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mardi 3 août 2021

Ip Man 3 (Yip Man 3, 1h45, 2015) de Wilson Yip

Avec Donnie Yen, Lynn Xiong, Jin Zhang, Mike Tyson, Patrick Tam, Karena Ng, Louis Cheung, Kent Cheng, Ka-Yan Leung, Danny Kwok-Kwan Chan, Babyjohn Choi.

Le pauvre Ip Man, maitre du wing chun, qui a formé Bruce Lee, est la vache à lait des scénaristes pour un sous-genre du film de Kung-Fu: le film de Ip Man.

Ici, il n'y a pas de surprise. L'interprétation et la direction d'acteur manquent de subtilité. Comme à chaque fois. Il doit y avoir une explication rationnelle. Est-ce le manque de subtilité de Wilson Yip? Probablement pas, car cela ne semble pas dépendre du réalisateur. Le sourire permanent de benêt de Donnie Yen est crispant et fait penser un temps à un sketch du SNL. Mais non. Heureusement il perd son sourire, car sa femme se retrouve avec un cancer (belle performance fonctionnelle de Lynn Xiong, toujours aussi charmante). Jin Zhang est plus crédible au niveau de l'interprétation, et tout aussi doué au niveau du wing chun (sa contribution aux combats est de bon aloi).

Néanmoins les combats sont bien là, à intervalles réguliers et très violents: la narration est uniquement structurée autour de ceux-ci, les scénaristes devant imaginer des transitions qui conduisent à ces combats tout en complétant les personnages. En particulier pour notre Ip Man, alias Donnie Yen, un arc dramatique avec sa femme, atteinte d'un cancer qui ne peut être soigné. Trois scénaristes sont crédités, cela laisse dubitatif...

Néanmoins, pour la castagne, le film répond à son cahier des charges et les combats sont divertissants, secs et teigneux.

Ip Man 3 Poster

vendredi 5 février 2021

IP Man Legacy: Master Z (Master Z: The Ip Man Legacy, 2018, 1h47) de Yuen-Woo Ping

Avec Jin Zhang, Dave Bautista, Michelle Yeoh, Tony Jaa, Chrissie Chau, Yan Liu, Xing Yu, Kevin Cheng, Patrick Tam.

Une instance du sous-genre kung-fu, le film de Ip Man.

La richesse du film vient du fait que l'histoire, ultra classique, est rythmée par des combats de kung-fu, mais juste ce qu'il faut pour garder la dynamique et rappeler que c'est un des éléments du film. Jin Zhang étant un maitre de Kung-Fu qui souhaite se ranger et élever son fils. Évidemment tout va faire pour qu'il se serve de son talent d'artiste martial. Pour lutter contre des méchants trafiquants de drogue (Patrick Tam et Dave Bautista, faut gentil que nous savons être méchant dès sa première apparition - moustaches, lunettes et calvitie ne trompent pas).

Les décors et costumes sont riches. Les situations et la narration ne sont pas bâclées. Le film a bénéficié d'un budget substantiel. Jin Zhang est très bien; un peu trop mutique, mais ses combats sont secs et toniques. Michelle Yeoh est très mal coiffée; peu importe que cette coiffure soit crédible historiquement, ce n'est pas possible de l'affubler d'une coiffure aussi laide. 

Et Ip Man dans tout cela? Et bien Jin Zhang, notre maitre kung-fu, se retire du kung-fu après avoir été battu par Ip Man. Donc avant le début du film... Ce n'est pas grave, Jin Zhang fait le job.  Et bientôt il y aura un spin-off: j'ai promené le chien de Ip Man... Il peut y en avoir des milliards comme cela.

Master Z: The Ip Man Legacy Poster

samedi 21 décembre 2019

Evasion 3 (Escape Plan: The Extractors, 2019) de John Herzfeld

Avec Sylvester Stallone, Dave Bautista, 50 Cent, Jin Zhang, Harry Shum Jr., Devon Sawa, Jaime King, Lydia Hull, Melise, Russell Wong, Daniel Bernhardt, Jeff Chase.

Évasion 3 PosterCette suite est stylistiquement très différente du précédent. Le cadrage, la mise en scène, la photographie est très classique est fait "film de cinéma", avec une photographie très sombre par moment avec des plans d'ensemble et beaucoup moins de plans rapprochés ou de très gros plans comme le deuxième film. Le réalisateur est curieusement un vieux routier de la télévision qui a contribué à de multiples films et séries, et cela se voit.
Si d'ailleurs le film est beaucoup plus classique dans le sens où il se déroule dans une prison d'un ancien pays du bloc communiste, qui sert de décor principal, mise en valeur en permanence dans beaucoup de plans. Donc à l'opposé du deuxième opus que lui était basé sur des problématiques très high-techs et des arrières plans noirs.
Au total celui-ci est plutôt faible au niveau de son hystérésis et ne marque pas beaucoup les esprits. Le précédent (Évasion 2 - Escape Plan 2: Hades -, 2018) malgré ses défauts avait un impact visuel plus prégnant et plus mémorable. Ici c'est un peu plus classique et plus passe-partout. Il est assez curieux de se demander pourquoi deux films c'est-à-dire deux suites ont été réalisés à ce premier film (Évasion - Escape Plan -, 2013) plutôt une bonne série B sans prétention et rigolote par moment. Nous pourrions dire donc que cette franchise appartient aux sous-genres du film de prison combiné ici avec beaucoup de séquences d'action pour répondre au standard actuel de la vidéo (physique ou VOD). Sylvester Stallone est juste là pour le nom sur l'affiche.