vendredi 31 juillet 2026

La Fracture (Fractured, 1h39, 2019) de Brad Anderson

Avec Sam Worthington, Lily Rabe, Stephen Tobolowsky, Adjoa Andoh, Lucy Capri, Chris Sigurdson, Chad Bruce, Stephanie Sy, Lauren Cochrane, Erik Athavale.

Honnête série B racontée du point de vue de ce pauvre Sam Worthington, qui est typecasté sur des personnages à trouble et à souffrance. Le film est traité comme un film d'horreur et cela fonctionne (le scénariste, Alan B. McElroy, est un scénariste chevronné qui a écrit un nombre important de séries B, dont certaines d'horreur). Le spectateur est en permanence dans le questionnement sur la réalité que perçoit le personnage de Sam Worthington. C'est plutôt malin et le spectateur se plait à essayer de deviner ce qu'est la réalité, car différents personnages n'ont pas la même perception sur certains évènements qui se sont produits. Bien sûr les choses seront clarifiées dans les derniers moments du film. 

Sam Worthington est parfait et démontre qu'il est un excellent acteur (pour mémoire c'est lui le personnage principal des films Avatar de James Cameron, mais il est peint en bleue dans ceux-ci). 

poster du film Bande-annonce La Fracture

dimanche 26 juillet 2026

Elize : Surgie de l'ombre (1h33, 2026) de Felipe Vellasco

 Avec Lorena Comparato, Denise Weinberg, Julia Konrad, Ana Julia Dorigon, Henrique Kimura, Miwa Yanagizawa, Gustavo Falcão, Julia Shimura, Marat Descartes, Flora Sandyá.

Cette production Netflix aligne tous les chromos attendus : inspiré d'une histoire vraie, d’un meurtre horrible, des flashbacks familiaux sur une famille à problème, et des retours en avant pour relancer la fuite en avant, une histoire de couple qui passe du bonheur au malheur, des éléments d'enquête policière, et un personnage qui souhaite changer de classe.

Tout ceci est très bien fait. Lorena Comparato est formidable. Le spectateur est de tout cœur avec elle. L'ensemble est mené en quatre-vingt-dix minutes, sans images inutiles, dans une société brésilienne qui donne à voir des gens aisés et des gens moins aisés, mais où le malheur est partout.

poster du film Bande-annonce Elize : Surgie de l'ombre 

jeudi 23 juillet 2026

L'Origine Du Mal (2h03, 2022) de Sébastien Marnier

Avec aure Calamy, Doria Tillier, Dominique Blanc, Jacques Weber, Suzanne Clément, Céleste Brunnquell, Véronique Ruggia Saura, Naidra Ayadi, Clotilde Mollet, Blandine Laignel.

Laure Calamy se spécialise dans les rôles de psychopathe. Encore très bonne ici, portée un excellent scénario signé de Sébastien Marnier et Fanny Burdino. Le film est un thriller à la limite de l'horreur où le scénario fait le lien entre une brochette de personnages qui possèdent chacun divers degré de fêlures, et surtout de détestations mutuelles. Et où aucun des multiples personnages n'est celui que l'on comprend de prime abord ou n'est ce que l'on imagine.

Sébastien Marnier signe un exercice de style réussi, où le scénario est habile et empêche le spectateur de deviner ce qui se passe dans la suite.  Et il faut parler de la distribution formidable : Dominique Blanc et Laure Calamy en tête.

poster du film Bande-annonce L'Origine du mal 

Avatar : de Feu et de Cendres (3h17, 2025) de James Cameron

Avec Sam Worthington, Zoe Saldaña, Sigourney Weaver, Stephen Lang, Oona Chaplin, Kate Winslet, Cliff Curtis, Joel David Moore, CCH Pounder, Edie Falco, Brendan Cowell, Jemaine Clement, Giovanni Ribisi, David Thewlis, Britain Dalton.

James Cameron continue son univers. Après l'eau, toujours présente, ici le feu... Bon, ceci est bien mignon, mais ce film est une refabrication du deuxième de franchise sortie en 2022. En conséquence il ennuie assez vite. Les qualités techniques sont là, mais l'histoire nous indiffère. Par ailleurs le film ne renouvelle pas la franchise sur le plan visuel et parait même redondant. Nous nous sommes ennuyés. Ce n'est pas la musique, inaudible ou consternante, qui va sauver les images.

Cela ne donne pas envie de visionner les suites annoncées. Il est temps d'injecter du sang neuf dans cette franchise.

poster du film Bande-annonce Avatar : de Feu et de Cendres 

vendredi 17 juillet 2026

Eega, La Mouche Vengeresse (2h25, 2012) de S.S. Rajamouli

Avec Sudeep, Nani, Samantha Ruth Prabhu, Hamsa Nandini, Crazy Mohan, Santhanam, Adithya Menon, Chandra Sekhar, Srinivasa Reddy, Sivannarayana.

