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mercredi 3 avril 2019

Ready Player One (2017) de Steven Spielberg

Bande-annonce Ready Player OneAvec Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn, Lena Waithe, Simon Pegg, Mark Rylance, T.J. Miller, Hannah  John-Kamen, Philip Zhao, Win Morisaki, Ralph Ineson, Susan Lynch, Clare Higgins, Laurence Spellman, Perdita Weeks.


Ready Player One est symptomatique de certaines grosses productions étasuniennes. De leurs qualités, et de leurs défauts.
Dans les qualités, il y a l'installation de l'univers, fouillé et dystopique ici, avec une multitude de détails qui le rendent crédible, sur les transports, dans les décors, dans les machines impliquées dans la relation entre les personnages. Il y a aussi le brio technique, incluant une bonne direction d'acteur. Ainsi que le travail sur l'image: une bonne partie du film est un dessin animé, et le reste est un mélange de dessins animés dans lequel sont intégrés des acteurs filmés.
Dans les défauts, il y a l'obligation d'avoir une histoire centrée sur la volonté de domination d'un méchant dans un univers où il y a une organisation totalitaire. Histoire qui une fois installée (protagonistes, la quête, ceux qui vont aider les héros, ceux qui vont embêter les gentils) devient vite ennuyeuse et sans intérêt. Le spectateur se consolant sur le brio technique du dessin animé. Ou alors avec les clins d'oeil ludiques vers les personnages de films (une multitude de personnages de films des années 80 et 90 apparaissent dans le dessin animé) ou de films cités (en l’occurrence, une longue séquence ludique à Shining de Stanley Kubrick). Mais la progression dramatique confine à l'ennui.
Après un début qui suscite l'intérêt, le film nous perd dans son histoire de méchant et de gentils. Il ne reste plus que le brio technique et les références à d'autres films qui pullulent dans les images.
Nous pouvons nous demander quel est l'apport de Steven Spielberg dans cette production. Surement les thématiques de la famille véhiculée par le héros. Mais finalement nous nous en moquons. C'est peut-être un peu moins stupide qu'une production Marvel...

lundi 18 mars 2019

Docteur Strange (2017) de Scott Derrickson

Bande-annonce Doctor StrangeAvec Benedict Cumberbatch, Chiwetel Ejiofor, Tilda Swinton, Rachel McAdams, Mads Mikkelsen, Scott Adkins, Amy Landecker, Benedict Wong, Michael Stuhlbarg, Benjamin Bratt, Juani Feliz.

Ce dessin animé Marvel est un peu plus intéressant que la moyenne dans sa première moitié. Installation de l'univers, caractérisation des personnages. Mais ensuite dès qu'il s'agit d'avoir un méchant, qui veut dominer le monde, le film fait bâiller et devient ennuyeux. Encore et toujours le même scénario. C'est encore le même schéma pour ces productions qui provoque la nausée.
Ici le film est accompagné d'un ésotérisme orientalisant de pacotille qui a probablement pour vocation d'attirer le public asiatique.
Seule qualité: la distribution et l'interprétation. Ils y croient. Mais pas nous.

dimanche 21 octobre 2018

Tarzan (2016) de David Yates

Avec Alexander Skarsgård, Margot Robbie, Christoph Waltz, Samuel L. Jackson, Djimon Hounsou, Ella Purnell, Jim Broadbent, Casper Crump, Lasco Atkins, Mark Preston, Rory J. Saper.

