Affichage des articles dont le libellé est Action. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Action. Afficher tous les articles

vendredi 22 août 2025

The Fall Guy (2h06, 2024) de David Leitch

 Avec Ryan Gosling, Emily Blunt, Aaron Taylor-Johnson, Hannah Waddingham, Teresa Palmer, Stephanie Hsu, Winston Duke, Ben Knight, Matuse, Adam Dunn.

Le problème de David Leitch est que malgré le budget de ses films, malgré ses stars, malgré le travail avéré de ses cascadeurs et de tout les corps de métier techniques, ses films n'ont aucune hystérésis. Bullet Train (2022), Atomic Blonde (2017) ne nous ont laissé aucun souvenir. Celui-ci aussi : il y a des passages impressionnants, spectaculaires, mais l'histoire ne nous intéresse pas. La recette est beaucoup d'action, beaucoup d'humour (qui n'est vraiment pas réussi), pour un ensemble ennuyeux. Tous les corps de métier, toutes les actrices et tous les acteurs jouent leur partition, mais pour un résultat qui ressemble à du vide. Cela ressemble à un film conçu pour des visionneurs et visionneuses sur tablette ou ordiphone, qui regarde en même temps leurs textos ou balaient en même temps leur réseau social favori. Bref, qui ne peuvent pas se concentrer et chaque fois qu'ils reviennent n'ont pas le sentiment d'avoir loupé quelque chose. 

Sur le plan dramatique, le gros défaut est aussi un méchant raté. D'ailleurs nous ne sous en souvenons déjà plus. Aucun humour, aucune perversion, aucune subversion. Le vide intersidéral. Par ailleurs, pour les fans de Ryan Gosling, il ne faut pas voir ce film : sa coiffure est atroce. 

poster du film Bande-annonce The Fall Guy

samedi 5 juillet 2025

K.O. (1h25, 2025) de Antoine Blossier

 Avec Ciryl Gane, Alice Belaïdi, Foued Nabba, Maleaume Paquin, Anne Azoulay, Samuel Jouy, Virgile Bramly, Malone Ettori, Nafy Souare.

Sous le prétexte de la recherche d'une personne disparue, et concomitamment avec des trafiquants de drogue et fricotent avec des policiers ripoux, un ancien boxeur de MMA met son nez dans les affaires de la police et des trafiquants. C'est Ciryl Gane, plutôt crédible en acteur, qui arrive à avoir plusieurs expressions faciales. Il est accompagné de Alice Bélaïdi, toujours aussi efficace.

Bagarres aux poings et autres choses, belles images de la ville de Marseilles, mais aussi images de barres d'immeubles et d'usines abandonnées, pour une histoire relativement prévisible, mais bien menée, avec un sens du casting assez réussi, avec en tête Cyril Gane dont nous nous disons qu'il serait bien qu'il apparaisse dans d'autres films.

Au total cette série B va droit au but, ne contient pas de gras inutiles, pas de plans inutiles, pas de blabla inutile, pour aller à son objectif : mettre en valeur Ciryl Gane, déjà évoquée, mais aussi Alice Belaïdi qui porte elle même une bonne partie du film. Ceci en 85 minutes, sans dilution inutile. Bien vu. Un film rapido parfait (où de nos jours il nous ait infligé des pensums de plus de 2h30).

Antoine Blossier connait bien son John Carpenter (l'attaque du commissariat, ou son Howard Hawks, moins probable...) de même que la musique de Thomas Couzinier qui rend hommage à John Carpenter, plutôt appuyé, mais pas déshonorant.

Allez, vivement un K.O. 2, qui pourrait s'appeler "O.K." !

 poster du film Bande-annonce K.O.

mardi 24 juin 2025

Balle Perdue 3 (1h51, 2025) de Guillaume Pierret

Avec Alban Lenoir, Stefi Celma, Nicolas Duvauchelle, Pascale Arbillot, Quentin D'Hainaut, Anne Serra, Gérard Lanvin.

Balle Perdue 3 est une petite tromperie et une réussite sur le plan de la cinétique des masses. Qu'avions-nous aimé dans Balle Perdue (2020) du même Guillaume Pierret ? Alban Lenoir, avec son charisme minéral, sa mâchoire de butor qui va jusqu'au bout, et qui trimbale une forme de mystère. Il y avait aussi une forme d'humour, ne serait-ce que visuel avec la mise en avant de voitures ringardes, la Renault 5 et la Renault 21, mais qui possèdent une signature visuelle unique. Nous en avons des éléments d'ici (l'appartement de Stefi Celma, le personnage de Julie Tedesco, par exemple).  Et bien sûr la tôle froissée et les séquences de combats sous des formes variées pour composer un ensemble jubilatoire qui confère à la symphonie.

