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samedi 18 janvier 2020

Happy End (2017) de Michael Hanneke

Avec Isabelle Huppert, Jean-Louis Trintignant, Mathieu Kassovitz, Fantine Harduin, Franz Rogowski, Laura Verlinden, Aurélia Petit, Toby Jones.

Bande-annonce Happy EndQue dire devant un tel film? De grands acteurs sont aux services d'une histoire qui nous intéresse peu, voire aucunement. Si ce n'est que la représentation d'une famille de bourgeois avec leurs turpides est toujours sympathique, et nous sommes heureux de leurs souffrances et souhaitons un suicide collectif (ce n'est malheureusement qu'un seul des personnages qui tente vainement de se suicider). Il y a bien une histoire avec une progression dramatique, qui ne nous touche pas et qui n'a aucune hystérésis. Un scénario vide en quelque sorte.
Le film manque d'horreurs psychologiques et laisse un sentiment d'inachevé, d'un refus d'aller jusqu'au bout. Le film laisse un sentiment de manque. C'est d'ailleurs une des caractéristiques des personnages: leur manque de sentiment. Personnages néanmoins bien interprétés par cette distribution.
Mais qu'est-ce qui différencie ce film avec un téléfilm, si ce n'est sa distribution haut de gamme? Et encore, certains téléfilms développent une complexité supérieure. Le sujet aurait pu être très bien pour une série télévisée.
Nous soupçonnons Michael Hanneke d'être un grand ironique et d'avoir fait un film à l'image de son affiche: vide.

vendredi 15 mai 2015

Week-ends (2013) de Anne Villacèque



Avec      Karin Viard, Noémie Lvovsky, Jacques Gamblin, Ulrich Tukur, Aurélia Petit, Iliana Zabeth, Gisèle Casadesus.

Week-ends est le film à la française où des gens normaux (ici des couples, fin de la quarantaine) en séparation ou pas, à la recherche de la signification de leur vie ou pas. Ici encore il s’agit de gens aisés, ou en tout cas sans problème d’argent. Les amis n’en sont pas vraiment. La femme est même limitée intellectuellement (formidable Noémie Lvovsky).
La force du film est de ne pas expliquer le comportement des personnages. Le montage esthétisant avec la voix off inutile et ridicule confirme encore une fois le manque de confiance d’un réalisateur en sa matière et son sujet. Le film possède son propre mystère que tout un tentera d’expliquer à partir de ses certitudes.