Avec Mel Gibson, Bruce Spence, Adam Cockburn, Tina Turner, Frank Thring, Angry Anderson, Angelo Rossitto, Paul Larsson, George Spartels.

Avec Mel Gibson, Bruce Spence, Adam Cockburn, Tina Turner, Frank Thring, Angry Anderson, Angelo Rossitto, Paul Larsson, George Spartels.

Avec Mel Gibson, Bruce Spence, Michael Preston, Max Phipps, Vernon Wells, Kjell Nilsson, Emil Minty, Virginia Hey, William Zappa, Arkie Whiteley.
Ce deuxième Mad Max questionne lorsqu'on le revoit en 2025. Le redémarrage avec Mad Max Fury Road (2015, George Miller), puis Furiosa (2024, George Miller) arrivé ensuite ont donné une nouvelle dimension à cette franchise. Et avant il y avait le film séminal, Mad Max (1979, George Miller) qui lui montrait un univers de fin de monde, à la jointure, avec la déliquescence de l'état et sa police, dans un univers de violence ou il est très difficile de maintenir des lois qui font que les gens puissent vivre ensemble.
Avec Mel Gibson, Joanne Samuel, Hugh Keays-Byrne, Steve Bisley, Tim Burns, Roger Ward, Lisa Aldenhoven, David Bracks, Bertrand Cadart, David Cameron.
Le film iconique des dystopies où la violence règne. Iconique aussi avec ses séquences d'anthologie, avec par exemple la séquence introduction à l'univers où un taré sous emprise chimique roule à toute vitesse et se fait appeler le Cavalier de la Nuit : longue poursuite introductive qui installe l'univers, les seconds rôles et le rôle principal, celui de Mel Gibson, qui apparaît petit à petit au volant de sa voiture, pour stopper cette voiture qui fonce, avec la sienne. D'ailleurs la conclusion de cette séquence est amusante et réaliste, le taré se met à pleurer.
Autres éléments iconiques : le bébé sur la route, pendant cette séquence introductive, les véhicules percutés ou la caravane transpercée, et que nous retrouverons ensuite lorsque ce sera la femme de Mel Gibson qui court au milieu de la route avec son bébé dans ses mains. Qui sera la séquence de bascule du personnage vers un ailleurs, qu'il part retrouver à la fin en roulant vers le futur.
Là où le film garde son impact est dans le mélange de ces décors vides, la campagne, des petites routes à perte de vue, avec cet univers dystopique où la violence et la délinquance est permanente.
Eh oui, le personnage de Mel Gibson, Max, n'est pas sympathique et ne suscite par beaucoup d'empathie par son égoïsme et sa bêtise (voir ce qui arrive à sa femme). Ce sera une constante de la franchise. Mais le film capture l'attention du spectateur par son ambiance particulière.
Avec Anya Taylor-Joy, Chris Hemsworth, Tom Burke, Alyla Browne, George Shevtsov, Lachy Hulme, John Howard, Angus Sampson, Charlee Fraser, Elsa Pataky, Nathan Jones, Josh Helman, David Field.
Il n'est pas possible d'aborder ce film sans avoir à l'esprit Mad Max Fury Road. Parceque ici George Miller raconte la genèse de Furiosa, le personnage de Charlize Theron dans Mad Max Fury Road. Et aussi parce qu’en comptant l'histoire de Furiosa (ici Anya Taylor-Joy) le film raconte aussi l'environnement et ce que nous apercevions de loin dans Mad Max Fury Road. Mais c'est ici que s'arrête la comparaison. Mad Max Fury Road était un nouveau bréviaire de cinétique et de furies (cf. son titre), en réalisant presque à l'ancienne, c'est à dire en réalisant le plus de choses face caméra, en particulier ses extraordinaires poursuites et séquences d'actions. Ici, dans ce Furiosa, George Miller choisit une approche à l'opposée, très académique, avec un scénario qui raconte progressivement les différentes sociétés constituant ce monde dans le désert. Avec une mise en image où les cadrages d'ensemble sont pléthores. Et où l'utilisation du CGI porn est généralisée (contrairement à Fury Road qui était moins tartiné de CGI), ce qui confère souvent une patine de dessin animé à Furiosa. Sur la forme, la musique de Tom Holkenborg, de bon niveau, est utilisée comme un marteau et pas très subtilement, en particulier lorsqu'il s'agit d'appuyer les surprises du spectateur.