Dans ce troisième de franchise, il n'y a pas beaucoup d'Alban Lenoir (à ce titre l'affiche est trompeuse, même si elle fleure bon les affiches à l'ancienne), c'est une déception. L'arc dramatique principal est calé sur Nicolas Duvauchelle, toujours très bon, mais son personnage n'avait pas suscité d'empathie jusqu'à maintenant, et c'est toujours le cas ; ce qui lui arrive ne nous intéresse pas. Stefi Celma est un peu sacrifiée (cela commence par sa coiffure), c'est-à-dire secondaire, dans ce troisième, après sa mise en avant que nous avions apprécié dans Balle Perdue 2 (2022).

Nous apprécions deux personnages qui sont mis en avant dans ce troisième de franchise, qui sont bien vus : Julie Tedesco, que nous avons envie de revoir, en garagiste magicienne qui sait manipuler l'ironie ; et Quentin D'Hainaut, qui est mis en avant et dont la contribution dans le dernier quart du film laisse imaginer que nous pourrons le revoir dans un quatrième...

Sur la signature principale de la franchise, le film est une réussite. Poursuites, bagarres, séquences d'actions phénoménales qui de plus ne sentent pas le CGI porn à plein nez. Sur ce plan-là, le film est une réussite impressionnante. Motos, voitures, camions, hélicoptère, tramway, une multitude de vecteurs d'actions sont utilisés, mais aussi fusillades et combats corps à corps. Sur le corps à corps, il y a une belle séquence dans un tramway, qui se rapproche de la séquence d'anthologie du bus de Nobody (2021, Ilya Naishuller) sans l'égaler (elle contient de l'humour que nous n'avons pas ici). Il y a aussi les extensions prodiguées aux véhicules qui sont toujours impressionnantes et contribuent à des éléments visuels originaux qui rendent le film unique.

poster du film Bande-annonce Balle Perdue 3 

dimanche 17 novembre 2024

L'Ombre Rebelle (The Shadow Strays, 2h24, 2024) de Timo Tjahjanto

Avec Aurora Ribero, Hana Malasan, Taskya Namya, Agra Piliang, Andri Mashadi, Kristo Immanuel, Adipati Dolken, Ali Fikry, Arswendy Bening Swara, Kin Wah Chew, Daniel Ekaputra.

Il s'agit d'un film d'action indonésien. Exposition : des tueurs professionnels font leurs boulots, à base d'armes blanches, de combats et d’un peu d'armes à feu ; ce sont des mercenaires entraînés pour le combat et le meurtre. Avec un renfort de beaucoup de sang et de gore (grâce des lames bien aiguisées). Rien de nouveau sous le soleil. Puis une de tueuses fait sécession sous un prétexte d'un trauma antérieur lié à sa maman (bâillements), trauma qui nous est présenté sous la forme de flashbacks progressifs, et à un jeune garçon pauvre maltraité. Cela la conduira à tuer tout le monde, y compris ses anciens coéquipiers. Et ceci pendant plus de deux heures à base de séquences d'actions très longues (en durée),  interminables (narrativement), plutôt bien découpées, extrêmement sanguinolentes et gores (merci CGI porn). L'exotisme (cela se déroule à Djakarta) joue peu. Il faut dire que pour ce genre de film conçu pour le streaming, le concept de durée n'a pas de sens : ce sont des films visionnés par petits bouts avec de multiples interruptions ou de retour en arrière, selon qu'ils soient visionnés dans son salon, ou sur ordiphone ou tablette si l'on est en déplacement, en visions fractionnées où le schéma dramatique doit être extrêmement simple pour que l'on se rappelle de quoi il en retourne lorsque l'on reprend la vision.

Pour ce qui est de ce film indonésien, il n'y a rien de déshonorant dans l'ensemble. Les actrices et acteurs sont impressionnants au niveau des combats. Mais ils et elles sont ridicules au niveau de l'interprétation : c'est un ensemble de grimaces, provenant d'une direction d'acteur à la serpe (nous imaginons). Il faut dire que l'histoire n'est qu'un prétexte aux combats. Au total : cela est spectaculaire et trop long. Mais pour ce qui est de la jambe levée, de la gerbe de sang et de la symphonie pour sabres, cela répond au cahier des charges. Pour amateurs éclairés.

Bande-annonce L'Ombre rebelle

dimanche 3 novembre 2024

Road House (1h54, 1989) de Rowdy Herrington

Avec Patrick Swayze, Kelly Lynch, Sam Elliott, Ben Gazzara, Marshall R. Teague, Julie Michaels, Red West, Sunshine Parker, Jeff Healey, Kevin Tighe.

