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dimanche 28 mai 2023

Hamburger Film Sandwich (Kentucky Fried Movie, 1h23, 1977) de John Landis

Avec George Lazenby, Donald Sutherland, Evan C. Kim, Agneta Eckemyr, Bong Soo Han.

Le principe du film à sketches est toujours décevant. C'est pour cela que le principe de la série fonctionne, car la séquence d'épisode est exploitée au mieux. Ici, certains sketches sont particulièrement réussis. Celui avec Evan C. Kim et Bong Soo Han est particulièrement hilarant. Ou celui dans la salle de cinéma en Feel-O-Round. Le scénario est signé David Zucker, Jim Abrahams et Jerry Zucker, qui deviendront célèbres avec des films où l'absurdité est érigée en art. Ou alors l'interview de Barry Dennen avec le micro dans le champ. Le contient donc de très bons moments, et d'autres, plus anecdotiques.

La rencontre de John Landis avec les ZAZ n'est pas inintéressante et produit des moments où l'absurdité est particulièrement réussie dans des délires finalement très sympathiques, où se côtoient l'absurde, le sexe, la parodie et le pastiche, entre autres.

Abrahams, J: Kentucky Fried Movie [Import]


samedi 27 juillet 2019

Les Douzes Salopards (The Dirty Dozen, 1967) de Robert Aldrich

Avec Lee Marvin, Ernest Borgnine, Charles Bronson, Jim Brown, John Cassavetes, George Kennedy, Robert Ryan, Telly Savalas, Donald Sutherland, Clint Walker, Ben Carrythers, Robert Philips, Colin Maitland, Al Mancini.

Bande-annonce Les Douze salopards - Edition Blu-RayCe film de Robert Aldrich est à la fois énervant et jubilatoire. Énervant, car la ligne dramatique est facile, voire simple, et aussi, car tout ceci n'est pas très subtil. Mais aussi jubilatoire, car l'empathie du spectateur avec le groupe fonctionne bien, malgré la débilité des personnages; et nous jubilons lorsqu'ils arrivent à leur fin.
Le film est divisé en trois parties: le recrutement de ce commando suicide, l'entrainement des membres de ce commando, quasiment tous des condamnés à mort, puis la mission qu'ils effectuent pour tuer le plus de généraux allemands possible afin de désorganiser l'ennemi avant le débarquement. Les deux premières parties sont les plus intéressantes, et ce schéma fonctionne toujours très bien dans les films.
Au total, Lee Marvin est crédible en sous-officier rebelle, bien que son âge soit un peu suspect. Ensuite, la brochette d'acteurs dans les seconds rôles fonctionne bien et ils sont plutôt bien caractérisés (physique, névrose, ethnie).
Un film plutôt rugueux, à la serpe, qui ne fait jamais dans la dentelle. Mais qui est diablement efficace.

mardi 5 février 2019

1900 (Novecento, 1976) de Bernardo Bertolucci

1900 - Édition Collector Blu-ray + DVD + LivreAvec  Robert De Niro, Gérard Depardieu, Dominique Sanda, Frances Bertini, Laura Betti, Sterling Hayden, Donald Sutherland, Burt Lancaster, Paulo Branco, Stefania Sandrelli, Alida Valli, Anna Henkei, Ellen Schwiers, Romolo Valli, Giacomo Rizzo, Pippo Campanini


