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dimanche 4 décembre 2022

Thalasso (1h33, 2019) de Guillaume Nicloux

Avec Michel Houellebecq, Gérard Depardieu, Maxime Lefrançois, Mathieu Nicourt, Daria Panchenko, Luc Schwarz, Qianyum Lysis, Norbert Hamelin.

Un film de bêtes. Bêtes au sens, bestiaire riche et varié. Les animaux sont des humains ici, décrits avec leurs pittoresques, leurs obsessions ou pas, scénarisés ou pas, écrites ou pas. Cela importe peu. Car lorsque l'on filme Gérard Depardieu, ou lorsque l'on filme Michel Houellebecq, il n'y a rien à faire: leur personnalité est hors norme. S'ajoute à cela la bande qui avait enlevé, qui avait kidnappé Michel Houellebecq dans un film précédent de Guillaume Nicloux, bande elle aussi constituée d'un beau bestiaire.

Cette suite de L'Enlèvement De Michel Houellebecq (2013) est une curiosité. Car ses acteurs sont en quelque sorte des livres ouverts (en réalité, ils sont plus des livres semi-ouverts, voire fermés). Le scénario les suivant dans leur cure de thalassothérapie dans un premier temps, puis leur interaction avec les kidnappeurs qui viennent demander de l'aide à Michel Houellebecq. La première partie est prévisible et surprend peu. La deuxième partie de l'histoire est plus intrigante et relance le film, en quelque sorte. Pour quelque chose de très simple: pourquoi la mère est partie. Nous ne sommes pas dans une problématique de sauvetage du monde ici, et cela fait du bien. Il est possible de raconter une histoire avec des choses simples (et pas simpliste). Un film jouvence en quelque sorte.

Bande-annonce Thalasso

dimanche 29 juillet 2018

L'Enlèvement de Michel Houellebecq (2014) de Guillaume Nicloux

Avec Michel Houellebecq, Maxime Lefrancois, Françoise Lebrun, Luc Schwarz, Karim Achoui, Ian Turiak, Mathieu Nicourt.

L'Enlèvement de Michel Houellebecq
Il est difficile dans un tel (télé)film de savoir ce qui est du pur Houellebecq ou de l'écrit pour lui. Cet enlèvement oscille entre la comédie et le drame, en permanence. Ces ravisseurs n'étant pas de grands criminels, mais plutôt des personnages sympathiques avec leurs histoires, croyances et faiblesses.
Tout ceci n'est qu'un prétexte à parler de social, de la vie des sans dents comme dirait un gros.
L'histoire est bien tournée et le spectateur se demande comment cela va se terminer. 
Nous avons droit à quelques éléments de la vie de Houellebecq, puis il est enlevé et le film progresse selon son point de vue: nous découvrons les ravisseurs, leur vie, leur famille, puis finalement Houellebecq s'y fait, puis l'enlèvement se termine. L'enlèvement n'était qu'un prétexte pour parler des gens simples, pauvres, et de leurs préoccupations.
Il reconnaitre que Michel Houellebecq, le personnage, le physique, est une matière de film. Et tous les acteurs autour de lui sont formidables.