Le film possède un charme désuet. Voici un film très symptomatique des années 80, où les femmes sont traitées comme des objets, où les coupes de cheveux paraissent ringardes. Les femmes semblent être des objets, des bouts de viande, heureuses de l'être pour certaines. Une vision très misogyne donc.

Le scénario est plutôt bon. Les deux scénaristes (R. Lance Hill et Hilary Henkin) possèdent un savoir-faire, et la progression de l'histoire maintient l'attention. Le méchant est de qualité, avec un Ben Gazzara qui incarne bien son rôle de méchant, avec jubilation, que nous adorons détester. Patrick Swayze est à son aise dans ce personnage, et possède un magnétisme certain.

La musique de Jeff Healey, l'univers alcoolisé des boîtes et bars à musique, est intéressante. Même s'il est toujours étonnant d'imaginer qu'une fois alcoolisés, certains deviennent des crétins, et que cela semble normal. D'où le métier qu'exerce Patrick Swayze. Un film tellement années quatre-vingt qu'il en devient attachant.

Bande-annonce Road House

dimanche 27 octobre 2024

Road House (2h01, 2024) de Doug Liman

Avec Jake Gyllenhaal, Daniela Melchior, Conor McGregor, Billy Magnussen, Jessica Williams, B.K. Cannon, Joaquim de Almeida, Post Malone, Lukas Gage, Dominique Columbus, Arturo Castro, JD Pardo, Beau Knapp, Hannah Love Lanier, Kevin Carroll.

Doug Liman signe une nouvelle version du scénario de Road House (Rowdy Herrington, 1989) avec probablement des actualisations sociétales (les femmes sont moins considérées comme des objets) et sociologiques (le méchant est un jeune, dont le père est en prison). Ici les compétitions de MMA : Jake Gillenhaal est un tas de muscles, toujours souriant, qui se retrouve videur en chef d'un bar qui fait office de salle de concert, conviée par des méchants.

Le sourire permanent qu’arbore Jacke Gyllenhaal donne curieusement de la substance à son personnage, que des flash-back nous expliqueront par petits bouts.

Il est possible aussi de s’interroger sur la vacuité de ces individus qui s'énervent une fois alcoolisés et qui ne savent résoudre les conflits qu'en se battant. Nonobstant le fait que l'alcool semble rendre crétin.

La caméra de Doug Liman filme les scènes de combats, souvent à main nue, à l'épaule, comme des montagnes russes. Cela sent la sueur et le sang. Les combats sont furieux. Et l'utilisation de Conor McGregor y est pour quelque chose, son personnage étant clé dans la deuxième partie du film. D'ailleurs le film bénéficie de trois méchants : le jeune, plutôt souriant et fier d'être méchant, le père que nous voyons peu, mais qui va convier Conor McGregor pour faire le ménage. Une réussite dans son genre.

Bande-annonce Road House


lundi 19 août 2024

Kali (1h36, 2024) de Julien Seri

Avec  Sabrina Ouazani, Olivia Côte, Philippe Bas,  Thiago Fragoso, Mathieu Lardot, Thiago Thomé, Vini Cavalieri, Raquel Karro, Sophie Guedes,  Emílio de Mello.

Dans la production en série des films d'actions de classe Série B, celui-ci se distingue du tout-venant par son héroïne, c'est une femme, incarnée par conviction par Sabrina Ouazani, et un ensemble de décors exotiques (en Amérique du Sud). Le canevas dramatique est standard, avec trauma passé, faux amis qui trahissent et hiérarchie qui trahi, une motivation qui oblige notre héros ou héroïne à conduire ses actions de vengeance (comme d’habitude un proche du héros doit être en souffrance  ou mourir pour le motiver), et bien sûr notre héros, en l'occurrence héroïne ici est une maîtresse en armes et techniques de combats. Tout ceci étant un prétexte pour aligner des séquences d'actions, spectaculaires, plutôt bien découpées et très pétaradantes.

Concernant ses séquences d'action et plus généralement le film, nous sommes dans l'efficace et la simplicité. Pas de révolution ici. Le film va à l'essentiel, mais n'est pas bâclé. Il y a un sens du découpage et un sens des décors. L'histoire est très schématique et cousue de fil blanc. La direction d'acteur est à l'avenant : nous ne sommes pas dans la subtilité. Efficacité technique, histoire plus ou moins prévisible, mais ce qui reste en mémoire c'est Sabrina Ouazani, qui crève l'écran.  Une bonne instance du genre. Vu que nous sommes dans du flux vidéo pour internet, il est probable qu'il y aura une suite. Nous en serons.