Tarzan - Blu-ray + Copie digitale

Dans le genre du film de jungle, nous demandons Tarzan.
Ce Tarzan-là n'est plus en Afrique, mais en Angleterre, et des histoires de géopolitiques et d'argent (des diamants) l'obligent à retourner dans la jungle.Le film utilise l'alibi historique et colonialiste pour sortir Tarzan de sa retraite (il ne nous est pas expliqué pourquoi il rechigne, mais c'est un prétexte scénaristique comme un autre).
Ce qui produit un film pas du tout linéaire et qui explique surement une partie de son échec commercial. Le film est cadencé par des séquences de l'histoire de Tarzan qui revient en Afrique, avec de multiples retours en arrière: son enfance dans la jungle, sa relation aux animaux, sa relation avec sa chérie (Margot Robbie, très bien). Mixées avec les séquences actuelles où il doit sauver sa chérie et déjouer des belligérants esclavagistes. Mais le film arrive à toujours relancer l’histoire en mixant ces passés, et la poursuite de sa chérie kidnappée par le méchant (Christoph Waltz, très bon, tout en retenue).
L'autre explication de l'échec commercial vient des éléments sombres brassés par le film: l'esclavage, le pillage. Il y a peu de personnages bons, généreux dans le film. Même Tarzan lui-même apparait plus animal qu'humain, et tue sauvagement.
Sur la distribution, tous les acteurs sont bons. Alexander Skarsgård est impressionnant par son physique et juste par son interprétation. Margot Robbie ne joue pas les faire valoir. Seul le personnage de Samuel Jackson semble un artifice scénaristique (élément comique et lien vers les USA of America).
Le film a l'élégance de ne durer que 1h40.

vendredi 28 septembre 2018

Jumanji: Bienvenue Dans La Jungle (2017) de Jake Kasdan

Avec Dwayne Johnson, Jack Black, Kevin Hart, Karen Gillan, Nick Jonas, Bobby Cannavale, Alex Wolff, Madison Iseman, Morgan Turner, Ser'Darius Blain, Rhys Darby, Tim Matheson, Missi Pyle.

Jumanji : Bienvenue Dans la Jungle [DVD]Le film commence plutôt bien et met en place un certain nombre de choses qui sont intéressantes. Par exemple les personnages qui changent de sexe dans le jeu vidéo. Dwayne Johnson qui est peureux. Un Jack Black qui s'éclate à jouer une fille. Tous ces éléments préparatoires et le début sont plutôt bien faits et bien écrits.
Ensuite le film se perd dans l'empilement et l'enchaînement de scènes d'actions vite vues, et ce des milliers de fois ailleurs, traitées correctement sur le plan technique et aussi du point de vue spectaculaire, mais sans aucune invention et donc avec un sentiment de lassitude et de déjà-vu (gros bâillements lors de certaines séquences). Dommage, cela débutait bien.

mercredi 12 septembre 2018

Thor: Ragnarok (2017) de Taika Waititi

Avec Chris Hemsworth, Tom Hiddleston, Cate Blanchett, Idris Elba, Jeff Goldblum, Tessa Thompson, Karl Urban, Mark Ruffalo, Anthony Hopkins, Benedic Cumberbatch, Ray Stevenson, Zachary Levi, Tadanobu Asano, Taika Waitiki, Rachel House, Jasper Bagg, Rob Mayes.

Thor : Ragnarok Blu-ray
Les dessins animés Marvel sont produits comme des petits pains et sortent à grande vitesse. Ici le personnage principal est ce crétin de Thor qui est embarqué dans une histoire dont nous ne comprenons rien et en plus qui ne nous intéresse même pas. Le dessin animé est plutôt réussi avec un décalque quasi identique des vignettes de bande dessinée dont il est issu. Ce qui donne un graphisme de bande dessinée au service d'un film d'action, rehaussé ou abaissé par des éléments d'humour, mais qui quelque part rend tout ceci un peu plus léger bien que sans aucun enjeu dramatique. Nous nous demandons juste quand le public aura assez de ce genre de film vide de sens et sans aucun enjeu dramatique si ce n'est présenter des séquences d'action plus ou moins organisées selon le même schéma et probablement les même sur tous les films de Marvel?

Suicide Squad (2016) de David Ayer

Avec Margot Robbie, Will Smith, Jared Leto, Cara Delevingne, Jai Courtney, Joel Kinnaman, Viola Davis, Karen Fukuhara, Jay Hernandez, Adewale Akinnuoye-Agbaje, Ike Barinholtz, Scott Eastwood, Adam Beach, Ben Affleck, Common, Ezra Miller, Ray Olubowale.

