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mardi 30 décembre 2025

Novembre (1h46, 2022) de Cédric Jimenez

Avec Jean Dujardin, Anaïs Demoustier, Sandrine Kiberlain, Jérémie Rénier, Lyna Khoudri, Cédric Kahn, Sofian Khammes.

Le film se concentre sur les enquêtes dans les cinq jours qui ont suivi les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Le scénario nous montre la course pour aller le plus vite possible. Cédric Jimenez montre bien l'effarement de toutes et tous ainsi que l'urgence de la situation. Le film montre aussi les guerres entre les différents corps de l'état. Le scénario nous montre les différentes actions parallèles des différents enquêteurs et policiers, avec leurs intuitions et les sidérations. Les problématiques de coordination, d'orchestration et d'interlocution, pas simples dans ce contexte d'urgence et empilement de structures d'état sont aussi montré, ce qui contribue à ajouter du suspense aux différents arcs dramatiques. 

La distribution est concernée et solide. Le scénario et le sujet sont suffisamment puissants pour que nous nous laissions happer par l'intrigue bien que nous en connaissons l'issue.

 poster du film Bande-annonce Novembre 

samedi 16 mars 2024

Le Daim (1h17, 2019) de Quentin Dupieux

Avec Jean Dujardin, Adèle Haenel, Albert Delpy, Coralie Russier, Laurent Nicolas, Marie Bunel, Stéphane Jobert.

Quentin Dupieux a composé pour une fois une histoire linéaire, prévisible, mais avec son lot de points distinctifs. La passion et la folie de Jean Dujardin pour le Daim, qui semble basculer suite à une rupture (peu nous en est dit, et c'est très bien). Il croise une caméra. Il croise Adèle Haenel qui rentre dans son jeu. Pour aller au bout de sa folie, qui sera stoppée nette le moment venue.

Le réalisateur questionne encore une fois son travail d'artiste, son travail de réalisateur à travers ce pauvre personnage paumé qui imagine filmer quelque chose tout en ne sachant rien du processus de création d'un film. Il ne s'agit pas bien sûr d'une métaphore du réalisateur lui-même qui est un spécialiste de la construction de film dans tout ses composantes mise en scène scénario prise de vue photographie montage production. Mais ce qui est intéressant chez ce réalisateur c'est que sa matière est le spectacle, le film, le narratif, le drame. Quentin Dupieux ne sait que parler des films. Et c'est tant mieux. Ici il parle du film d'horreur comme genre, et d'un film d'horreur, qui se construit sous nos yeux, même si la musique de Quentin Dupieux appuie fortement dès le début du film, à la limite du ridicule, mais le spectateur n'est pas trompé sur la marchandise lorsque les images tournées par Jean Dujardin sont montrées au spectateur.

Bande-annonce Le Daim

samedi 4 mai 2019

I Feel Good (2018) de Benoît Delépine et Gustave Kervern

Bande-annonce I Feel GoodAvec Jean Dujardin, Yolande Moreau, Joseph Dahan, Lou Castel, Jean-Benoit Ugeux, Jean-François Landon, Jana Bittnerova, Elsa Foucaud, Marius Bertram, Oleg Kupchik, Xavier Mathieu.

C'est à la fois la continuité des films précédents, mais aussi la nouveauté avec cette grosse star masculine. La continuité dans les thématiques et les personnages que nous avons déjà vus dans les films précédents du duo Delépine et Kervern. Grosses stars fanées comme Gérard Depardieu (Mammuth, 2010, ou Saint Amour, 2016) ou Isabelle Adjani (idem). Grosses stars actuelles avec Jean Dujardin (ici) ou Benoit Poelvoorde (Saint Amour, 2016 , ou Le Grand Soir, 2011). Nous sommes donc en terrain connu et reconnu.

Et c'est la continuité thématique, sociale et sociétale qui nous est servie, ici. Le principe du film est de mettre en scène un perdant et perdu de la société (Jean Dujardin, efficace en crétin étalon) qui se croit capitaliste au sein d'un centre Emmaüs.
Le film à au moins une vertu documentaire avec le centre Emmaüs en question dont nous devinons le fonctionnement.
Le scénario s’essouffle sur la durée. Les principes du film sont compris assez vite et le voyage non initiatique du personnage de Jean Dujardin au sein de cette communauté ne surprend pas. Puis il y a le voyage vers le centre de chirurgie esthétique qui essaie de relancer l'intérêt dans la dernière partie, qui semble rajouté et change la tonalité le film. Mais cette dernière partie du film n'est pas dans la continuité des moments précédents, où le ridicule du capitaliste, du toujours plus sont brocardés. Le film contient ces quinze dernières minutes de trop, pour un virage tragicomique inutile.




mardi 30 mai 2017

Brice 3 (2017) de James Huth

Avec Jean Dujardin, Clovis Cornillac, Bruno Salomone, Alban Lenoir, Noëlle Perna, Jean-Michel Lahmi, Louis-Do de Lencquesaing, Gaston Le Poisson, Katrina Grey, Anteo Quintavalle, Aaron Brumfield, Gigi Velicitat, Greg Matt Garcia, Mechrafi Akim, Camille Landru-Girardet, Carl Laforêt, Lilou Fogli.

Brice 3 - Blu-ray + Copie digitaleCe Brice 3 fait évoluer la franchise vers un univers a priori plutôt improbable. Mais c'est le truc de cette franchise: tout y est improbable, des personnages à leurs postures. 
Le film joue à fond la débilité du personnage de Brice et propose un film à l'unisson, mais dans le genre des grands films débiles où tout est n'importe quoi: c'est un chef-d'œuvre. Jean Dujardin est de tous les plans et a convié sa bande pour réaliser sous forme d'un film ce qui aurait pu être finalement un immense sketch pour spectacle télévisé. Mais le film est finalement cohérent et contient quelques éléments qui font rire. La distribution incarne avec conviction. Ce film-là dans la production cinématographique française est un film expérimental, un ovni, comme l'était Brice de Nice (2005). Aucune dimension sociale, aucune dimension politique, aucune dimension sociétale, une histoire absurde, que des personnages antipathiques ou stupides, c'est quelque part un énorme coup de bluff d'avoir produit et réalisé ce film. Bluff ou prétention ! Il n'est même pas possible de parler de navet.