Bande-annonce Kali

mercredi 10 juillet 2024

Tyler Rake (Extraction, 1h56, 2020) de Sam Hargrave

Avec Chris Hemsworth, Bryon Lerum, Ryder Lerum, Golshifteh Farahani, Rudhraksh Jaiswal, Shivam Vichare, Piyush Khati, Sara Rumao, Randeep Hooda, 

Le réalisateur est un ancien cascadeur et responsable de cascades. Il connaît et sait donc mettre en œuvre un film d'action.Le scénario reprend le patron de John Wick : un ancien de quelque chose, retiré, dépressif (à cause d'un traumatisme du passé bien sûr), alcoolique, est convié par un organisme pour récupérer des personnes prises en otages.

Le fait que notre héros soit dépressif aide à mettre en scène des séquences suicidaires. Et Chris Hemsworth adore cela visiblement. Par ailleurs le film se déroule dans différents pays d'Asie, ce qui convie de l'exotisme et beaucoup de décors spectaculaires.
Au total, cet ensemble de schémas ne tient qu'aux séquences d'actions, brutales, sanguinolentes, spectaculaires, souvent à hauteur humaine.
 
Bande-annonce Tyler Rake

dimanche 5 mai 2024

355 (The 355, 2h02, 2022) de Simon Kinberg

Avec Jessica Chastain, Penélope Cruz, Bingbing Fan, Diane Kruger, Lupita Nyong'o, Sebastian Stan, Edgar Ramírez, Jason Flemyng, Sylvester Groth, John Douglas Thompson, Leo Staar, Pablo Scola.

Cela ressemble à un produit pour plateforme de streaming avec sa distribution hétéroclite conçue pour presque tous les continents (l'Inde par contre ne nous semble pas représentée...). Le canevas est celui des superproductions d'espionnage à gros budget avec multiples éléments technologiques, décors et intrigue que nous avons déjà oubliés (il doit y avoir un méchant qui veut détruire le monde ou quelque chose d'équivalent). Peu importe, ce qui compte pour ce genre de produit est le cadencement régulier de cellules d'actions (fusillades, poursuites, combats à mains nues, etc.). Le film répond au cahier des charges. Son originalité est une distribution féminine, mais cela reste méta, l'intrigue et les éléments dramatiques étant très faiblement féminisés ou très standards et similaires aux franchises de même canevas (James Bond, Mission : Impossible, et leurs succès damnés). 

Dans le genre le film est efficace, répond au cahier des charges, et est suffisamment rythmé pour ne pas susciter l'ennui. Il n'est pas mieux ni moins bien qu'un film de la franchise James Bond ou Mission : Impossible par exemple. Et soutien largement la comparaison.

Bande-annonce 355

samedi 16 mars 2024

The Expendables 4 (Expend4bles, 1h44, 2023) de Scott Waugh

Avec Jason Statham, 50 Cent, Megan Fox, Dolph Lundgren, Tony Jaa, Iko Uwais, Andy Garcia, Sylvester Stallone, Randy Couture, Jacob Scipio, Levy Tran, Lucy Newman-Williams.

Ce quatrième de franchise est dans la lignée des précédents. Complètement invraisemblable dans son déroulé, dans ses séquences d'action et dans son enjeu dramatique. D'ailleurs nous nous moquons de celui-ci. Et nous pourrions même dire qu'il n'y en a pas. Ce que nous attendons c'est du spectacle, des séquences d'actions dignes d'une bande dessinée, et de l'humour pour rendre les séquences de meurtres amusantes et ludiques. Pour toutes ces raisons, ce quatrième répond au cahier des charges. C'est un dessin animé, qui utilise beaucoup de CGI porn dont la patine n'est pas réaliste et c'est tant mieux ; nous avons quelquefois l'impression de visionner une peinture, animée, une représentation picturale. Scott Waugh, qui est ancien cascadeur, sait mettre en avant une séquence d'action.

Du côté des bonnes surprises, Megan Fox est une très bonne idée, ainsi que Levy Tran. Même si elles n'ont pas assez de scènes. La venue de Tony Jaa et Iko Uwais aussi. Cela apporte un peu de variabilité. Quant à Andy Garcia, il fait le job, même si son personnage est transparent et pas surprenant.

Les séquences d'actions sont spectaculaires et ludiques. Nous pouvons juste constater qu'ils tirent très mal, car ils loupent souvent leur cible, et ceci dans les deux camps. Ce sont des professionnels peu performants.

L'idée de passage de témoin de Sylvester Stallone est bonne : un vieillard comme lui n'est plus crédible.