Suicide Squad - Blu-ray + Blu-ray Extended Edition + Copie digitale UltraViolet
Le bon côté de chez DC Comics est la noirceur de l'univers et de certains personnages. C'est ce qui les rend plus intéressants par rapport aux héros Marvel (dont il est aisé de comprendre qu'ils aient été rachetés par Disney, spécialiste des films pour enfants fait par des enfants avec la complexité du cerveau d'un enfant).
Ici c'est une brochette de personnages méchants qui sont assemblés pour affronter une créature de style La Momie. L'histoire est débile et ne nous intéresse pas, comme d'habitude. Par contre les personnages de cette équipe sont plutôt intéressants et leur caractérisation; les flashbacks pour expliquer leur passé sont plutôt bien venus et ils donnent un peu de profondeur. La faiblesse du film est son méchant. Le premier c'est le Joker que nous ne voyons pas longtemps, mais que la fin nous indique qu'il réapparaîtra. Et l'autre c'est une espèce de momie qui débarque, nous ne savons pas pourquoi, et qui ne nous intéresse pas.
Il y a un bon travail de direction d'acteur et d'interprétation et il faut reconnaître que de ce côté-là les acteurs sont au top.

dimanche 29 juillet 2018

La Momie (2017) de Alex Kurtzman

Avec Tom Cruise, Sofia Boutella, Annabelle Wallis, Russell Crowe, Jake Johnson, Courtney B. Vance, Marwan Kenzari, Stephen Thompson, Simon Atherton, Matthew Wilkas, Sohm Kapila, Sean Cameron Mitchael, Rez Kempton, Selva Rasalingam, Javier Botet, Dylan Smith, Parker Sawyers, Neil Maskell.
La Momie - Blu-ray + Copie digitale
Très bonne surprise que cette momie. Vrai film d'horreur, sombre sur le sujet et sur la forme.
La Momie est un film d'horreur qui prend le contre-pied de ce à quoi nous pourrions nous attendre. Tom Cruise est une victime qui se retrouve embarquée dans cette histoire. Il perd ses combats. Il subit l'histoire et ne contrôle rien. Ce n'est pas le héros exemplaire. Et il finit d'ailleurs par mourir deux fois dans le film...
Côté bestiaire, le film est riche et introduit les classiques de la Universal (docteur JeKyll et Mister Hyde, la momie donc, les vampires)  avec l'intégration d'un must du film d'horreur, le mort-vivant ou le zombie (les zombifiés par notre momie en cheffesse).
Une autre qualité du film, c'est qu'il ne dure pas 2h20 ou 2h40. Mais 1h30, bon choix et bonne décision. Le film est très dense.
Au total le film et finalement un film d'horreur fait avec alacrité et pas mal de moyens. Les éléments d'horreur sont parfaitement intégrés dans des séquences spectaculaires de type film d'actions (il y a Tom Cruise au générque). Pour finir effectivement dans quelque chose qui se veut une ouverture vers des suites. Qui n'existeront probablement pas vu l'échec commercial du film. Échec commercial qui n'est pas justifié et qui fait de ce "petit" film d'horreur un bon film d'horreur très au-dessus de la moyenne du genre.

samedi 12 mai 2018

La Planète Des Singes : Suprématie (2017) de Matt Reeves

Avec  Andy Serkis, Woody Harrelson, Judy Greer, Amiah Miller.

