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dimanche 17 août 2025

Himizu (2h09, 2011) de Sion Sono

Avec  Shôta Sometani, Fumi Nikaidô, Tetsu Watanabe, Mitsuru Fukikoshi, Megumi Kagurazaka, Ken Mitsuishi, Makiko Watanabe, Asuka Kurosawa.

L'arrière-plan est la dévastation de l'après-tsunami de 2011. Nous suivons la vie d'un petit groupe de sans-abri où l'un d'entre eux loue des barques et héberge d'autres sans-abri. Shôta Sometani, qui a de multiples raison d'être malheureux, croise Fumi Nikaidô, une jeune fille pleine de vie et de ressource. Arrivera-t-il à sortir de ses névroses grâce à cette rencontre et grâce aux autres personnes qu'il héberge. C'est l'enjeu dramatique du film.

Les personnages passent du mutisme à des cris, ce qui rend le film  par moment pénible. Nous comprenons bien que la culture japonaise est de ne pas exprimer ce que l'on ressent, et ici Sion Sono joue de cela : les personnages masculins finissent par exploser. Mais la subtilité de la direction d'acteur n'est pas le propre du réalisateur. Ses personnages masculins sont en permanence sur le point d'exploser, et explosent. Bien sûr, les arcs dramatiques justifient tout cela, car nous sommes dans un monde de drames et de souffrances. Qui heureusement est égayé par le personnage féminin, où Fumi Nikaidô amène un peu de gaîté, d'optimisme, de possibilité de joie de vivre. À voir si notre personnage principal, Shôta Sometani, très bon, arrivera à se sortir de son mal-être, même si sa posture permanente nous empêche une empathie durable avec lui.

Malgré les lourdeurs évoquées, le film reste puissant, marquant, et nous avons de l'empathie pour certains de ces personnages.

Poster for Himizu (2011)

dimanche 13 septembre 2020

Sonatine (1993) de Takeshi Kitano

Avec Takeshi Kitano, Aya Kokumai,  Tetsu Watanabe, Masanobu Katsumura, Susumu Terajima, Ren Osugi, Tonbo Zushi, Ken'ichi Yajima, Eiji Minakata.

Bande-annonce Sonatine, mélodie mortelle
Avec Sonatine nous retrouvons tout ce que nous aimons chez le réalisateur. Par exemple c'est le drame, le ridicule et l'humour de ses yakuzas qui appliquent un code de l'honneur de la soumission, mais qui provoque bien sûr des drames très violents et des scènes comiques.
Nous retrouvons la tendresse que Takeshi Kitano a pour ses personnages féminins, toujours un peu décalés et tragiques. Ici il y a une tentative d'histoire d'amour, mais qui ne n'aboutira pas, car il préfèrera se suicider.
Nous retrouverons aussi une histoire qui commence par des éléments tragiques et des guerres de clans pour évoluer vers le dessin d'humour quand nos yakuza doivent attendre au bord de la plage. La mer est toujours présente. Elle apporte divertissement et tragédie. Elle est de toutes les scènes importantes, qu'elles soient tragiques ou comiques. 
D'ailleurs le sujet entre les clans, et la raison pour laquelle nos yakuzas sont venus aider l'autre clan est anecdotique. Même si nous comprenons qu'il y a de la trahison dans l'air. Takeshi Kitano est plus intéressé par les facéties de ces yakuzas qui attendent des ordres au bord la plage, dans une cabane sans eau courante et autres conforts.
Du côté de la bande originale, nous retrouvant encore une fois une musique magnifique et  simple de Joe Hisaichi utilisée à bon escient et quand il le faut.