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samedi 13 septembre 2025

Dans La Peau de Blanche Houellebecq (1h28, 2024) de Guillaume Nicloux

 Avec Michel Houellebecq, Blanche Gardin, Vincent Volkoff, Françoise Lebrun, Jean-Pascal Zadi, Gaspar Noé, Ronald Pierre, Jean-Louis Gautier, Apollinaire Godard, 

Guillaume Nicloux continue avec l'acteur Michel Houellebecq, après Thalasso (2019) et L'Enlèvement de Michel Houellebecq (2014). Après celui-ci où il est question d'un concours de sosie de Michel Houellebecq à la Guadeloupe, le plus intéressant reste l'enlèvement. L'histoire paraît ici plus travaillée.

Le film à l'avantage d'évoquer la Guadeloupe et sa situation à travers les personnages locaux. Et dispose d'une belle distribution autour de Blanche Gardin et Michel Houellebecq. Mais le film s'essouffle sur la durée. Peut-être que ce post-modernisme, ces mises en abîme, fonctionne moins en 2025. Nous y avons été moins réceptifs. L'hystérésis du film nous a paru faible : nous en retenons peu de choses, si ce n'est l'évocation de la Guadeloupe.

poster du film Bande-annonce Dans la peau de Blanche Houellebecq 

dimanche 29 juin 2025

Fumer Fait Tousser (1h17, 2022) de Quentin Dupieux

Avec Gilles Lellouche, Vincent Lacoste, Anaïs Demoustier, Jean-Pascal Zadi, Oulaya Amamra, Tanguy Mercier, David Marsais, Julia Faure, Olivier Afonso, Alain Chabat.

Quentin Dupieux présente et annonce ses limites avec ce film. Avec d'autres aussi. Le lien avec le cinéma est présent avec ses personnages qui possèdent des tenues en plastique et qui peuvent évoquer des dessins animés d'un autre siècle. Mais l'on peut se demander par contre en quoi ce film questionne parle ou discute le matériau préféré de Quentin Dupont c'est-à-dire le cinéma. Si ce n'est pas le biais d'une distribution impressionnante.

 Ici il n'est pas question d'arc dramatique qui provoque une résolution de son histoire. Il n'est pas question non plus d'une intrigue avec un besoin du spectateur d'avoir de l'empathie avec certains de ses personnages ni d'avoir un objectif de résolution de l'histoire. Que reste-t-il alors au spectateur si ce n'est de chercher l'élément un peu exubérant que l'on trouve habituellement chez Quentin Dupieux ou les différents éléments exubérants ou les performances individuelles à base de dialogues et de performances c'est-à-dire d'art interprétation. Il n'y a rien de ceci ici. Il bénéficie d'une distribution avec un ensemble d'acteurs confirmé pour le mois, et c'est de notre point de vue le seul élément intéressant de ce film : voir ces pur-sang et ces pouliches, cette matière d'acteur et d'actrices à la mode dans un film de Quentin Dupieux. Quentin Dupieux détesterait-il les acteurs ? D'ailleurs son film le plus intéressant est interprété par un pneumatique.

poster du film Bande-annonce Fumer fait tousser 

dimanche 23 mars 2025

Le Procès Du Chien (1h23, 2024) de Laetitia Dosch

Avec Laetitia Dosch, François Damiens, Jean-Pascal Zadi, Anne Dorval, Anabela Moreira, Tom Fiszelson, Mathieu Demy, Pierre Deladonchamps.

L'ensemble du film repose sur Laetitia Dosch, actrice, scénariste et réalisatrice. Elle s'en sort bien et réalise un film qui possède son identité. Elle apporte un ton, un style personnel, avec de petites touches d'humour, pince sans rire par moment. Avec un beau travail sur les dialogues. Le film contient une énergie stimulante, incarnée par le personnage de l'avocat qui interprète elle-même Laetitia Dosch, dont nous ne savons jamais si elle est géniale ou perdue. Son énergie tire le film en permanence, qu'elle soit devant ou derrière la caméra.

Sur un sujet à priori ridicule, même si l'argument juridique utilisé ne nous intéresse pas, le film fait souvent sourire. Les personnages complémentaires sont aussi bien traités : Jean-Pascal Zadi en psychologue pour chien, François Damiens en propriétaire du chien dans une interprétation en retrait (par rapport à son exubérance habituelle) ou Anne Dorval dans le rôle du procureur qui souhaite faire euthanasier le chien. Même s'ils sont des caricatures, ils ne sont pas traités avec condescendance. Un premier film réussit.


poster du film Bande-annonce Le Procès du chien

samedi 18 mars 2023

En Place (6 épisodes de 30 minutes, 2023) de François Uzan et Jean-Pascal Zadi

Avec Benoît Poelvoorde, Jean-Pascal Zadi, Eric Judor, Emmanuel Dehaene, Fadily Camara, Panayotis Pascot, Sean Guégan, Marina Salehzada, Jean-Christophe Brétignière, Marina Foïs, Fary.

En place, ou comment un animateur dans un quartier populaire devient candidat à l'élection présidentielle. Le film présente les dessous d'une élection présidentielle avec l'ensemble des perfidies qui l'accompagne (intéressement, trahison), mais aussi la vie des banlieues avec des multiples communautés, sur un format de trois heures qui permet les différents développements.

Mention spéciale à la distribution, Jean-Pascal Zadi (en naïf qui fonctionne toujours en deux temps), Benoît Poelvoorde (en politicien calculateur complètement intéressé), Éric Judor (en conseiller perfide) en tête, tous parfaits.

C'est une comédie, mais beaucoup d'éléments sous-jacents ne sont pas reluisants, que ce soit dans la campagne présidentielle ou au sein de la banlieue, avec de partout des trahisons, des influences, des éléments pas très sympathiques, qui font de cette série une comédie dramatique plus qu'une comédie.

En place

mardi 22 décembre 2020

Tout Simplement Noir (2020, 1h30) de Jean-Pascal Zadi et John Wax

Avec Jean-Pascal Zadi, Caroline Anglade, Fary et une multitude d'acteurs ou de personnes célèbres.

Le film prend comme canevas les entretiens que mène Jean-Pascal Zadi pour monter une manifestation sur la sous-représentation des noirs dans la société française. Mais au grès de ce ses rencontres (presque uniquement des personnes "noires" connues), le projet évolue et met avant que tous les noirs de sont pas noirs et que parler de "noirs" ou "noires" est absurde. Le tout avec beaucoup d'humour, de mises en abime, et de contradictions (rôle des femmes, il rencontre beaucoup de personnes "noires" qui sont déjà présentes dans les médias, la scène avec les "musulmans" ou les "juifs").

Le film utilise beaucoup de clichés pour les prendre à contre-pieds, les retourner, à l'envers, avec le prétexte de monter une manifestation des personnes "noires". Le entre guillemets ici signifie, ce que démontre le film, que cela ne veut rien dire qu'il n'y pas de personnes "noires", il y a des individus avec leurs histoires, leurs parcours, leurs personnalités et leurs talents.

D'ailleurs, le film va surement déranger les plus activistes des défenseurs de la cause. Peut-être, parce que le film est un entre soit de gens connus, et finalement il est possible de se demander quelle cause il défend.

Nous retrouvons un peu de l'esprit des films de Sacha Baron Cohen, sur la forme, sur la démarche, avec moins de virulence et de subversion par rapport au sujet ou aux sujets.

Bande-annonce Tout Simplement Noir