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lundi 30 mars 2026

Une Bataille Après L'Autre (One Battle After Another, 2h41, 2025) de Paul Thomas Anderson

Avec Teyana Taylor, Leonardo DiCaprio, Sean Penn, Benicio Del Toro, Regina Hall, Wood Harris, Alana Haim, Shayna McHayle, Paul Grimstad, Dijon, Brooklyn Demme, Sachi Diserafino, Melissa Dueñas, 

Paul Thomas Anderson compose plusieurs films en un. Il prend son temps pour installer ses personnages. L'exposition doit bien durer trente minutes.

Un groupe de militants révolutionnaires états-uniens, contre le gouvernement états-unien, Trumpiste vraisemblablement par ce qui nous est montré, réalise un certains nombres d'actions : libérer des immigrants des camps où ils sont enfermés, attaque de banque. Ensuite il y a la traque de ces individus. Puis ensuite un de ceux-ci est particulièrement traqué. Ce dernier est Leonardo DiCaprio. Il est traqué, car il est un des derniers non attrapés, et l'état recherche aussi sa fille, qui est liée au groupuscule.

Poursuites. Violences. Revendications. Humours. Extrême droite. Fascisme. Racisme. Neutres. Justice expéditive. Secte. Suprémacisme. Révolutionnaires. Mexicains. Les ingrédients qu'assemble Paul Thomas Anderson sont puissants et sont évidemment un message. Le tout avec par moment de vrais moments de comédie dans le cours de l'action dramatique. Le film est aussi très direct sur le plan sexuel. Et d'une manière générale, nous ne sommes pas dans un haut degré de subtilité. Mais nous ne sommes pas dans un univers de personnes subtiles. 

L'utilisation régulière du sexe est de bon aloi. Cela met de l'hystérésis dans le film. Cela l'ancre dans une forme de réalisme. 

Le film est à l'image de sa distribution : riche et varié. 

poster du film Bande-annonce Une bataille après l'autre 

dimanche 6 février 2022

Don't Look Up: Déni cosmique (2h18, 2021) de Adam McKay

Avec Leonardo DiCaprio, Jennifer Lawrence, Meryl Streep, Cate Blanchett, Rob Morgan, Jonah Hill, Mark Rylance, Tyler Perry, Timothée Chalamet, Ron Perlman, Ariana Grande, Kid Cudi, Himesh Patel, Melanie Lynskey, Michael Chiklis, Tomer Sisley, Paul Guilfoyle.

Le nouveau film d'Adam McKay est brillant sur la forme. Mais n'est pas une réussite. Tout simplement, car ce qu'il montre est réaliste et pas du tout délirant. Le film manque cruellement d'excès, le film manque d'élément subversif: il n'y en a aucun. Les scénaristes se sont restreints (est-ce une auto censure ou des directives de Netflix?). La satire fonctionne, mais elle ne parait pas excessive, mais réaliste et présente un mode de raisonnement et de fonctionnement très standard, que ce soit pour le président des USA, les médias dominants, les réseaux sociaux ou la contre-culture: ils sont tous anesthésiés par leur préoccupation pécuniaire ou d'audimat.

Ce qui n'en fait pas un film tragique, mais un film catastrophe, très standard, avec de vraies qualités de direction d'acteur. Et avec toutes les qualités techniques que l'on peut attendre d'un film A et d'une utilisation réaliste du CGI porn. Dont la distribution et l'interprétation. Adam McKay gère bien ses multiples personnages secondaires. Les acteurs sont bons, en haut du panier il y a Jennifer Lawrence et Leonardo DiCaprio. Les parties les plus réussies sont celles qui concernent les médias, avec une Cate Blanchett qui jubile dans son personnage de star du talk-show.

La scène du repas à la fin est subtile et bien écrite. Et fait basculer le film dans le tragique et l'horreur, sans ironie. Mais rattrapé ensuite par la séquence (ou est-ce avant celle-ci) avec le PDG psychopathe (Mark Rylance, parfait et terrifiant) et ses acolytes qui atterrissent sur une planète et se font manger par des bestioles locales.

Bande-annonce Don’t Look Up: Déni cosmique

samedi 14 septembre 2019

Once Upon A Time... In Hollywood (2019) de Quentin Tarantino

Avec Leonardo DiCaprio, Brad Pitt, Margot Robbie, Emile Hirsch, Margaret Qualley, Timothy Olyphant, Julia Butters, Austin Butler, Dakota Fanning, Bruce Dern, Mike Moh, Luke Perry, Damian Lewis, Al Pacino, Nicholas Hammond, Samantha Robinson, Rafal Zawierucha.

Once Upon a Time… in HollywoodLe nouveau Tarantino n'est pas au niveau de son chef d’œuvre, Les 8 Salopards (2015). Ce film donne un sentiment d'inachevé, de non terminé. Peut être est-ce dû aux coupes effectuées par Tarantino, qui a souhaité faire un film toboggan, dont la dramaturgie molle conduit vers la séquence finale d'une violence et hystérie extrême (comme dans Les 8 Salopards). Pendant la majorité du film, nous suivons les pérégrinations d'un acteur sur le déclin (Di Caprio, efficace en dépressif) et sa doublure (Brad Pitt, au jeu rentré, très efficace), puis ensuite basculer sur le personnage de Di Caprio, pour arriver à la séquence finale, horrible, mais surtout hilarante (comme le final des 8 Salopards)..
Le film est par exemple sans intérêt sur le personnage de Margot Robbie, que l'on voit un peu, puis disparait. Le film laisse sur sa faim le spectateur concernant la secte Manson, effleurée, insuffisamment développée.
Le personnage de Al Pacino n'a aussi que peu d'intérêt. Le passage en Italie est expédié par un montage séquences.
Une voix off apparait vers la fin du film, symptôme du manque de réflexion sur les mises en scène (comme Les 8 Salopards où la voix off fait un rappel et des explications, passage le plus faible des 8 Salopards).
Le film suscite un peu l'intérêt sur la fabrication d'un film, avec les séquences sur les lieux de tournages, mais cela reste limité.
L'hystérésis du film concerne une séquence comique avec Bruce Lee et le massacre final sous drogues: tous drogués (les assaillants crétins, Brad Pitt, et Di Caprio avec l'alcool) suscitant l'hilarité du spectateur.
Peu mieux faire donc pour ce film de Quentin Tarantino. Peut-être auront-nous une version de trois ou quatre heures en vidéo, qui comblera les trous béants de sa dramaturgie dans son montage salle.