Les ordinateurs et les images générées par ordinateur progressent perpétuellement et produisent ici des singes d'un réalisme époustouflant au niveau des textures et des expressions faciales. Cela est un peu moins vrai dans les séquences d'action ou lorsqu'ils marchent. Néanmoins le spectateur à du mal à voir la différence avec de vrais singes.Et cela constitue le clou principal du film: il est hallucinant de ce point de vue.
La Planète des Singes : Suprématie (Blu-ray 3D) - Combo Blu-ray 3D + Blu-ray + Digital HD - Édi...Ceci étant dit, le film n'est pas là. Le film est conduit par un vrai scénario et une histoire plutôt travaillée. Scénario qui ménage finalement assez peu de séquences d'action, au profil d'une histoire qui fait le lien avec le film de Franklin Schaffner (La Planète des Singes, 1968), mais qui est travaillée: notre méchant,Woody Harrelson, est finalement en guerre avec d'autres humains; ou alors la rencontre avec le singe qui parle qui vient d'un zoo est vraiment une très bonne idée. L'intégration de la petite fille dans le groupe de singe est aussi une bonne idée.
Bref ce troisième de reboot n'est pas traité à la légère, mais au contraire très écrit et bien mis en œuvre. Une réussite.
Dans les éléments négatifs, il y a le peu de subtilité dans l'interprétation de César: sa mine renfrognée perpétuelle (il est dans des mimiques qui sont souvent les mêmes d'une séquence à l'autre) manque de subtilité (l'ordinateur est piloté par les expressions faciales d'Andy Serkis) et nous ennuie un peu. D'ailleurs  et c'est un peu surprenant, le personnage de César est le moins intéressant.
Et nous ne sommes pas surpris de la fin. Mais elle apporte un soulagement après la suite d'évènements intenses qui constituent le film.
Le film finalement sacrifie assez peu au dictat des séquences d'action. Le film en renferme deux: une au début  et une à la fin. Entre les deux est un voyage, pas initiatique, mais de survie. Qui donne la substance au film. 
Vivement la suite.

  

mardi 30 mai 2017

Deadpool (2016) de Tim Miller

Avec Ryan Reynolds, Morena Baccarin, Ed Skrein, Gina Carano, Brianna Hildebrand, T.J. Miller, Andre Tricoteux, Jed Rees, Rachel Sheen, Taylor Hickson, Leslie Uggams, Karan Soni, Paul Lazenby, Sean Quan, Kyle Rideout, Naika Toussaint.

Deadpool - Blu-ray + Digital HDLa machine à fabriquer des superhéros fonctionne à plein régime. Ici légèrement décalé, notre superhéros est peu recommandable, fait peur (complètement défiguré) et le tout se déroule dans un environnement sombre (décors, costumes). D'ailleurs il n'y a pas de logo Disney ni Marvel, comme si c'était un enfant que l'on ne souhaite pas reconnaitre.
Notre héros est mal poli, violent, vulgaire, et une partie du métrage nous explique comment il en est arrivé là. C'est la partie la plus intéressante. Ensuite il faut affronter le super méchant, qui est en l’occurrence celui qui l'a transformé comme ça.
La séquence d'ouverture permet de montrer ce qui est faisable avec le numérique: stopper et naviguer au milieu d'une séquence d'action, pour un spectaculaire démultiplié. Tout y est techniquement parfait. Le film contient des séquences d'action spectaculaires et époustouflantes. Ainsi que des moments d'humour réussis. Avec aussi beaucoup de vulgarité bien sûr. Et un ton très potache, mais qui sied bien à cet univers et qui finalement lui permet de rejoindre la catégorie des films de superhéros décalés et donc intéressants: Mystery Men (Kinka Usher, 1999), Super (James Gunn, 2010), Green Hornet (Michel Gondry, 2011) ou Kick-Ass (Matthew Vaughn, 2010) par exemple.

mercredi 14 septembre 2016

Jurassic World (2015) de Colin Trevorrow

 Jurassic World - Blu-ray + Copie digitale - Édition boîtier SteelBook

Avec Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Nick Robinson, Ty Simpkins, B.D. Wong, Judy Greer, Irrfan Khan, Vincent D'Onofrio, Jake Johnson, Lauren Lapkus, Katie McGrath, Omar Sy.