Mais au total il manque quelque chose au film qui avait au moins les deux précédentes suites. C'est-à-dire les personnages un peu plus fouillés ou décalés, par exemple Antonio Banderas ou Jean-Claude Van Damme ou Wesley Snipes.

Expendables 4 [Blu-Ray]

jeudi 19 octobre 2023

Project X-Traction (Hidden Strike, 1h42, 2023) de Scott Waugh

Avec Jackie Chan, John Cena, Chunrui Ma, Wenli Jiang, Jia Xu, Jun Gong, Rima Zeidan, Minghao Hou, Pilou Asbæk, Amadeus Serafini, Hany Adel, Ernest Manson, Tim Man, Rachael Holoway, Kevin Ta.

Une superproduction  avec le label "Jackie Chan", c'est à dire du spectaculaire, des séquences époustouflantes, des combats d'homme à homme amusants, une intrigue prétexte à tout ce qui vient d'être listé mais dont nous nous moquons.

Les décors son superbes. Les séquences d'action grandioses avec l'aide du CGI Porn. L'influence de Mad Max Fury Road (George Miller, 2015) se fait sentir dans les grandes sequences spectaculaires dans le désert. John Cena est l'acolyte étatsunien (qui dispose d'une mitraillette sous le fauteuil de sa voiture, comme tout étatsunien !). La dimension film de potes fonctionne parfaitement bien entre Jackie Chan et John Cena. John Cena amenant les éléments comiques à travers sa posture de brute et balourd au grand coeur.

Le film est parfaitement rythmé, et constitue un grand spectable ludique, insipide en terme de contenu, mais divertissant. Avec des préoccupations des différents personnages qui nous indiquent que sur le plan politique, nous sommes dans le capitalisme et la recherche de l'argent : Jackie Chan et ses mercenaires ne travaillant que pour l'argent, le méchant voulant monayer du pétrole, et John Cena étant lui aussi un mercenaire.

Bande-annonce Project X-Traction

samedi 26 août 2023

Bullet Train (2h07, 2022) de David Leitch

Avec Brad Pitt, Joey King, Aaron Taylor-Johnson, Brian Tyree Henry, Andrew Koji, Hiroyuki Sanada, Michael Shannon, Sandra Bullock, Bad Bunny, Logan Lerman, Zazie Beetz, Masi Oka.

Un train à grande vitesse où de multiples tueurs cherchent une valise.  Ce prétexte permet de cadencer des scènes, dans un environnement confiné (un train à grande vitesse japonais) des confrontations indirectes puis directes entre ces différents tueurs. Nous retenons le ton, qui oscille entre la violence froide et l'humour ironique.

David Leitch qui n'a toujours pas fait de film remarquable depuis John Wick (2014) - n'oublions pas qu'il l'a co-réalisé avec Chad Stahelski - ; à la limite son Atomic Blonde (2017) possède une légère hystérésis.

Ce Bullet Train est son film le plus intéressant depuis John Wick. Le personnage de Brad Pitt manipule l'ironie. La violence est sèche et brutale, et surtout très sanguinolente. Le tout dans un ensemble très abstrait. Le film est complètement irréaliste : les wagons du train sont vides ou alors les passagers ne se rendent pas compte de la ronde des tueurs. Et à la limite de l'abstraction avec ses grands décors en tube et vide. Ce qui procure un climat particulier au film, qui est complètement invraisemblable dans la quasi totalité de ses séquences.

Bullet Train [Blu-Ray]

mercredi 23 août 2023

John Wick Chapitre 4 (John Wick: Chapter 4, 2h49, 2023) de Chad Stahelski

Avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, George Georgiou, Lance Reddick, Clancy Brown, Ian McShane, Marko Zaror, Bill Skarsgård, Donnie Yen, Aimée Kwan, Hiroyuki Sanada, Shamier Anderson, Rina Sawayama, Yoshinori Tashiro.

Il est passionnant de voir comment de la série B John Wick (2014) et la franchise consécutive arrivent maintenant à cette superproduction qu'est ce Chapitre 4. Tout en conservant les ingrédients du premier et de la franchise, mais abandonnant certains éléments de réalisme pour aller vers de l'exagération permanente qui déréalise complètement dorénavant. John Wick, le personnage, semble immortel, insensible aux balles, au chutes et aux chocs.

