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mercredi 15 janvier 2025

Le Jardinier (1h50, 2025) de David Charhon

Avec Jean-Claude Van Damm, Jérôme Le Banner,  Matthias Quiviger, Kaaris, Poqssi, Nawell Madani, Michaël Youn, David Charhon, Elie Semoun, Vincent Desagnat.

Ce téléfilm voit confronté un jardinier à un groupe de policiers de type Forces Spéciales qui essaient de tuer Michael Youn. La raison importe peu, c'est un prétexte pour confronter le jardinier, Jean-Claude Van Damme à ces policiers. Cela n'est donc pas un traité d'éthologie. Quoi que...

Cela se veut humoristique. Le film arrive à faire sourire un petit peu. L'humour ne vient pas de Michael Youn mais de Matthias Quiviger qui dispose de dialogues hilarants et qui est le seul qui est bon.

À défaut d'être amusant, à défaut de suspense (le film n'en contient pas), le film paraît pathétique pour son côté série Z, pour la performance de Michael Youn (il est loin le temps de Fatal Bazooka), pour la performance de Jean-Claude Van Damme (les quelques combats sont mal découpés et surtout cadrés de manière à ce qu'on ne voie pas que Jean-Claude Van Damme est doublé). Sans parler de la poursuite finale, voiture et moto, digne d'un téléfilm, dont les transparences évoquent les films MGM des années soixante, pour un intérêt très limité.

Un conseil pour les futurs auteurs : une comédie ne doit pas durer plus de quatre-vingt-dix minutes.

poster du film Bande-annonce Le Jardinier

lundi 18 mars 2019

Fatal (2010) de Michaël Youn

Avec Michaël Youn, Stéphane Rousseau, Isabelle Funaro, Armelle, Ary Abittan, Fabrice Eboué, Vincent Desagnat, Jérôme Le Banner, Jean Benguigui, Catherine Allegret, Yin-Tung Chu, Reem Kherici, Bianca Gervais, Hakim Ghorab, Nathaniël Siri, Zach Reece.

Bande-annonce FatalIl s'agit là du film sur le rap dont nous ne sortons pas indemne. Le pastiche et la  moquerie géniale du monde du rap, des rappeurs et de leur chromo et imagerie. Les vidéo-clips, les clichés retournés, les paroles, les médias, les maisons de disques. Des rappeurs, mais aussi de la techno pop écervelée (le personnage de Stéphane Rousseau). Le film tourne en ridicule avec un génie outrancier tout à la fois le monde des rappeurs, de la techno et des médias qui les entoure. Une réussite.
Il n'est pas surprenant de voir que le canevas du film ou plutôt son patron est extrêmement classique et déjà vu dans de multiples films comiques notamment chez Will Ferrell. Le personnage principal est imbu de lui-même et crétin, mais aussi une grande star (du rap) puis il chute très bas, perd son argent, et perd sa femme qui est une courge; puis c'est la descente aux enfers et le retour dans la famille nourricière initiale où il trouve l'amour et de nouveau l'inspiration, puis revient au top, mais avec plus de recul. Et finalement son ennemi juré devient ami. Ce patron de scénario n'est pas du tout détestable et il convient à beaucoup de schémas dramatiques. Il est appliqué ici dans un univers où l'humour outrancier est la norme.
Le film contient son lot de scènes et de séquences d'anthologie qui lui donnent son hystérésis et en font un film culte.