Cette franchise commence à être indigeste. Les dinosaures font plastoc (il est vrai que je n'en ai jamais vu en vrai, mais eux non plus!). La distribution est affreuse (cosmopolitisme pour mieux pénétrer les marchés, indien, asiatique, francophone). Le type casting annihile toute empathie: dès leurs apparitions nous savons qu'ils vont mourir: ils sont gros, ils ont le bouc ou de la barbe. Certains survivent à la fin; mais on aimerait bien qu'ils y passent aussi! Les seuls à sauver sont Chris Pratt et Bryce Dallas Howard qui assurent le job, mais sans conviction.
La musique orchestrale est mauvaise, pléonastique à souhait; on a l'impression qu'ils ont utilisé des boucles orchestrales libres de droits.
L'histoire est encore la même, un parc d'attractions, des barrières, les méchantes bêtes qui s'échappent (quelle surprise!), il n'y a pas de suspense.
Les séquences d'actions (camion, moto) sont peu plausibles: la course en moto au milieu des dinosaures est invraisemblable et pas crédible (on se croirait revenu aux transparences des années 50). Pourquoi ne pas faire directement un dessin animé puisque le réalisme n'est pas possible?
Pas d'invention: encore des velociraptors et encore un tyrannosaure. Quel manque d'invention, d'innovation! Un bon gros navet. Mais pas un nanar: c'est un mauvais film, mais pas sympathique.

lundi 31 août 2015

Terminator Genisys (2015) de Alan Taylor


 Terminator Genisys Blu-ray

Avec Arnold Schwarzenegger, Jason Clarke, Emilia Clarke, Jai Courtney, Byung-Hun Lee, Matt Smith, J.K. Simmons, Dayo Okeniyi.

Ce Terminator est un peu poussif à se mettre en place. D'autant plus que ce film se considère comme une suite de Terminator (le premier film, du papa James Cameron) et Terminator 2 (le deuxième film, du papa James Cameron), faisant fi  du 3 (magnifique réinterprétation de Jonathan Mostow) et du 4 (beaucoup de bonnes idées, mais un final ridicule), pourtant tout deux de très bonne tenue, technique et artistique. C'est un choix, peut-être regrettable, mais comme les voyages dans le temps peuvent conduire à de multiples possibilités, nous ne sommes pas au bout de la franchise et la suite nous réservera sûrement de bonnes surprises.
Le film est intéressant dans sa manière de faire le lien avec 2015. Le soulèvement des machines arrive par la démultiplication des objets connectés, l'internet of things, ou alors en français, l'internet des objets. Connectés entre eux, des ordinateurs que tout un chacun possède et qui vont nous réduire en esclavage (ce n'est peut-être pas encore le cas? Et notre ordiphone alors?).
La distribution de Jason Clarke est une mauvaise idée: le typecasting l'associant toujours à des personnages ambigus, de méchants, nous neutralise l'effet dès le début sur le fait qu'il va y avoir un retournement. Mauvaise pioche. Retournement intéressant d'ailleurs et qui relance le film, un peu plan-plan (encore!) et mou jusque là.
La bonne idée du film, c'est Arnold Schwarzenegger, version 1984 et version 2015, avec les cheveux blancs. Emilia Clarke et Jai Courtney s'en sortent finalement bien et incarnent le film et la franchise sans problème. Le film est habile à mélanger les éléments du premier et deuxième de franchise, en particulier avec les personnages de Byung-Hun Lee et J.K. Simmons.
Au total le film est un peu en demi-teinte et ne marque pas l'esprit à la première vision. Mais il prend de l'intérêt à la re-vision.
C'est n'est finalement pas la superproduction dévastatrice, mais un bel hommage à la franchise.

Les Tortues Ninja (2014) de Jonathan Liebesman

Avec Megan Fox, William Fichtner, Will Arnett.

