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jeudi 23 juillet 2026

Avatar : de Feu et de Cendres (3h17, 2025) de James Cameron

Avec Sam Worthington, Zoe Saldaña, Sigourney Weaver, Stephen Lang, Oona Chaplin, Kate Winslet, Cliff Curtis, Joel David Moore, CCH Pounder, Edie Falco, Brendan Cowell, Jemaine Clement, Giovanni Ribisi, David Thewlis, Britain Dalton.

James Cameron continue son univers. Après l'eau, toujours présente, ici le feu... Bon, ceci est bien mignon, mais ce film est une refabrication du deuxième de franchise sortie en 2022. En conséquence il ennuie assez vite. Les qualités techniques sont là, mais l'histoire nous indiffère. Par ailleurs le film ne renouvelle pas la franchise sur le plan visuel et parait même redondant. Nous nous sommes ennuyés. Ce n'est pas la musique, inaudible ou consternante, qui va sauver les images.

Cela ne donne pas envie de visionner les suites annoncées. Il est temps d'injecter du sang neuf dans cette franchise.

poster du film Bande-annonce Avatar : de Feu et de Cendres 

jeudi 7 décembre 2023

Avatar 2 : La Voie De L'Eau (Avatar : The Way Of Water, 3h12, 2022) de James Cameron

Avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver,  Stephen Lang, Kate Winslet, Cliff Curtis, Joel David Moore, CCH Pounder, Edie Falco, Brendan Cowell, Jemaine Clement, Jamie Flatters, Britain Dalton,  Trinity Jo-Li Bliss, Jack Champion, Bailey Bass, Filip Geljo, Duane Evans Jr.

James Cameron est il toujours le réalisateur qu'il était? Il adore les dessins-animés. C'est un bel exemple de dessin animé ici. Ce n'est pas notre genre favoris. Il a composé un catalogue de clichés du dessin animé pour la famille, pour petits et grands. Il manque juste deux éléments, qui ne se trouvent pas en général dans les dessins animés pour la famille : la saleté et la sexualité. Le film évoque certains film passés de James Cameron : Abyss bien sûr, Titanic, voire Aliens. Le western est aussi convié avec l'attaque du train. Nous répondons par l'affirmative : c'est un film de James Cameron.

Le film est prévisible par un ensemble de déjà vu, de poncifs, de clichés, tel les perles d'un collier enfilées une à une. Les méchants ne sont pas très méchants. Et ils sont très prévisibles. Le scénario gère par contre parfaitement sa multitude de personnages. Ce n'est pas un film choral, mais c'est tout comme.

Il faut reconnaître que ce dessin animé est un beau livre d'images. Dénué de saletés, de crasse, mais abîmé par les humains. Il faut reconnaître que les images de baleines sont sublimes. Il faut reconnaître que le message écologique est sympathique.

Il est quelque fois difficile de reconnaître un personnage tellement ils se ressemblent, que ce soit pour ceux de la terre ou ceux sur la mer. Cela rend difficile la lisibilité de certaines scènes tellement il y a de personnages. Franchise oblige, James Cameron n'y est pas allé de main morte tellement il y a de personnages. Mais cela ouvre une multitudes de possible pour les suites. En fait il s'agit d'une série-cinéma (pour ne pas dire série télé) qui regroupe ici trois ou quatre épisodes.

Avatar 2 : La Voie de l'eau Blu-Ray Bonus

samedi 18 janvier 2020

Alita: Battle Angel (2019) de Robert Rodriguez

Avec Rosa Salazar, Christoph Waltz, Jennifer Connelly, Mahershala Ali, Keean Johnson, Jeff Fahey, Leonard Wu, Casper Van Dien, Ed Skrein.

Bande-annonce Alita : Battle AngelUn classique instantané, qui montre que le CGI porn peut avoir de la substance (confère les contre-exemples: franchise Star Wars et franchise Marvel). Ici nous apprécions le mélange d'une multitude de choses déjà vues ailleurs: des cyborgs, une dystopie, des robots et des jeux du cirque, des éléments gothiques qui rappellent les ruelles de Londres et Jack Éventreur, des chasseurs de primes, un monde d'en haut et un monde d'en bas. Mais le tout lié par un bon scénario où le personnage principal devient vite attachant, accompagné par des personnages tout aussi intéressants: Christoph Waltz en Docteur Frankenstein du futur (dans sa meilleure interprétation), par exemple.
Tout cela est montré avec une utilisation des images numériques qui sert le sujet, le film et la dramaturgie.
C'est lorsque l'on met tout cela ensemble que la saveur unique du film résulte. Le film contient la pâte de James Cameron avec son héroïne sexuée ou la séquence sous l'eau, mais aussi les apports du cinéma d'horreurs (avec quelques éléments de gore) que nous avons déjà vu chez Robert Rodriguez. Ce qui donne un mélange plus que sympathique.
Ajoutons à cela des séquences de bravoure spectaculaires, pour donner un blockbuster (qui n'en a pas été un: le film est un bide commercial en salle) au-dessus de la moyenne pour toutes les raisons que nous venons d'évoquer.
Par ailleurs: l'échec commercial était prévisible; Jennifer Connelly (sublime, comme à chaque fois) est dans la distribution (elle n'a tourné que dans des bides commerciaux, malheureusement). Sa présence dans une distribution est une garantie d'échec commercial. Ajoutons à cela un film par moments assez sombre, et des scènes de gore numérique (la scène où le chasseur de prime se fait couper le visage par Alita est tragi-comique), un chien tué. Cela fait beaucoup de choses négatives pour une frange du grand public.

dimanche 10 novembre 2019

Rambo II: La Mission (First Blood Part II, 1985) de George P. Cosmatos

Avec Sylvester Stallone, Richard Crenna, Charles Napier, Steven Berkoff, Julia Nickson, Martin Kove, George Cheung.