Le film prend son temps, avec peu ou pas d'action pendant les trente premières minutes, puis va ensuite enchaîner les séquences d'anthologie, littéralement, toujours visuellement impressionnante, plastiquement superbes, riches d'invention, toujours dans des endroits luxueux ou historiques, comme les films précédents. Et en combinant à chaque fois un personnage avec ses talents d'artiste martial : Marko Zaror, Donnie Yen, Hiroyuki Sanada, pour les plus mémorables. Nous comprenons bien le rôle technique pour sauver John Wick qu'incarne Shamier Anderson ; c'est d'ailleurs le personnage le moins intéressant et uniquement là pour permettre d'éttirer le scénario et donc le film.

Du coté de la distribution donc, nous trouvons ces ajouts qui sont fondamentaux dans les multiples couleurs et parfums qu'ils convient pour cette franchise : Donnie Yen, Scott Adkins, Hiroyuki Sanada ou Marko Zaror. Ils amènent chacun une coloration et une culture.

Le personnage de John Wick tend vers une épure, à un corps sans logiciel, quasiment sans voix : un costume (blindé dorénavant), un pistolet, une fuite en avant, des coups et des chutes multiples. Keanu Reeves est plus mutique que d'habitude et parait incassable (voir ses multiples chutes qui égrainent le films)... John Wick est maintenant un super héros immortel.

JOHN WICK - CHAPITRE 4 - BLURAY

samedi 12 août 2023

Killing Gunther (1h23, 2017) de Taran Killam

Avec Taran Killam, Dave 'Squatch' Ward, Bobby Moynihan, Hannah Simone, Marc-Anthony Massiah, Sylvesta Stuart, Reese Alexander, Paul Brittain, Aubrey Sixto, Joel Labelle, Janene Carleton, Amir Talai, Aaron Yoo, Arnold Schwarzenegger.

Nous sommes ici dans un univers inspiré par la bande dessinnée et les jeux vidéo. L'argument est simple. Un tueur professionnel souhaite être considéré le meilleur. Il s'agit de Taran Killam, le réalisateur, scénariste et acteur principal. Pour cela il doit tuer le meilleur, Gunther. Pour se faire il constitue une équipe autour de lui, constituée de tueuses ou tueurs, avec chacun des tares différentes - deux débiles mentaux, un spécialiste des poisons, un spécialiste des ordinateurs, par exemple -. La forme est le documenteur : un caméraman suis le groupe et les personnages parlent à la caméra en permanence, ceci pour immortaliser le futur exploit : arriver à tuer Gunther.

Taran Killam traite tout cela avec humour et un certains nombre de sous-entendus et surtout un sens avéré des délires.

L'équipe constitué a beaucoup de mal à tueur Gunther, bien sûr, car il est le meilleur, mais il finissent par le trouver et Gunther (Arnold Schwarzenegger) occupe le dernier quart du film. Car Gunther est le prétexte du film, mais nous ne le voyons jamais si ce n'est dans le dernier tiers du film.

C'est un ensemble à la fois amusant et spectaculaire, dans la limite du budget imparti (et produit par Arnold Schwarzenegger lui même), qui tien sur la durée car les choses ne se déroulent jamais comme prévu pour notre cohorte de tueurs. Et la fin reste dans le ton des délires qui parsèment le film.

Bande-annonce Killing Gunther

dimanche 16 juillet 2023

The Mother (1h55, 2023) de Niki Caro

Avec Jennifer Lopez, Lucy Paez, Omari Hardwick, Joseph Fiennes, Gael García Bernal, Paul Raci, Jesse Garcia, Yvonne Senat Jones, Edie Falco, Michael Karl Richards.

Encore une exploitation du canevas John Wick, dans la variante ou l'expert en mort violente est une femme, et elle se retrouve à sauver sa fille des griffes de vilains méchants tueurs professionnels ; sa fille qui ne la connait pas, évidemment. Décidément la franchise John Wick a oblitéré toute velléité d'originalité des inventeurs d'histoire (John Wick n'étant lui même pas très frais dans son schéma dramatique).

Ceci mis de coté, le film est une bonne série B. Jennifer Lopez joue bien la comédie et arrive à faire passer de l'émotion. Ici le théâtre des opérations est Cuba puis la forêt et l'Alaska avec la neige et le froid. Ce qui nous garantit des variantes de décors, sans lassitude.

Un film de série, un film d'usine, un film chips de saveur moyenne, bien fait, bien interprété, avec des séquences de violence sympathiques ( nous aimerions un peu plus de gore, tant qu'à faire) qui montre que le personnage de Jennifer Lopez est aussi une psychopathe. Les méchants ayant un lien familial avec Lopez, c'est l'autre variante qu'apporte ce film.

Les productions Netflix, en tout cas étasuniennes, commencent à se ressembler beaucoup : séries B de luxe, avec une histoire schématique, une grosse star, des décors grandioses si possibles très verts, de bons et charismatiques acteurs de seconds rôles, un travail de photographie bien aidé par le CGI porn, une musique pléonastique quelquefois trop présente, une chanson ou deux, des éclairs de violences secs et sanguinolents.