L'animation numérique permet de donner vie à ces personnages improbables. Même si le film de Steve Barron n'était pas déshonorant (Les Tortues Ninja,  1990), loin de là, et ce sans images générées par ordinateur.
Les personnages de tortues adolescentes et Ninja sont sympathiques. Mais curieusement, le film ne nous les montre pas beaucoup. De par son sujet, car il nous conte la genèse de ces tortues mutantes. Et au total, même si le sujet se prêtait à beaucoup de délire, le film en est très loin et manque cruellement de subversion.
Heureusement que Megan Fox est là pour aussi fournir la chair là aussi à un sempiternel journaliste qui cherche son sujet (c'était déjà le cas dans le Godzilla de Roland Emmerich; tortue, lézard: ce n'est pas très éloigné).
Avec un méchant très caricatural et c'est là une des faiblesses: l'histoire est plan-plan et a déjà été vu des dizaines de fois. Le méchant est très con - William Fichtner, encore une fois dans le même rôle - et son comparse japonais tout aussi con. Il faut bien le dire.
On retiendra une scène de luge avec un camion, un 4x4 et nos tortues qui fond tous ensemble de la luge.

mercredi 8 juillet 2015

Jupiter le destin de l'univers (2014) des Wachovski

Avec Channing Tatum, Mila Kunis, Sean Bean, Eddie Redmayne, Douglas Booth, Tuppence Middleton, Gugu Mbatha-Raw, Doona Bae, Tim Pigott-Smith, James d'Arcy, Terry Gilliam.

Dans la production de science-fiction, les Wachovski sont nécessaires, sans être essentiels, mais nécessaires. Comme alternative. Comme exemple d'une science-fiction plus adulte ou plutôt moins infantile comme le sont les franchises Guerre des Étoiles ou Star Trek par exemple. Donc, au titre d'une science-fiction plus inventive, plus noire, empreinte de romantisme, ils sont nécessaires. Tout comme l'est Devid Twohy et sa franchise Riddick, autre exemple, qui elle aussi est une alternative plus adulte aux franchises déjà citées voire aux franchises Marvel et DC Comics.
Ceci étant dit, ce Jupiter Ascending, tout en ayant des qualités certaines, n'est pas exempt de défauts. À commencer par cette musique symphonique atroce qui fait office de bande originale: elle est ridicule et abîme les images; elle fait penser à une musique temporaire que l'on aurait gardée. Et aussi un montage systématique qui alterne séquence d'actions, assez longues en général, et temps calmes où ça parle et donne des explications. Et ce de manière systématique pendant tout le métrage, ce qui lasse sur la durée et n'élève pas le niveau. Le film n'est pas exempt de niaiseries. Les Wachovski ont peut être voulu revenir à une forme "classique" après leur ambitieux et formidable Cloud Atlas.
Le film n'est donc pas exempt de lourdeurs.
Belle distribution néanmoins: Mila Cunis est touchante et rend son personnage intéressant. Et les seconds rôles sont mémorables, en particulier les méchants. Chaning Tatum quant à lui assure le job mais ne porte pas le film, loin de là, et paraît même en retrait.
Dans la contribution technique, designs, maquillages, décors et costumes relèvent le niveau et donnent lieu à un défilé ininterrompu pour les yeux.
Parmi les curiosités, les dernières images, notre héros qui se retrouve avec des ailes, plutôt surréaliste quand on nous a dit qu'il est un loup, mais pourquoi pas à partir du moment où on peut modifier génétiquement: cela donne lieu a des images soit inoubliables soit ridicules. Mais il faut oser, et c'est pourquoi les Wachovski sont essentiels: ils osent, quitte à se planter.
À noter que dans les bonus du vidéogramme, c'est surtout Lana Wachovski qui est très impliquée tandis que son frère est pour le moins en retrait, pour ne pas dire inexistant.

vendredi 25 avril 2014

STAR TREK INTO DARKNESS (2013) DE J.J. ABRAMS

Avec Chris Pine, Zachary Quinto, Benedict Cumberbatch, Zoe Saldana, Alice Eve, Karl Urban, John Cho , Simon Pegg , Peter Weller.