Du côté de la distribution, nous retrouvons de beaux personnages, à tout le moins, avec Anya Taylor Joy, avec George Miller jouant beaucoup sur ses yeux et son magnétisme, le personnage étant mutique pendant une bonne partie du film ; avec Chris Hemsworth (très bonne performance), qui arrive à donner une certaine profondeur à son personnage, presque émouvant tant il semble perdu par moment ; avec Tom Burke qui lui semble être le personnage le plus sympathique, dont la relation avec Anya Taylor-Joy est très bien faite, remplie de subtilités (dans ce monde de brutes, cela se remarque).
George Miller et Jack Lathouris ont composé une histoire riche, qui fait nous fait rentrer dans la cité qui produit le carburant, dans celle qui fournit les munitions, et celle de Fury Road, qui est le jardin potager de cet univers. Et donc ici le début de la quête de Furiosa, pour retrouver son monde d'origine d'où elle est soustraite ici. George Miller prend le temps de développer, de raconter, tout en restant dans une durée raisonnable. Et enfin, pour la première fois dans la franchise Mad Max, l'héroïne est sympathique ou suscite une certaine sympathie, ce qui n'est pas le cas du personnage de Max Rockatansky, quels que soient ses interprètes, qui est égoïste, pas sympathique du tout. Nous verrons comment cette franchise évolue ; vers un nouveau Furiosa ou pas. En tout cas le personnage a bien sûr du potentiel. Il est clair que cet univers se prédispose à plusieurs séries spin-off. Il est clair que nous attendons avec impatience la suite, qui nous l'espérons sera toujours sous la direction de George Miller.
Avec Tilda Swinton, Idris Elba, Erdil Yasaroglu, Sarah Houbolt, Sabrina Dhowre Elba, Seyithan Özdemir, Aamito Lagum, Nicolas Mouawad, Ece Yüksel.
Entre deux épisodes de la franchise Mad Max, George Miller signe (il est coscénariste) un film inclassable, hors du temps, à la fois par son sujet, mais aussi par sa direction artistique et son traitement. Nous pourrions même dire que le film est complètement en décalage de ce qui se produit ces dernières années.
Ce qui finalement le rend curieux, pas indispensable, mais intéressant. Sur sa forme, car le film a bénéficié de moyens. Sur son sujet à base de génie (Idris Elba, solide) qu'une spécialiste des cultures (Tilda Swinton, émouvante) fait apparaître et lui raconte son histoire. Avec moult époques, décors, personnages qui font la richesse visuelle du film. Il faut reconnaître que cette histoire de génie parait anachronique et n'est que faiblement passionnante. Mais il faut considérer ce film, car lorsqu'un Artiste comme George Miller s'y intéresse, le créé (direction artistique, mise en scène, scénario) c'est que c'est forcément intéressant, qu'il y a quelque chose. Nous y retrouvons une partie de son bestiaire et de ses préoccupations.
Au total le film parle de solitude et d'amour. Sous ses oripeaux de film mystérieux, fantastique, se cache le portrait de plusieurs solitudes, qui se rencontrent et qui s'aiment. Dit comme cela, on pourrait presque se croire chez Aki Kaurismäki, mais pas du tout, nous sommes dans un univers fantastique très travaillé.
Cette version du film permet de le revoir en noir et blanc, mais dans un noir et blanc qui réduit la définition, enlève des détails de l'image pour ne laisser sortir peut-être des choses essentielles, ou pas, mais qui changent quand même la perception du film.