Histoire d'amour et vengeance : comme beaucoup de films d'origine d'Inde (ici provenant de Tollywood, la production des films en langue telugu à Hyderabad dans le Telangana), ce sont les principaux ingrédients de cette histoire. Nani est amoureux de Samantha Ruth Prabhu, qui joue avec lui et le fait attendre. Le perfide Sudeep croise Samantha Ruth Prabhu et décide de la conquérir, car aucune femme ne lui résiste. Il se débarrasse du gentil Nani, qui, pas de chance, par une mécanique de transmutation de l'âme (si l'on croit à la métempsycose, cela est possible), se retrouve mouche. Et notre gentil Nani décide de se venger en tant que mouche, en faisant en sorte de déstabiliser la vie de Sudeep. 

Le film commence comme une comédie romantique, puis bascule dans le dessin animé, avec un scénario astucieux qui utilise pleinement les possibilités d'action d'un personnage sous forme de mouche. Le film bascule ainsi dans un univers de comédie à forte dose d'images animées numériquement, toujours inventives sur le plan visuel.

S.S. Rajamouli confirme qu'il est un réalisateur sur qui il faut compter, qui est capable d'oser beaucoup de choses. Nous sommes loin de l'ampleur ses chefs-d'œuvre RRR (2022) ou des deux Baahubali (The Beginning - 2015 -, The Conclusion - 2017 -), mais finalement pas si loin, car le film contient son lot d'images qui n'existent nulle part ailleurs.

poster du film Bande-annonce Eega, la mouche vengeresse 

samedi 11 juillet 2026

Un Ours Dans Le Jura (1h49, 2024) de Franck Dubosc

Avec Franck Dubosc, Laure Calamy, Benoît Poelvoorde, Joséphine de Meaux, Kim Higelin, Mehdi Meskar, Timéo Mahaut, Emmanuelle Devos.

Comédie à l'humour noir avec une Laure Calamy en psychopathe, avec Franck Dubosc en débile, mari de Laure Calamy, et avec Benoît Poelvoorde qui compose le chef de la police locale, qui est confrontée à une série d'évènements qui concernent le couple précité, et qui s'avère être le seul personnage censé. Morts accidentelles, magots que plusieurs personnes se disputent, car aubaine financière, mais auss enquête policière à la mode de la gendarmerie locale, hors-la-loi improvisés, le tout dans un décor de campagne en hiver : ce sont les multiples composantes de cette comédie. Ces divers ingrédients font de ce film policier à l'humour noir une réussite dans son genre. Les acteurs sont de plus bien dirigés et il contient son propre climat.

poster du film Bande-annonce Un ours dans le jura 

samedi 4 juillet 2026

La Classe Américaine (1h10, 1993) de Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette

Le principe est de prendre des plans et bouts de séquences de films classiques hollywoodiens de la Warner et de doubler pour raconter une autre histoire.  George Abitbol, "l'homme le plus classe du monde" meurt en prononçant les mystérieux mots "Monde de merde". C'est le point de départ, et des personnes enquêtent pour connaitre la signification de ces derniers mots...

Le montage est intéressant. Ainsi que l'argument. Néanmoins les dialogues sont très datés et ne font plus rire : caca, pipi, bite, vomi, pet. Cela n'est plus possible de nos jours. Et passer les quinze premières minutes, cela devient pesant et paraît très long.

Par contre cela suscite l'idée de faire la même chose avec les films des années 2000, à base d'hommes en collants (appelé aussi superhéros au sein de certaines franchises).

poster du film La Classe américaine 

Revers de Fortune (Frayed, 2019, saison 1 et 2, 12 épisodes autour de 40 min chacun) de Sarah Kendall

Avec Sarah Kendall,  Kerry Armstrong, Matt Passmore, Ben Mingay, George Houvardas, Doris Younane, Diane Morgan, Frazer Hadfield, Maggie Ireland-Jones, .Alexandra Jensen.

L'argument est simple : une Australienne qui était très riche à Londres se retrouve sans le sou et doit revenir dans sa ville natale d'Australie, avec une nouvelle condition sociale et un lieu où elle retrouve son passé. Ce retour au source familial, sociétal, amical et professionnel, est combiné à une intrigue où il est question d'un meurtre. 
Ce que nous avons apprécié : la reconstitution (vêtements, coiffures, décors) des années quatre-vingt, la qualité des interprètes, le mélange de comédie et de drame, l'évocation frontale des sujets sexuels et des fluides corporels, l'interprétation. Sarah Kendall, scénariste et interprète principale,sais manier l'humour noir, les relations familiales ou le paraître que l'on souhaite afficher à sa ville de naissance. Par ailleurs, elle compose un ensemble de personnages plus ou moins intelligents et plus ou moins subtils de haut vol, entre ceux qui ont raté leur vie, ceux qui sont parvenus, mais dont l'intelligence semble limitée ou ceux qui sont plutôt bêtes sans être méchant. Sarah Kendall a composé un florilège de personnages pour manier un humour noir de haut vol.

 poster de la série Revers de fortune

samedi 20 juin 2026

En Roue Libre (1h29, 2022) de Didier Barcelo

Avec Marina Foïs, Benjamin Voisin, Jean-Charles Clichet, Albert Delpy, Jean-Pierre Martins, Ariane Mourier, Candice Bouchet, Emilie Arthapignet, Valentin Papoudof, Aleksandra Yermak.

