samedi 30 mai 2026

300 : La Naissance d'Un Empire (300 Rise of the empire, 1h42, 2014) de Noam Murro

Avec Sullivan Stapleton, Eva Green, Lena Headey, Hans Matheson, Callan Mulvey, David Wenham, Rodrigo Santoro, Jack O'Connell, Andrew Tiernan, Yigal Naor.

Le film est une symphonie de sang giclant, numériquement parlant bien sûr, avec de multiples combats à l'épée et de sections et lacérations de chairs. Le film n'est pas une suite du 300 (Zack Snyder, 2006), mais une histoire qui se déroule en parallèle de la bataille des Spartiates que raconte le film de Zack Snyder.

Le film est un chef-d'œuvre de CGI porn, avec des images somptueuses et stylisées à outrance, de batailles et de combats. Se déroulant beaucoup sur l'eau, donc avec des batailles navales : tout est énorme et pas du tout réaliste. Mais il y a du spectacle. Avec en prime une Eva Green qui domine la distribution, entourée d'hommes en armure du coté perses. Et avec des hommes torses-nus en permanence du coté grecs.

Le film est rythmé par de multiples affrontements, frisant la non-histoire, mais qui suscite fascination ironique et énormité. Mais qui est aussi diablement efficace au niveau de sa violence stylisée.

Si vous aimez Eva Green, si vous aimez le CGI porn,  si vous aimez le sang numérique qui gicle sur l'objectif de la fausse caméra, si vous aimez les hommes en slips qui se découpent les chairs, ce film est pour vous. 

poster du film Bande-annonce 300 : La naissance d'un Empire 

lundi 25 mai 2026

Nuremberg (2h28, 2025) de James Vanderbilt

Avec Russell Crowe, Rami Malek, Michael Shannon, Leo Woodall, John Slattery, Mark O’Brien, Colin Hanks, Wrenn Schmidt, Lydia Peckham, Richard E. Grant.

James Vanderbilt, scénariste chevronné, dirige cette histoire vraie. Nous suivons les pérégrinations du psychiatre affecté à l'évaluation de la santé mentale des dignitaires du IIIe Reich qui sont en procès à Nuremberg. Les alliés souhaitent condamner ces survivants (les autres se sont suicidés) et le dernier patron du IIIe Reich, Hermann Goering, est leur leader. Il est la pièce centrale du procès et notre psychiatre passe beaucoup de temps avec lui. C'est un des défauts du film : sur la dizaine d'inculpés, seuls trois ou quatre sont suivis, dont Goering principalement. La forme série en plusieurs épisodes aurait été plus adaptée pour développer le profil psychologique de chacun d'eux.

Sinon, les enjeux du procès du point de vue des alliés sont évoqués : qui l'anime, quel résultat faut-il obtenir.  Il ne faut pas qu'il y en ait qui se suicident avant. Le film montre aussi une partie du déroulement du procès, avec les images des camps de concentration, inédites au moment du procès.

Le psychiatre réalise le profil psychologique de ces personnes, et sa conclusion est la partie intéressante du film, que nous ne divulgâcherons pas.

Dans les défauts du film, des histoires adjacentes (la journaliste, le collègue qui a un agenda caché) sont inutiles et n'apportent rien. Il y a presque trente minutes de trop. 

Sinon, les trois acteurs principaux font le job : Rami Malek en fait trop comme d'habitude, Russel Crowe s'amuse bien comme d'habitude, et Michael Shannon sait faire apparaître sa souffrance sur son visage sans subtilité dans son interprétation. À visionner si l'on apprécie un de ces animaux de caméra.

poster du film Bande-annonce Nuremberg 

vendredi 22 mai 2026

The Old Oak (1h53, 2023) de Ken Loach

Avec Dave Turner, Ebla Mari, Claire Rodgerson, Trevor Fox, Chris McGlade, Col Tait, Jordan Louis, Chrissie Robinson, Chris Gotts, Jen Patterson.

 Un film sur l'inclusion où des immigrés syriens fuyant leur pays se retrouvent hébergés dans une petite ville d'Angleterre. Ils ne suscitent pas forcément l'enthousiasme, en particulier vis-à-vis des désœuvrés locaux, qui passent leur temps dans un vieux bar en décrépitude (il s'appelle The Old Oak) à boire de la bière. Racisme, préjugés, xénophobie, la méconnaissance de l'autre : c'est un terreau dans lequel excelle Ken Loach, sans subtilité, mais avec efficacité. Ken Loach sait où appuyer, même si beaucoup de choses sont prévisibles. Les personnages sont bien écrits, la distribution réussit et les acteurs sont formidables. Dave Turner, le patron du bar, porte le film. Il est un peu lâche, mais a le cœur sur la main. Le film est un peu long et aurait été plus léger si les retours en arrière avaient été soustraits. Ils n'apportent rien sur les personnages que nous ne savons déjà.

poster du film Bande-annonce The Old Oak 

dimanche 10 mai 2026

55 Steps (1h55, 2017) de Bille August

Avec Hilary Swank, Helena Bonham Carter, Johan Heldenbergh, Jeffrey Tambor, Jonathan Kerrigan, Tim Plester, Michael Culkin, Vincent Riotta, Richard Riddell, Richard Laing

Une distribution haut de gamme pour Bille August dans cette histoire, vraie, où il s'agit de défendre le besoin d'humanité de malades, mentaux pour certains. Hilary Swank est l'avocate qui défend  Helena Bonham Carter contre l'institution, un hôpital psychiatrique. L'hôpital lui a administré des médicaments sans son accord. La performance est assurée par Helena Bonham Carter, qui en fait beaucoup, mais son personnage s'y prête. Hillary Swank est la professionnelle, très technique, manquant d'un peu d'humanité, mais son humanité refera surface bien sûr. Il est dur de dire du mal de ce film. Et ce n'est pas nécessaire. Les actrices sont formidables. Les séquences des séances au tribunal ne sont pas répétitives et le spectateur les attend avec impatience. Inspiré d'une histoire vraie. La partie intéressante concerne beaucoup la relation qui se noue entre ces deux femmes, d'origine et de tempéraments complètement différents. Au total les deux actrices réalisent un show de qualité.

poster du film Bande-annonce 55 Steps 

samedi 9 mai 2026

Orwell 2+2=5 (2h, 2025) de Raoul Peck

Raoul Peck construit un documentaire où la trame de fond est l'histoire de George Orwell et de son célèbre roman "1984", pour supporter et montrer que ce n'est plus un roman, mais une réalité en montrant et en assemblant et collant des images des différentes actualités qui ont balayé le vingtième siècle et ce début de vingt et unième.

Le film est passionnant pour sa composante qui raconte la vie, la genèse de George Orwell auteur de son roman "1984". Le film mélange aussi des extraits des différents films qui ont adapté le roman "1984".

Le film compose un ensemble de choses pour produire un message antifasciste de bon aloi, même s'il n'est pas subtil. Avec en filigrane, le fait que le fascisme est déjà là et que "1984" n'est pas un roman de science-fiction. C'est d'ailleurs une question : peut-on dénoncer le fascisme en étant léger ? 

 poster du film Bande-annonce Orwell: 2+2=5