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dimanche 8 août 2021

Légitime Violence (1982) de Serge Leroy

Avec  Claude Brasseur, Véronique Genest, Thierry Lhermitte, Roger Planchon, Michel Aumont, Plastic Bertrand, Pierre Michaël, Francis Lemarque, Christopher Lambert, Valérie Kaprisky.

Polar finalement pas si teigneux et pas si favorable à l'autodéfense. Claude Brasseur aimerait faire quelque chose pour retrouver les meurtriers de sa famille, car il se rend bien compte que la police ne progresse pas (ou ne veut pas progresser nous comprenons). Mais il ne va pas lui-même prendre les armes. La police ne semble pas mener l'enquête et il se tourne vers un groupe qui en a assez des crimes impunis. C'est plus le groupe d'autodéfense, parfaitement dirigé et par Roger Planchon, bien délirant dans son interprétation, qui porte le sujet.

Claude Brasseur s'entichant finalement de la soeur d'un des criminels, Véronique Genest. 

Curieusement, ce film d'hommes est intéressant sur les relations ambiguës des hommes aux femmes. Thierry Lhermitte, frère de Véronique Genest, semble posséder pour elle un amour un peu trop fort; le frère tenant une boîte de nuit pour travestis. Claude Brasseur, dans une démarche de vengeance, n'est pas insensible à Véronique Genest, la seule qui sait qui sont les tueurs de sa famille et qui est donc complice. Et Roger Planchon dont les scènes avec sa "nièce" sont très équivoques (la nièce étant interprétée par Valérie Kaprisky avec une certaine sensualité ).

Le commissaire de police torve, signé Michel Aumont, contribue lui aussi à donner de la texture au film avec une dimension politique à l'ensemble.

Légitime Violence [Blu-Ray]

samedi 4 avril 2020

La Marque Des Anges - Misere (2013) de Sylvain White

Avec Gérard Depardieu, JoeyStarr, Rüdiger Vogler, Héléna Noguerra, Marthe Keller, Thierry Lhermitte, Corinne Masiero, Mathieu Carrière.

La marque des anges - Miserere PosterPolicier aux réminiscences internationales (ici des anciens nazis au Chili, toujours sectaires qui dans le cadre d'une secte en Europe, transforment des enfants en tueurs - l'originalité est dans l'arme qu'utilisent les enfants -). Avec des ingrédients déjà vus: éléments d'occultisme et de religion; un buddy movie - Gérard Depardieu en flic jeune retraité, JoeyStarr en policier d'Interpol, drogué, qui a besoin de séances de psy -.  Le tout attaché aux canevas de deux enquêtes qui finissent par se rejoindre.
Cela fonctionne, mais nous restons toujours éloignés du film. Surtout à cause de son sujet, moyennement intéressant, auquel nous prêtons un œil curieux sans être passionnés. Là où le film souhaite être original, et cela l'est, c'est la manière de tuer qu'utilisent les tueurs et le tueur principal. Sur le papier c'est une bonne idée, mais la mise en image impressionne peu.
Tout fonctionne si l'on considère les éléments techniques; en particulier une belle distribution qui fonctionne: les deux acteurs principaux sont bons, même si nous doutons de la capacité physique de Gérard Depardieu de courir après des suspects... 
Le film est aux standards que nous attendons d'une telle production.  Le scénario arrive à équilibrer les scènes liées à l'intrigue avec  les scènes sur la vie et le passé de nos deux personnages principaux; sur cette perspective, le film est réussi.
Mais cela n'est pas très passionnant. Honorable donc, mais peu mieux faire.


mardi 18 mars 2014

QUAI D'ORSAY (2013) DE BERTRAND TAVERNIER

Avec Thierry Lhermitte, Raphaël Personnaz, Niels Arestrup, Bruno Raffaelli, Julie Gayet, Anaïs Demoustier, Thierry Frémont, Thomas Chabrol.

Un film dans les arcanes du ministère des Affaires Etrangères. Avec un ministre joué par Thierry Lhermitte, jouant le rôle de Dominique de Villepin sans le nommer.
Le film est intéressant par la description du fonctionnement du ministère, que l'on imagine documentée. Même si ce petit monde décrit apparaît surréaliste et fait regretter au contribuable que son argent soit gaspillé comme cela.
Le film tient par la performance de Thierry Lhermitte, qui s'il ne mérite pas une nomination aux Césars, n'en est pas moins la clé de voute de cette fiction, et indispensable à l'attrait du film. Les autres rôles sont importants. Toute l'équipe tourne et travaille uniquement pour le ministre, qui est une girouette, change ses orientations régulièrement.
Le film fourmille d’anecdotes surréalistes (les surligneurs jaunes du ministre), ou le déjeuner avec le Prix Nobel.
Le film montre le rôle important du chef de cabinet, Niels Arestrup, qui gère opérationnellement les choses.
Un regret: le film ne montre jamais les prises de décision relatives au discours final devant l'ONU.
Bande-annonce Quai d'Orsay