Bande-annonce The Mother

samedi 15 juillet 2023

La chair de sa chair (Mother's Day, Dzien Matki, 1h34, 2023) de Mateusz Rakowicz

Avec  Agnieszka Grochowska, Adrian Delikta, Dariusz Chojnacki, Paulina Chrusciel, Pawel Koslik, Arkadiusz Brykalski, Sebastian Dela, Szymon Wróblewski, Konrad Eleryk, Jowita Budnik, Pawel Janyst.

Un succès damné de John Wick, encore, mais en variante polonaise. Où ici une ancienne espionne qui est presque mendiante, se retrouve à sauver son fils, qui a été adopté ,et il ne la connait pas. Nous nous rappelons plus pourquoi ils veulent le tuer, mais nous nous en moquons. Sa mère reprend du service et les tue un par un.

Comme ce canevas dramatique a déjà été vu de multiples fois, ce produit ne s’appréhende que sur ses variantes, voire ses originalités. Celles-ci vont se trouver sur le travail plastique de l'image :  le film possède un fort impact visuel grâce à sa photographie, ses décors et ses costumes et maquillages, le tout influencé par l'esthétique des jeux vidéos.

Le tout se déroule à Varsovie, avec une faune assez déchaînée et des méchants très graphiques et horribles bien sûr. Le tout de déroulant la nuit dans des usines et sous-sols abandonnés avec une photographie très travaillée et des chorégraphies avec des effets visuels ludiques. C'est à la fois horrible et amusant. Avec beaucoup de violence et de combats. Il manque une dimension sexuelle à peine suggérée, et de la subversion.

Encore ici tout est techniquement parfait. L'actrice principale, Agnieszka Grochowska est impressionnante. Les chorégraphies et les décors sont spectaculaires : sous-sols humides et sales, ancienne usine abandonnée. Le film contient au total de belles idées visuelles.

Et la fin ouverte et clin d’œil humoristique, lasse augurer d'une suite. Tant mieux. Un film chips, très croquant, très craquant, que l'on déguste dans l'instant sans regret.

vendredi 14 juillet 2023

Those Who Wish Me Dead (1h40, 2021) de Taylor Sheridan

Avec Angelina Jolie, Finn Little, Jon Bernthal, Aidan Gillen, Nicholas Hoult, Jake Weber, Medina Senghore, Tyler Perry, Boots Southerland, Tory Kittles.

Un trauma à régler, de superbes décors de forêts, qui brûlent de temps en temps, deux tueurs qui poursuivent un petit garçon (la raison nous nous en moquons) pour le tuer, qui se retrouve dans la forêt avec des spécialistes de la survie en montagne et forêt. Notre pompier, Angelina Jolie, pour aider à tirer le petit garçon des griffes de ces vilains tueurs, en fera sa psychothérapie. Entre temps, plusieurs morts, des montagnes incendiées (de belles séquences d'incendies de forêt).

Le schéma des séries B Netflix est exploité à l'os ici. La star, les acteurs de compléments très solides, un déroulement dans la compagne où nous sommes immergés dans la vie des autochtones, un schéma dramatique simple, de superbes décors, du CGI porn pour supporter le spectaculaire. Une bonne série B où le film de survie est mélangé avec le film de tueurs implacables : cela a déjà été vu beaucoup de fois, mais ce petit film de série fonctionne. Il est techniquement bien exécuté, bien interprété et bien photographié. La caractérisation des personnages est efficace, voire simpliste, mais bien écrite.

Ce n'est pas mémorable ni indispensable, c'est prévisible, mais ce n'est pas déshonorant non plus.

Bande-annonce Ceux qui veulent ma mort


lundi 26 juin 2023

Ambulance (2h16, 2022) de Michael Bay

Avec Jake Gyllenhaal, Yahya Abdul-Mateen II, Eiza González, Garret Dillahunt, Keir O'Donnell, Jackson White, Olivia Stambouliah, Moses Ingram, Colin Woodell, Cedric Sanders, A Martinez, Jesse Garcia.

Avec cette course poursuite perpétuelle, pendant les deux heures du film, nous avons des séquences supportées par un arrière-plan où nos personnages sont motivés par le gain de l'argent ; un parce qu'il est un gangster et aime cela, l'autre pour aider sa femme à se faire soigner. Cela constitue un petit arrière-plan social qui montre qu'il faut de l'argent pour se faire soigner ; mais il y a aussi le traitement de Yahya Abdul-Mateen II par la police à la toute fin une fois l'ambulance stoppée. Serait-ce le film de Michael Bay avec le plus de substance, ou le plus en lien avec une réalité sociale ?