Curieux film. Dont l'argument principal permet à Marina Foïs de montrer son talent. Nous suivons cette histoire, entre deux paumés, où Marina Foïs est prise de panique si elle doit sortir de sa voiture. Ce qui fait qu’elle passe la totalité du film dans sa voiture, sans en sortir. À partir de cet argument, elle est kidnappée par Benjamin Voisin, qui part sur la route avec elle. 

Film de route donc, qui permet à ces deux personnages de s'apprivoiser doucement, de révéler leurs fêlures, leur humanité, et aussi de rencontrer d'autres personnages, dont le psychiatre, ainsi que des gens du voyage, entre autres. Un film initiatique qui se laisse appréhender avec facilité. N'oublions pas Benjamin Voisin, dont le personnage est émouvant sur la durée. 

 poster du film Bande-annonce En roue libre 

mercredi 10 juin 2026

Disclosure Day (2h25, 2026) de Steven Spielberg

Avec Emily Blunt, Josh O’Connor, Colin Firth, Eve Hewson, Colman Domingo, Wyatt Russell, Elizabeth Marvel, Henry Lloyd-Hughes, Michael Gaston, Elliot Villar. 

Le film est constitué de deux parties, inégales. La première, avec plusieurs arcs dramatiques qui finissent par se rejoindre, traités sous la forme d'un thriller où le spectateur est embarqué dès les premières secondes dans des intrigues qu'il ne comprend pas, où Josh O'Connor, Emily Blunt et Colin Firth se débattent chacun de leur côté avec des évènements dont nous n'avons pas encore les explications. Cette partie est brillante et cloue le spectateur à son fauteuil avec suspenses, intrigues, humour. Il y a ensuite une bascule où les choses sont expliquées, trop tôt, et la suite est prévisible, sans brio, conviant tous les chromos de Steven Spielberg, mélangé avec les marronniers de tout film politique, jusqu'à une conclusion prévisible et donc peu surprenante. 
Les deux personnages principaux, Josh O'Connor sont très bien écrits. Emily Blunt crève l'écran dès qu'elle apparaît : très grande performance. Le personnage de Colin Firth est pas très intéressant, bien que David Koepp essai de développer son histoire pour le rendre humain, mais cela ne marche pas. 
Nous pouvons apprécier la dimension anti-trumpiste du film, le message sur la vacuité et le manque d'empathie des humains envers les étrangers, la peur de l'étranger.
Dans les points qui nous ont un peut ennuyés, la durée du film. Le film dure 15 minutes de trop, la deuxième partie, très mécanique dans ses rebondissements et tensions pour résoudre les conflits, nous empêche pas de regarder notre montre. Et nous pouvons noter que la musique de John Williams est fonctionnelle et peu reconnaissable. Elle ne fera pas date.

poster du film Bande-annonce Disclosure Day 

mardi 9 juin 2026

L'Homme Qui Voulu Etre Roi (The Man Who Would Be King, 2h09, 1975) de John Huston

Avec Sean Connery, Michael Caine, Christopher Plummer, Saeed Jaffrey, Doghmi Larbi, Jack May, Karroom Ben Bouih, Mohammad Shamsi, Shakira Caine, Albert Moses

Dans une colonie aux confins du Pakistan et de l'Afghanistan, pendant la colonie de l'Inde sous l'Empire britannique au XIXe siècle, des escrocs britanniques vont à l'aventure dans une région qui n'a jamais vu d'hommes blancs et qui, par un quiproquo, prennent l'un deux pour un Dieu. C'est Sean Connery qui est l'élu, et qui finalement se prend au jeu et oublie la raison première de leur venue : piller leur richesse, la cupidité, la recherche de l'or, la recherche de pierres précieuses. Michael Caine est son acolyte qui garde le sens des réalités et qui voit l'évolution et se rend compte progressivement de l'évolution de son compère. Bien sûr les choses ne se dérouleront pas comme ils l'espèrent, ni pour l'un ni pour l'autre, et cela aboutira à un nombre certain de déceptions de chacun d'eux. 
Le film commence par un voyageur qui raconte l'histoire, le film étant un retour en arrière, et se termine par là où il a commencé.

À noter une très belle musique de Maurice Jarre. 

poster du film Bande-annonce L'Homme qui voulut être roi