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samedi 18 mars 2023

Samson et Dalila (Samson and Delilah, 2h14, 1949) de Cecil B. DeMille

Avec Hedy Lamarr, Victor Mature, George Sanders, Angela Lansbury, Henry Wilcoxon, Olive Deering, Fay Holden, Julia Faye, Russ Tamblyn, William Farnum, Lane Chandler, Moroni Olsen, Francis McDonald.

Cette production Cecil B. DeMille constitue un spectacle multicolore qui mélange luxuriance des décors, histoire violente (avec des plans avec du sang, bien rouge, car le film est en Technicolor). Mais il s'agit d'une histoire compliquée où ce pauvre Samson, alias Victor Mature, tout à la fois sûr de lui, mais ne comprenant rien, tombe dans les filets de Dalila qui pilote sa vie, sans qu'il s'en rendre compte. Les séquences d'actions restent spectaculaires et gardent leur cachet. Nous retenons en particulier un combat à main nue contre un lion, assez spectaculaire.

Les acteurs ne sont pas dans la subtilité: la direction d'acteur est lourde, Hedy Lamarr et Victor Mature en font beaucoup, Victor Mature dans un premier degré permanent, Hedy Lamarr dans un second degré avec roulage des yeux que Samson ne voit jamais, mais bien insistants. Mais l'ensemble reste passionnant avec une histoire riche de multiples rebondissements. George Sanders est plus dans la subtilité et l'ironie.

 Samson et Dalila [Blu-Ray]

dimanche 27 février 2022

L'Egyptien (The Egyptian, 2h19, 1954) de Michael Curtiz

Avec Edmund Purdom, Jean Simmons, Victor Mature, Gene Tierney, Michael Wilding, Bella Darvi, Peter Ustinov,  Judith Evelyn, Henry Daniell, John Carradine.

Ce péplum se révèle passionnant, pas par ses décors (qui sont superbes), pas par ses séquences spectaculaires (ici il n'y a pas de bataille ou de grosses scènes de foules), mais par ses personnages, pour le moins torturés, et par son histoire, tout aussi tortueuse, tournant autour d'Edmund Purdom en Sinouhé, médecin, fils 'unu pharaon qui ne le sait pas, naïf influençable, masochiste, qui rend cette histoire passionnante. Autre personnage, le pharaon, Akhenaton (Michael Wilding en illuminé) qui est pacifique, qui refuse la guerre au regret de ses généraux, et qui idolâtre son dieu du soleil (et au passage entraine une partie de son peuple).

Les décors et costumes sont au niveau dans cette superproduction de Darryl F. Zanuck, avec le format CinémaScope.

Les caractéristiques du personnage de Sinouhé, personnage sans courage, peureux, extrêmement influençable permettent au film de sculpter des personnages féminins autour de lui qui possèdent leurs caractéristiques propres. Jean Simmons l'amoureuse secrète. Gene Tierney, sans sentiment, prête à tout pour accéder au trône (à tuer un de ses frères et à coucher avec un autre). Bella Darvi qui joue avec Sinouhé, comme un chat joue avec une souris, pour lui prendre son argent. Et le personnage du pharaon Akhenaton, pacifiste et illuminé, qui fait que le film ne contient pas un méchant standard (et nous regrettons qu'il ne soit pas plus développé, chacune de ses apparitions étant marquantes), car le méchant du film sont finalement les femmes autour de Sinouhé. Ce film est un exemple de film hollywoodien qui possède un super méchant, mais incarné par plusieurs personnages, ici principalement féminin. Ce n'est pas commun.

Victor Mature est fonctionnel (et peu crédible en athlète vu son physique). Peter Ustinov est aussi fonctionnel. Ils font le job, mais ne sont pas essentiels à l'histoire. Gene Tierney est peu présente à l'écran, et elle est mal habillée (ses costumes l'habillent comme un sac). Mais ces peccadilles ne sont rien et ne dégradent pas l'ensemble.

Voilà un sujet et un scénario qui pourraient être refaits.

BLURAY L'EGYPTIEN -


samedi 25 décembre 2021

La Proie (Cry Of The City, 1h35, 1948) de Robert Siodmak

 Avec Victor Mature, Richard Conte, Fred Clark, Shelley Winters, Betty Garde, Berry Kroeger, Tommy Cook, Debra Paget, Hope Emerson, Roland Winters, Walter Baldwin.

Un film Noir, très noir. Victor Mature interprète pour une fois le flic, à la fois torve et compatissant avec le personnage qui vie une descente aux enfers, Richard Conte, avec une interprétation sans larmoyer, mais dont la fuite est inéluctable: il a tué un flic; il tue son avocat véreux; il a une amoureuse (Debra Paget, insipide); il doit quitter la ville et a besoin d'Hope Emerson, qui convoite ses bijoux. Il va voir sa famille et son jeune frère. Et en permanence l'inspecteur Victor Mature est à ses trousses juste derrière lui.

