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mercredi 27 août 2025

Everybody's Fine (1h39, 2009) de Kirk Jones

Avec Robert De Niro, Drew Barrymore, Kate Beckinsale, Sam Rockwell, Lucian Maisel, Damian Young, James Frain, Melissa Leo, Kate Moennig.

Une père, veuf, va à la rencontre de ses enfants, qui ont quitté le foyer depuis longtemps, et a qui il n’a jamais parlé.  Il est veuf. Il n'a vraisemblablement pas beaucoup parlé avec ses enfants. C'est sa femme qui parlait avec eux. A l'approche de Noël, aucun des enfants ne peut venir le voir. Il décide d'aller les voir un par un. C'est le point de départ. Il fera donc le voyage pour les voir un par un, en train, en bus. Au grès des rencontres, petits et gros mensonges apparaissent, retrouvailles et questionnements, petites rancoeur et gestion de ce que l'on veut montrer plutôt que la réalité.

Robert De Niro tient là un beau rôle où son interprétation reste mesurée dans la grimace. Il y est sobre, ce qui va très bien au personnage, et le rend émouvant. L'affiche est plutôt trompeuse : c'est un drame avec quasiment aucun moment d'humour. Néanmoins dans l'ensemble il s'agit d'un bon scénario qui progresse par petites touches subtiles et d'une mise en image bien servie par de bons acteurs.

 poster du film Bande-annonce Everybody's Fine

dimanche 10 mai 2020

Le Cas Richard Jewell (2020) de Clint Eastwood

Avec Paul Walter Hauser, Sam Rockwell, Olivia Wilde, Kathy Bates, Mike Pniewski, Jon Hamm, Charles Green, Ian Gomez.

Richard Jewell PosterEncoure une fois c'est l'élégance, avec un classicisme qui continue la tradition certaine d'un cinéma étatsunien au service d'un sujet. Avec son académisme nonchalant, Clint Eastwood nous raconte l'histoire d'un simple américain et ses aventures avec ses congénères: il est d’abord moqué gentiment, célébré dans la rue, puis détesté, car les enquêteurs et journalistes fainéants et incompétents le trouvent coupable facile, puis enfin oublié. Richard Jewell est un de ces antihéros que Clint Eastwood adore et que l'on retrouve régulièrement dans sa filmographie: l'Earl Jones de The Mule (2018), le Chesley Sullenberger de Sully (2016), le  Chris Kyle d'American Sniper (2014) pour ne citer que les plus récents. Tous des personnages de la vie ordinaire des USA.
Le film est aussi une critique acerbe des médias qui ne font pas leur travail: traquer la vérité, vérifier les faits, les recouper. Avec une belle performance d'Olivia Wilde dans le personnage de journaliste pour la presse de ragots.
L'interprétation est phénoménale, en particulier pour Paul Walter Hauser, qui provoque de l'émotion et une empathie forte pour le personnage et donne une humanité de Richard Jewell: sa performance est très subtile. Il forme un beau duo avec Sam Rockwell.

samedi 22 février 2020

Vice (2018) de Adam McKay

Bande-annonce ViceAvec Christian Bale, Amy Adams, Steve Carell, Sam Rockwell, Alison Pill, Eddie Marsan, Justin Kirk, LisaGay Hamilton, Jesse Plemons, Bill Camp.

Nous restons subjugués devant ce film qui raconte l'ascension de Dick Cheney qui deviendra vice-président de Georges W. Bush, et qui prendra les décisions pendant cette présidence nous explique le film. C'était lui le président des USA of America et qui décidera de beaucoup de choses (suite aux attentats du 11 septembre, avec le lancement de la guerre en Irak, avec l'autorisation de l'exécution et de torturer des suspects, et ceci sur peu de preuves, et bien sûr de l'ensemble des conséquences de cette guerre dont la création de l'état islamique) pour ce pauvre W. qui visiblement avait le QI d'une huître. Le film n'a pas été attaqué donc nous pouvons faire l'hypothèse que ce qui est montré n'est pas faux.
Vice PosterChristian Bale est à la fois étonnamment sobre, sans être impressionnant, car nous sommes habitués à ses performances. Le fait qu'il ait pris 25 kilos ne nous intéresse pas. Son interprétation étant réussie: nous ne voyons pas la performance de l'acteur, mais bien le personnage de Dick Cheney, son absence de point de vue au début de sa carrière politique et son ascension pour le parti républicain et le pouvoir de l'argent.
Le reste de la distribution est aussi au top. Steve Carell est celui qui a le plus d'hystérésis. Avec Amy Adams qui aura un rôle clef dans l'ascension de son mari.
L'ensemble est au service d'un documentaire de ce qui se passe dans les bureaux de la maison blanche. Sur ce plan-là, la qualité documentaire du film est une force. Ce qui permet d'avoir des bases solides pour les éléments d'humour noir et le tragicomique. Sur la forme le film d'Adam McKay et un mélange de pastiche, d'humour noir, d'ironie, de dessin animé, bref, il utilise tout l'arsenal du premier au second degré. Pour le plaisir ou pour l'horreur du spectateur ! Avec une voix off intrigante, dont nous avons l'explication à la fin. Le film recèle beaucoup d'éléments de formes de la comédie sur des sujets et thématiques tragiques, ce qui rend le film passionnant.
Un chef-d’œuvre dans son genre.