Cet arrière-plan tragique est supporté, emballé, dans une poursuite perpétuelle où de multiples véhicules volent en éclats, se percutent et s'encastrent les uns dans les autres. C'est une vraie symphonie pour tôles froissées (le CGI porn n'est pas criard).

La direction d'acteur fonctionne, comme toujours chez Michal Bay, mélangée à des séquences d'action impressionnantes, pour produire un ensemble spectaculaire. Avec de plus beaucoup de personnages secondaires, peints et interprétés avec efficacité et dont nous nous souvenons facilement. Le personnage de Jake Gyllenhaal garde son mystère. La fin de l'histoire reste quand même prévisible, même si la multitude de péripéties ne fait pas languir le spectateur.

Ambulance [Blu-Ray]

dimanche 18 juin 2023

Nobody (1h32, 2021) de Ilya Naishuller

Avec Bob Odenkirk, Aleksey Serebryakov, Connie Nielsen, Christopher Lloyd, Michael Ironside, Colin Salmon, RZA, Billy MacLellan, Araya Mengesha, Gage Munroe, Paisley Cadorath, Aleksandr Pal.

Le scénariste des trois premiers John Wick, Derek Kolstad, crée une variante. Ici il s'agit de Ben Odenkirk, qu'un évènement plus ou moins banal va conduire à sortir de sa vie quotidienne routinière où il n' est "personne", une personnalité effacée, pour révéler son passé et ses multiples compétences.

La relation de Ben Odenkirk avec sa famille directe - Connie Nielsen, et ses deux enfants - et sa belle famille - Michael Ironside - à qui il achète l'entreprise pour les virer -, et aussi avec son père - Christopher Lloyd - qui donne toute sa saveur au personnage - ; ils permettent, tous et toutes, au personnage de Ben Odenkirk d'exister. Jusqu'à ce nous en apprenons plus sur son passé, et l'organisation parallèle - comme dans John Wick - qui va l'aider.

Ben Odenkirk est parfait pour exprimer une lassitude du quotidien, acceptée, entre sa femme avec laquelle il est en froid, son fils adolescent qui ne le respecte pas et sa petite fille qui semble être la seule qui l'aime.

À partir de ce point de départ, le film contient plusieurs séquences d'actions et de combat en particulier, dont celle du bus qui est d'anthologie, chorégraphiée de manière à mettre en avant le lieu - l'intérieur d'un bus - et la douleur - les coups portés ne sont pas neutres - ; séquence mixée avec une dose d'humour et de violence sèche devant la caméra qui donnent une densité à la séquence. Qui sera un pivot pour le reste de l'histoire.

Le film accentue le coté dessin animé avec ses montages séquence des différentes routines, mais aussi grâce à l'utilisation de la musique et de chanson, qui amène ironie et distanciation bienvenue.

Est-il prévu une suite ? Nous le souhaitons !

Nobody [Blu-Ray]

dimanche 28 mai 2023

Kill Bok-Soon (2h17, 2023) de Sung-hyun Byun

Avec Jeon Do-yeon,  Fahim Fazli, Esom, Hwang Jung-min, Sol Kyung-gu, Koo Kyo-hwan, Si-ah Kim, Lee Yeon, Lorna Duyn.

Encore un succès-damné de John Wick. Ici en mode coréen, sympathique par certaines composantes, mais ennuyeux au total, et sans aucun enjeu dramatique auquel le spectateur peut se rattacher. Et beaucoup trop long : un bon scénario de série B comme celui-là ne doit pas dépasser 90 minutes.

Notre tueuse professionnelle a une enfant, adolescente, qui apporte des variations dramatiques, et des préoccupations pour notre tueuse en série.

Ses patrons se retournent contre elle (aucun spoiler ici : c'est la norme pour tous les plagiats de John Wick, qui lui plagiait aussi). Nous oublions très vite pourquoi et nous nous en moquons.

Le film possède une faible hystérésis, malgré de multiples personnages et des combats spectaculaires. Peu de choses survivent à la vision. Le film est vite oublié. Dommage, car il y a une débauche de décors, d'énergie, de personnages et d'action. Mais le film fait pschitt. Dommage, car Jeon Do-yeon se donne beaucoup et est de beaucoup de plans ; elle possède un potentiel de sympathie très fort, et impressionne par son interprétation, qui arrive à être subtile par moment : entre le vaudeville avec les turpides de sa fille adolescente, et son job de tueuse de sang-froid.

Bande-annonce Kill Bok-soon