Pour le coup, ici il n'y a pas de femme fatale au sens traditionnel du film Noir. Debra Paget est peu présente, et Hope Emerson, est bien une femme fatale, sans la connotation romantique. Il y a aussi Shelley Winters dans un petit rôle. Bref, il n'y a pas de femme fatale.

Le film est cadencé et rythmé, avec beaucoup de décors de rue de nuit. C'est bien du Noir. Avec la musique qui casse les oreilles, comme beaucoup de films de cette époque.

Le personnage et l'interprétation de Debra Paget sont fades, pour le mieux. Par contre Hope Emerson est impressionnante. Ses quelques scènes, jeu du chat et de la souris avec Richard Conte, sur la cache de bijoux, sont jubilatoires. Et Victor Mature est vraiment bon; ses joutes avec Richard Conte son jubilatoire.

LA Proie [Blu-Ray]

samedi 20 février 2021

Le Carrefour De La Mort (Kiss Of Death, 1h39, 1947) de Henry Hathaway

Avec Victor Mature,  Brian Donlevy, Coleen Gray, Richard Widmark, Taylor Holmes, Howard Smith, Karl Malden.

Superbe polar, film policier ou film noir: ce film de Henry Hathaway est un bijou. Il est porté par un Victor mature parfait, qui porte la souffrance sur son visage. Il est un gangster pas si mauvais que ça, et qui est plus préoccupé par sa femme et ses enfants. Brian Donlevy, le flic qui l'arrête et l'aide à se recheter, n'est pas forcément le méchant, comme souvent, et qui essaie d'aider Victor mature à s'en sortir. Mais tout en l'utilisant pour attraper ses copains, qui n'ont rien fait pour aider sa femme alors qu'il était en prison. Le super méchant est Richard widmark dans un rôle qui doit être son premier historiquement, mais qui est mémorable dans un personnage de psychopathe qui adore tuer les gens, probablement des enfants, et les femmes dans un fauteuil roulant en l'occurrence.

Le film culmine dans la scène du restaurant où Victor Mature vient sur le terrain de Richard widmark pour le provoquer. Belle séquence tout en tension avec un beau travail des acteurs. La fin sera tragique pour tout le monde.

Par ailleurs, et cela est annoncé des un carton au début, le film a été tourné dans New York en décors réels, ce qui peut lui donner un certain cachet et qui lui permet de montrer des arrière-plans qui ne sont pas tous noirs (ce ne sont pas des bouts de décors de studio dans le noir).
Dans le genre de tension rentrée, il y a aussi la première séquence du début après le hold-up de la bijouterie et toute la séquence dans l'ascenseur qui descend la vingtaine d'étages. Très belle séquence de montée progressive de la tension, toute simple, avec uniquement le visage des acteurs et les étages qui s'égrènent un  à un.
Et le film ne contient pas de musique qui casse les oreilles.
Le Carrefour de la Mort [Blu-Ray]

lundi 11 novembre 2019

La Charge Des Tuniques Bleues (1955, The Last Frontier) de Anthony Mann

Avec Victor Mature, Guy Madison, Robert Preston, James Whitmore, Anne Bancroft, Russell Collins, Pat Hogan, Peter Whitney.

La Charge des Tuniques Bleues [Édition Spéciale]Le préwestern, comme nous l'aimons. Des décors superbes, des trappeurs, des Indiens pas contents,  des Tuniques Bleues bêtes et intelligentes. Ici nous avons le duel classique entre l'officier en chef, obsédé et cherchant à faire des éclats (Robert Preston, parfait), et son second, juste et réaliste (Guy Madison, solide, mais moins flamboyant).
Les trappeurs sont représentés par Victor Mature (interprétation peu subtile, mais le personnage est émouvant) qui interprète une brute (il a été élevé dans les montagnes par un autre trappeur) et James Whitmore son père adoptif. Ils rencontrent ces Tuniques Bleues, et sont fascinés par leurs uniformes, par l'alcool et par une jolie fille (Anne Bancroft) qui se trouve être la femme de l'officier en chef.
Cet ensemble est bien imbriqué par un scénario qui exploite tous les éléments dramatiques: les Indiens, l'animosité entre les deux officiers, la relation entre Victor Mature et Anne Bancroft, et tout ce qui est attenant.
C'est filmé en CinémaScope et en Technicolor dans des décors naturels: du beau spectacle.
À noter qu'il est ici question de charge des Tuniques Bleues uniquement à la toute fin du film. Le titre original est plus proche du film: le film se déroule à la frontière avec les territoires indiens lorsque l'Amérique était en cours de conquête par l'homme blanc.