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lundi 18 septembre 2017

[Rec] 4 ([Rec] 4: Apocalypse, 2014) de Jaume Balagueró

Avec Manuela Velasco, Paco Manzanedo, Héctor Colomé, Ismael Fritschi, Crispulo Cabezas, Mariano Venancio, María Alfonsa Rosso, Carlos Zabala.

REC 4 (Apocalypse)Avec ce quatrième de série, la franchise [Rec] revient à des fondamentaux, mais ne retrouve pas le brio du premier de série. Un espace confiné d'où personne ne peut s'en tirer. Ici il s'agit d'un bateau affrété pour étudier le virus origine du mal en laboratoire. Puis évidemment, le virus fini par s'échapper et contaminer progressivement tout le monde à bord. Puis c'est une course poursuite pour échapper au virus, aux gens infectés qui se comportent comme de vilains morts-vivants sous amphétamines. Et aussi des militaires et des scientifiques qui sont prêts à sacrifier tout le monde.
Les coursives, la pénombre ou le manque de lumière, les recoins d'où l'on ne sait pas ce qui va sortir font que le film est un film de terreur nominal. Et heureusement le film ne passe pas son temps à expliquer d'où vient la vilaine bébête même si les religieux sont évoqués un moment, et donc ne sombre pas dans ridicule comme [Rec] 2. Il s'agit d'un bon film de terreur bien fait avec des maquillages et des effets spéciaux sanguinolents à profusion.
Son principal défaut est une direction d'acteur schématique dénuée de subtilité.
La progression dramatique ne permet pas de savoir comment cela va se terminer. Et fait évoluer les personnages principaux: ceux de la deuxième moitié du film ne sont pas ceux de la première moitié.

lundi 24 juin 2013

[REC]2 (2009) de Jaume Balagueró et Paco Plaza



Cette suite reprend là où le premier film se termine à la seconde près. En fait, il débute un petit peu avant la fin du premier si l'on considère la chronologie.
Sur la forme il est exactement comme le premier. Mais sans l'effet de surprise, sans l'effet de découverte, que provoquait [REC] et que provoque à la première vision cette franchise.
C'est-à-dire qu'ici c'est toujours aussi horrible, mêlant les accès d'horreurs, la bonne utilisation des clairs-obscurs ou de la pénombre, mais cela ne surprend plus. Même si sur le plan de l'horreur pure le film donne sa dose. Il y a beaucoup de sang et de morts-vivants sanguinolents possédés par le virus qui essayent de manger tout ce qui passe.
Autres éléments qu'apporte cette suite, c'est une explication de la provenance du virus en question, voire pourquoi les gens se retrouvent  quelque part "possédés" ! "Possédés"' est bien le bon mot ils sont en fait possédés par le Diable... Et c'est là où le film pèche, car cette explication enlève tout mystère à cette histoire d'horreur : c'est une banale histoire de possession ! C'est très décevant et presque ridicule… On n'est pas surpris que l'on nous serve cela quand on pense à un pays catholique comme l'Espagne. Néanmoins cela n'est pas original de se raccrocher quelque part à L'Exorciste, car un des principaux personnages est ici un prêtre qui se balade avec son crucifix à la main et auquel réagissent les zombies ou malades par le virus qui veulent manger les autres !
Sinon on retrouve les qualités de direction d'acteur, le super travail au niveau de la technique avec toutes ces caméras et ces images passant par ces caméras (gros travail de montage). C'est un documenteur (appelé aussi found footage). La direction d'acteur est très bien; les acteurs sont tous très bons. Mais voilà, même si c'est efficace, au final il y a plus l'originalité du premier et donc il n'y a plus la force qu'avait le premier qui contenait de vrais moments de terreur pour qui ne savait rien sur le film avant de le visionner.