Aborder  un film monumental comme celui-là n'est pas facile. Le film conte l'histoire de deux "amis", un fils de paysan et un fils de propriétaire (bourgeoise de campagne), depuis leur naissance (à la mort de Verdi) à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Le film est d'une violence inouïe sans être misanthropique. Nous comprenons que le réalisateur aime ses personnages, au moins ses personnages de paysans. Malgré cette violence perpétuelle, le film est à mille lieues d’œuvres des grands misanthropes (Kubrick, Hanneke) dont les violences paraissent ridicules à côté de cette fresque historique où Bernardo Bertolucci décrit une époque dans son ensemble: la fin de l'exploitation des travailleurs, la montée du fascisme, le comportement et la responsabilité de la bourgeoisie. Le tout à travers un prisme à l'opposée du grandiose du sujet: le point de vue d'un paysan (Gérard Depardieu) et d'un bourgeois (Robert de Niro).
Il est évident que le réalisateur est plus intéressé par les personnages de paysans interprétés par Gérard Depardieu en tête. Le personnage de Robert de Niro (en pilotage automatique) est présenté comme subissant en permanence les évènements et ne les faisant jamais changer; il subira toute sa vie. Ce qui ne le rend pas forcément très intéressant et surtout il n'évolue pas beaucoup sur l'ensemble du récit et donc de sa vie.
Le film se veut didactique sur le comportement des fascistes et le comportement de la bourgeoisie qui semble à côté de tout: politiquement, socialement et sociétalement.

vendredi 17 avril 2015

Hunger Games l'Embrasement (2013) de Francis Lawrence

Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Elizabeth Banks, Lenny Kravitz, Philip Seymour Hoffman, Jeffrey Wright, Stanley Tucci, Donald Sutherland, Amanda Plummer.

On reste toujours étonné devant un tel sujet, qu'une série B aurait traité en 1h20, et ce en un seul film. Ici c'est déjà le deuxième et il y en aura quatre en tout. Et la durée est de plus de 2h20, et le film très verbeux, s'étire péniblement pendant une heure et demie de bla-bla et de boursouflure.
Autant le premier volet était un film de survie rigolo et un peu inventif, avec de la violence, autant ici le film s'étire en longueur pour s'interrompre en plain milieu de l'action. Action qui nous avait réveillées et suscité un peu d’intérêt quelques minutes avant.
Et en plus de se terminer mal, et ne pas clôturer son histoire: il faut visionner la suite pour comprendre ce qui se passe. Suspense torride. Les scénaristes sont devenus paresseux.
L'effet néfaste de Peter Jackson (Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit, avec leurs trois films mal terminés) semble devenu le standard de la boursouflure.
Il est possible de se demander pourquoi, plutôt que de réaliser des produits déséquilibrés et sans personnalité, ils ou elles ne font pas une série télévisée directement; l'étirement et les multiples personnages du sujet s'y prêtent bien. Et l'univers diégétique s'y prête bien aussi.
Le film fait penser à une pâte (je veux dire la préparation de composition variable et de consistance plutôt molle, destinée à des usages pâtissiers.) , pâte feuilletée par exemple, que l'on roule, que l'on étend, que l'on élargit et étire, que l'on roule encore, en évitant que ça casse.  Le troisième volet étant étiré sur deux films! Pour passer de boursouflure à baudruche? Nous verrons bien.
Ceci étant dit, la direction artistique est de bon niveau et les acteurs bons. Il y a un travail spectaculaire et amusant sur les costumes et les maquillages.
Mais le film manque cruellement de violence et de subversion.


samedi 23 novembre 2013

HUNGER GAMES (2012) DE GARY ROSS

Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Lenny Kravitz, Stanley Tucci,  Donald Sutherland.


Hunger Games est encore une dystopie. Qui reprend les canons qu'instancient les Rollerball ou d'autres films d'anticipation où les pauvres sont exploités et les nantis dirigent et se servent des pauvres pour assoir leur domination.
Ici la force du film est de mixer un univers d'anticipation dans un monde de verdure et écologique (une bonne partie du film se déroule dans une forêt) ce qui lui permet de convoquer les schémas du film de survie avec beaucoup d'actions.
Le film est suffisamment malin pour ne pas divulguer facilement ce vers quoi l'histoire va évoluer.
Les acteurs sont tous convaincants.
La direction artistique mélange technologie futuriste, costumes recherchés et ridicules pour les nantis, univers très ternes et dépressifs pour les pauvres.
De la belle ouvrage.
La suite devrait être intéressante: quels éléments constitutifs de ce film seront amplifiés par les producteurs, correspondant aux fondamentaux à reproduire dans la suite pour convoquer à nouveau le succès commercial?