Rambo II : la missionCe deuxième de franchise commence à la suite du premier. Ce n'est pas étonnant. John Rambo est maintenant prisonnier et c'est ce bon vieux colonel Sam Trautman qui vient le chercher pour aller libérer des prisonniers peut-être abandonnés au Vietnam. Le film est intéressant pour sa croyance, peut-être presque naïve, mais en tout cas de ces années-là, dans un spectacle devant la caméra. C'est-à-dire une croyance dans un spectacle énorme devant la caméra ici basé sur des effets pyrotechniques. Il n'y a pas ici d'image générée par ordinateur et le rendu est vraiment très différent des films actuels où il y a beaucoup de feu et d'explosions numériques. Ce qui donne au film une certaine carnation ou une certaine chair. La jungle, la poudre, les flammes, les explosions sonnent toutes d'une manière différente de celles des films d'action CGI porn actuels. Ne serait-ce que pour sa photo et l'image, le film est intéressant et n'est pas sans qualité plastique. Le film est naïf et touchant dans sa croyance dans une forme de spectacle, sans CGI!
Cette naïveté se retrouve aussi dans la caractérisation de personnage très cliché voir extrêmement caricaturaux. Mais finalement ce n'est pas un défaut, car le cahier des charges est de montrer des séquences d'action, de montrer les muscles de John Rambo, de montrer le sadomasochisme du personnage, de montrer des gerbes de feu et de montrer des séquences de combat spectaculaires. Le cahier des charges de la production était clair. Sur ce sujet on peut dire que le film rend hommage aux artificiers et il est probable que le travail du réalisateur fut celui d'un gestionnaire des différentes équipes et métiers conviés.
Un des éléments importants du film est la magnifique musique de Jerry Goldsmith avec un thème décliné sous de multiples orchestrations différentes, mais qui font mouche avec les images.
Le film n'est pas sans déséquilibre. Avec le méchant de service, Charles Napier, et son quartier général en toc qui fait vraiment Série Z. Personnage qui apporte des éléments comiques, qui ne meurt pas à la fin et c'est normal, car il n'est pas ni barbu ni obèse ni avec lunettes, mais qui curieusement passe son temps à manger et boire dans quasiment tous les plans.

lundi 13 juin 2016

Aliens le retour (Aliens, 1986) de James Cameron

 Aliens, le retour - Combo Blu-ray + DVD
Avec Sigourney Weaver, Michael Biehn, Lance Henriksen, Paul Reiser, Carrie Henn, Bill Paxton, Jenette Goldstein, William Hope.


Le chef d'oeuvre de James Cameron?
Bien sûr le mélange du film de commando, du film d'action et du film d'horreur dans un cadre à fort suspense fonctionne bien. Avec les décors impressionnants qui donnent son climat au film: reprise de la direction artistique du premier de franchise (Alien, 1978) et travaux préparatoires pour le futur Abyss (1989) avec la station, les coursives, les tunnels et l'ensemble de l'arsenal technologique.
Mais le film est surtout réussi dans ses moments calmes, lorsque la caméra panoramique, se faufile ou nous montre les décors, les temps calmes de l'hyper sommeil, le bruit du matériel ou des chaînes de grues. Avec le bruitage adéquat et la bonne musique de James Horner, subtile (ce qui est rarement son fort).
Cette version longue est plus cohérente et permet de fouiller plus les personnages.
Autre qualité de ce film, et de la franchise, et de ne pas montrer les monstres de manière ostensible et permanente. On ne les voit finalement pas souvent et leur présence est évoquée à travers les décors puissants de Giger ou par des inserts furtifs, ou alors par des écrans interposés (détecteurs de mouvements, caméras).
À quand un reboot de cette franchise (qui peut très bien exister en même temps que le spinoff Prometheus). Mais attention aux images générées par ordinateur qui vont permettre de démultiplier les vilaines bêtes à l'infini à l'écran: à utiliser avec parcimonie.

vendredi 2 novembre 2012

Terminator (1985) de James Cameron

Avec Arnold Schwarzenegger, Michael Biehn, Linda Hamilton, Paul Winfield, Lance Henriksen, Rick Rossovich, Bess Motta.



C'est curieux de voir ou revoir cette série B, remplie d'imperfections sur le plan technique: en partant des transparences criantes, à la poupée pour la tête de Schwartzie abimée qui fait très "plastoc" (est ce l'effet haute définition du Blu-Ray ?). Par contre les décors réels et la musique sont les grandes qualités du film. Décors de Los Angeles sales, pauvres, pas jolie. Et la musique de Brad Fiedel, si mauvaise pour Terminator 2, donne une patine expérimentale au film.
C'est curieux, car ce film a lancé une franchise qui a donné ensuite des blockbusters de science fictions, très chers, originaux et réussis. Et qui ont donné une multitude de clones.
Le film est passionnant pendant sa première moitié, mais il est un peu plus poussif sur sa deuxième moitié.
Bande-annonce Terminator