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samedi 18 mars 2023

The Pale Blue Eye (2h08, 2022) de Scott Cooper

Avec Christian Bale, Harry Melling, Simon McBurney, Timothy Spall, Toby Jones, Harry Lawtey, Fred Hechinger, Joey Brooks, Charlotte Gainsbourg, Lucy Boynton, Robert Duvall, Gillian Anderson, Steven Maier, Brennan Keel Cook, Orlagh Cassidy.

Tout est parfait dans ce produit : la distribution, les éléments techniques (photographie, décors, costumes, etc.) mais aussi le canevas dramatique de cette enquête qui se révèle plus complexe que le début du film le laisse supposer.

Avec un climat pesant d'hiver et d'automne (gros travail sur la photographie) qui donne une atmosphère au film, une identité, presque irréelle, qui va avec la conclusion du film.

L'adjonction de Harry Melling dans le rôle d'Edgar Allan Poe permet justement de rajouter des éléments à l'intrigue, pas forcément irrationnels, mais des circonvolutions qui donnent la saveur de cette histoire.

Nous restons sur notre faim néanmoins, car le rationnel et le coté primaire de notre enquêteur Christian Bale va finalement révéler des choses liées à l’irrationnel mixées avec du concret réel (tout ce qui est lié à la femme de celui-ci). Cette découverte des coupables des meurtres n'est pas une surprise, mais nous laisse sur notre faim.

Néanmoins Scott Cooper est doué pour peindre des atmosphères, des univers cohérents et denses.

Bande-annonce The Pale Blue Eye

dimanche 12 juin 2022

Le Silence Des Agneaux (The Silence of the Lambs, 1h58, 1991) de Jonathan Demme

 Avec Jodie Foster, Anthony Hopkins, Scott Glenn, Anthony Heald, Ted Levine, Kasi Lemmons, Lawrence T. Wrentz, Don Brockett, Frank Seals Jr., Frankie Faison, Brooke Smith.

Le film qui a relancé le sous-genre du film policier, dédié aux tueurs en séries, en particulier à leurs traques, avec le fil dramatique de l'enquête, avec les séquences-chocs des captures de victimes ou meurtres si possible très horribles, glauques et répugnants, et bien sûr avec les moments de réflexion des policiers.

Parmi les multiples qualités du film, il y a déjà le travail sur la photographie, terne, sombre, triste, peu reluisante, très automnale. Il y a ensuite Anthony Hopkins, avec son personnage de super tueur en série, psychiatre, et sa relation avec la jeune policière, Jodie Foster. Il y a aussi Ted Levine, impressionnant dans son personnage de déséquilibré, pour le moins. Et pour finir, le montage alterné sur le dernier tiers, bien vu, qui décuple le final en terme de puissance dramatique et de surprise du spectateur.

L'absente du tout technologique permet une densité dans la relation entre les personnages, notamment entre Anthony Hopkins et Jodie Foster. Il n'y a pas encore de téléphones portables de partout et la présence permanente du numérique dans la vie courante. Ce qui oblige de reposer sur les aspects psychologiques et sur les interactions entre individus.

Jonathan Demme compose une oeuvre qui est toute en densités: drames, couleurs, intrigues. Un classique.

Le Silence des agneaux