Star Trek ce n'est plus des collants dans des décors en carton-pâte et des discussions de salon. Cela ressemble à une science-fiction bien actuelle, avec un très bon méchant (Benedict Cumberbatch, impressionnant), matinée de film de pote (buddy movie) avec la relation homo pas sexuelle entre Kirk et Spock.
Même si l'on s'intéresse peu à l'intrigue (et pour tout dire on s'en moque), le film est suffisamment habile pour faire mousser, faire monter la tension et rendre tout cela palpitant, faisant en sorte que le spectateur a envie de voir la suite, alors que tout est invraisemblable.
Tous les acteurs sont bons et le tout est très bien écrit.
Quand on voit le traitement que fait subir à cette franchise J.J.Abrams, on ne peut qu'être curieux de ce que va donner le prochain épisode de Star Wars...
Bande-annonce Star Trek Into Darkness

lundi 10 mars 2014

IRON SKY (2012) DE TIMO VUORENSOLA

Avec Julia Dietze, Götz Otto, Christopher Kirby, Udo Kier.

Cette superproduction (coproduction australienne, finlandaise et allemande) part du postulat que des nazis se sont échappés et se sont installés sur la face cachée de la lune... Où ils préparent leur retour sur terre. Ils vont tenter d'envahir la terre (en fait les USA). Sur cette face cachée de la lune, ils construisent une armada de vaisseaux. Il y règne aussi des luttes de pouvoir et de l'endoctrinement.
Les effets visuels sont très réussis et mélangent des séquences spectaculaires dignes de La guerre des étoiles (le début de l'épisode 3 par exemple) ou de La Guerre des Mondes (version Spielberg). Le film est très réussi sur le plan technique: décors et effets visuels sont au top et plus généralement la direction artistique (décors, maquillages, costumes) est de très bon niveau.
L'histoire n'est pas traitée à la légère: l'implication de l'ONU et les scènes avec la présidente des USA, en train de trouver les sujets qui la feront réélire; justement, cette attaque des nazis l'arrange bien.
Le film joue la carte de l'humour noir et du cynisme.
La direction d'acteur est par contre limitée, et les acteurs surjouent souvent; à moins que ce soit un choix artistique pour coller à l'énormité du scénario.
À noter une musique très réussie de Laibach.
La fin laisse présager d'une suite: un vaisseau arrive sur… Mars!
Bande-annonce Iron Sky

vendredi 27 décembre 2013

LE HOBBIT - LA DESOLATION DE SMAUG (2013) DE PETER JACKSON



Avec Martin Freeman, Richard Armitage, Ian McKellen, Orlando Bloom, Evangeline Lilly.


Le film commence par un prologue qui n'est pas la suite du premier film. Bonne idée qui intrigue. Puis le film continue le cheminement de nos héros nains du premier film.
Ici la séquence d'anthologie est leur évasion de la prison des Elfes dans des tonneaux tout en étant poursuivis par les Orques. Séquence qui mêle humour et horreur.
L'autre grosse séquence est la séquence des araignées dans la forêt, qui fait presque pschitt, parce que pas très inventive et déjà vu (et en mieux dans le King Kong du même Peter Jackson).
Sinon le final dans la cité avec le dragon est assez longuet, pas palpitant, voire même ennuyeux. Le personnage du dragon est emmerdant. Et la débauche de décors et d’actions finit par lasser tout en donnant l'impression de combler un manque de caractérisation.
Le film ne se termine pas et sa fin ouvre pour le troisième film à venir (le dragon part pour bruler la ville sur l'eau).
Au total un sentiment d'ennui, surtout dans le dernier tiers. Cet ennui est dû à la séquence dans la ville sur l'eau, qui tarde à mener à sa conclusion.
Attendons la version longue pour la vidéo qui introduira peut-être quelques séquences qui relèveront le niveau.
A noter une gentille scène entre un nain en prison et l'Elfette qui flirtent gentiment: direction d'acteur assez fine et moment de "grâce" au milieu de ce mélange de séquences en montagnes russes perpétuelles.