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mardi 26 août 2025

Bataille Sans Merci (Gun Fury, 1h23, 1953) de Raoul Walsh

Avec Rock Hudson, Donna Reed, Philip Carey, Roberta Haynes, Leo Gordon, Lee Marvin, Neville Brand, Ray Thomas, Lee Marvin.

Raoul Walsh mène tambour battant cette histoire de poursuite, où Rock Hudson traque des bandits qui ont attaqué la diligence et kidnappé sa fiancée (dans le premier quart du film), Donna Reed, délicieuse. La furie est dans le personnage de Rock Hudson qui poursuite le responsable des bandits coûte que coûte, Philip Carey, charmeur et séducteur, mais prêt à tout pour retrouver son statut d'avant la Guerre de Sécession (c'est un ancien sudiste spolié par les nordistes). Philip Carey a aussi des vues très prononcées sur la charmante Donna Reed. S'ajoute à cela le personnage de Leo Gordon, qui jouera un rôle clé pour aider Rock Hudson : il est d’abord parmi les bandits, puis se retournera contre eux, pour la même obsession. L'interprétation de Rock Hudson est plutôt monolithique et son expression de la furie est plutôt limitée. Mais le spectateur n'a pas le temps d'y penser, car en 83 minutes il se passe beaucoup de choses avec ses multiples rebondissements et une distribution réussie.

À noter que le film a été tourné pour la 3D et que régulièrement un personnage nous envoie quelque chose à la figure (ce qui d'ailleurs est surprenant si l'on n’est pas au courant de cet élément technique).

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samedi 9 octobre 2021

Le Crocodile De La Mort (Eaten Alive, 1h31, 1976) de Tobe Hooper

Avec Neville Brand, Mel Ferrer,  Carolyn Jones, Marilyn Burns, William Finley, Stuart Whitman, Roberta Collins, Robert Englund, Kyle Richards.

Tobe Hooper sait créer des univers fermés, glauques où vivent des personnes démentes. Pour ce deuxième film, juste après son Massacre A La Tronçonneuse (1974), il s'agit ici d'un hôtel dont le propriétaire est dément, tueur en série, et qui possède un crocodile comme animal de compagnie (le crocodile du titre est anecdotique, les qualités du film ne sont pas sur celui-ci).

Cet hôtel est peu engageant, mais il y a toujours des clients qui arrivent pour demander des chambres pour la nuit, heureusement pour le scénario et le film. Le film regorge de personnages troubles ou excessifs, surtout masculins, que ce soit du côté du propriétaire de l’hôtel (Neville Brand, excellent en malade mental bigot), ou des clients: William Finley (en mari masochiste), Robert Englund (en idolâtre de son pénis),

Le travail sur les décors (de studio), poisseux, combiné à une bonne direction d'acteur, avec un peu de nudités, fonctionnent parfaitement. Avec en plus un enfant que le tueur persécute, ce qui est plutôt rare dans les films étasuniens.

Le Crocodile de la Mort