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mercredi 27 août 2025

Everybody's Fine (1h39, 2009) de Kirk Jones

Avec Robert De Niro, Drew Barrymore, Kate Beckinsale, Sam Rockwell, Lucian Maisel, Damian Young, James Frain, Melissa Leo, Kate Moennig.

Une père, veuf, va à la rencontre de ses enfants, qui ont quitté le foyer depuis longtemps, et a qui il n’a jamais parlé.  Il est veuf. Il n'a vraisemblablement pas beaucoup parlé avec ses enfants. C'est sa femme qui parlait avec eux. A l'approche de Noël, aucun des enfants ne peut venir le voir. Il décide d'aller les voir un par un. C'est le point de départ. Il fera donc le voyage pour les voir un par un, en train, en bus. Au grès des rencontres, petits et gros mensonges apparaissent, retrouvailles et questionnements, petites rancoeur et gestion de ce que l'on veut montrer plutôt que la réalité.

Robert De Niro tient là un beau rôle où son interprétation reste mesurée dans la grimace. Il y est sobre, ce qui va très bien au personnage, et le rend émouvant. L'affiche est plutôt trompeuse : c'est un drame avec quasiment aucun moment d'humour. Néanmoins dans l'ensemble il s'agit d'un bon scénario qui progresse par petites touches subtiles et d'une mise en image bien servie par de bons acteurs.

 poster du film Bande-annonce Everybody's Fine

lundi 1 novembre 2021

Inglorious Basterds (2h33, 2009) de Quentin Tarantino

Avec Brad Pitt,  Mélanie Laurent, Christoph Waltz, Eli Roth, Michael Fassbender, Diane Kruger, Daniel Brühl, Til Schweiger, Gedeon Burkhard, Jacky Ido, B.J. Novak, Denis Ménochet, August Diehl.

Avec ce film Quentin Tarantino démontre encore une fois son grand talent et son grand sens de l'écriture.

Au service d'une histoire fictive où il arrive a tuer Hitler et un ensemble de hauts dignitaires nazis, ce qui est plutôt sympathique, mais purement uchronique.
Pour faire cela, un commando est monté avec à leur tête Brad Pitt (ridicule avec son accent que même Meryl Streep n'oserait pas), qui souhaite détruire le plus de nazis possible. Ce sont ceux du titre bien sûr, mais qui en fait sont faiblement incarnés et même uniquement par Brad Pitt, les autres acteurs sont sans charisme, sans empreintes mémorielles, inexistants. Défaut important du film: les inglorious basterds du titre n'existent pas.
Nous comprenons quand même que le film n'est pas justement sur ce groupe de tueurs, mais sur les histoires parallèles qui vont conduire plusieurs personnages à se rejoindre pour tuer des dignitaires nazis, dont Hitler. 
Donc gros défaut de distribution sur ce groupe de tueurs qui ne nous intéresse pas. Ce qui fait que nous ne voyons que Brad Pitt et Til Schweider qui bénéficient des seuls personnages incarnés.

Le film par contre dispose de deux belles performances, plutôt subtiles. Celle de Christoph Waltz et celle de Michael Fassbender. Tous deux brillants et disposant d'un ensemble de dialogues et de scènes où l'on voit très bien le scénariste jubiler devant son clavier lorsqu’il qui les a écrits.

Nous connaissons le gout et le talent de distribution de Quentin Tarentino pour les belles actrices; nous sommes servis ici avec Mélanie Laurent et Dianne Kruger, mais elles sont trop peu présentes à l'image, malheureusement.

Au total nous avons donc un film brillant sur la forme et qui dénote une maîtrise totale, mais qui ne produit aucune empathie pour aucun des personnages et qui donne un sentiment d'être vide voir inexistant.
Inglourious Basterds [Blu-Ray]

mardi 24 novembre 2020

Rien De Personnel (2009, 1h30) de Mathias Gokalp

Avec Jean-Pierre Darroussin, Denis Podalydès,Mélanie Doutey, Pascal Greggory, Zabou Breitman, Bouli Lanners, Frédéric Bonpart, Dimitri Storoge, Samuel Ferret, Richard Chevallier, Michel Trillot.

Le film conte de manière ironique un séminaire d'entreprise où des cadres doivent passer des épreuves, alors que pointent un rachat et des licenciements. Ces cadres discutent avec des gens qui peuvent être des coachs et pas des membres de l'entreprise. Le coach pouvant donner une évaluation de la personne ensuite. Et avec des observateurs qui notent les jeux de rôles.

Le film est malin dans sa manière de montrer cela: par un mécanisme de retour en arrière et en revivant le même scène plusieurs fois avec des variantes (nous en savons plus sur un personnage, cela va plus loin) qui progressivement nous font comprendre qui fait quoi.

Le film donne une impression d’inachevé. Des personnages importants dans la narration sont évacués (Mélanie Doutey, Pascal Gregory, Bouli Lanners). Nous comprenons leur fonction de levier dramatique, mais leur disparition donne une impression de manque. La narration se concentrant sur Jean-Pierre Darroussin et Denis Podalydès.

De bonnes idées: la performance vocale horrible de Pascal Grégory, ou l'homme de ménage qui se fait passer pour le PDG.

Au total le film contient une bonne dose d'humour noir sur des sujets tragiques: licenciement, adultère, harcèlement. En bref, une bonne comédie dramatique, un genre si typiquement français.

Rien de personnel Poster

vendredi 26 juin 2020

La Famille Wohlberg (2009) de Axelle Ropert

Avec François Damiens, Valérie Benguigui, Valentin Vigourt, Léopoldine Serre, Serge Bozon, Jean-Luc Bideau, Jocelyn Quivrin, Jean-Christophe Bouvet.

Bande-annonce La Famille WolbergIl s'agit d'une composition sympathique, entre adultère, maladie incurable et enfants adolescents qui se rebellent.
Sympathique, car François Damiens véhicule du comique par sa posture et ses mimiques, et par l'aura de ses sketches et de son comique particulier qui y est exprimé, mais c'est un film tragique et l'histoire n'a rien d'amusant. Car son mariage bat de l'aile, car au niveau de sa santé il y a des soucis, car il est maire et mélange différentes activités, car il a des enfants qui commencent à avoir des états d'âme sur ses règles de vie.
La relation entre les différents personnages est bien écrite. Le film est dans l'ensemble sans grande conséquence, mais agréable, car porté par deux beaux et bons acteurs qu’est François Damiens et qu'était Valérie Benguigui. Si nous enlevons François Damiens de l'interprétation, il ne reste quand même pas grand-chose à part ses qualités d'écriture.


jeudi 4 juin 2020

L'élite de brooklyn (Brooklyn's Finest, 2009) de Antoine Fuqua

Avec  Richard Gere, Don Cheadle, Ethan Hawke, Wesley Snipes, Will Patton, Lili Taylor, Michael Kenneth Williams, Ellen Barkin, Vincent D'Onofrio, Shannon Kane.

Bande-annonce L'Elite de Brooklyn
L'élite de Brooklyn est composée de trois flics dont nous suivons la vie pendant l'ensemble du film. Tous les trois ont leur vie personnelle en difficulté, pour de pas dire inexistante ou complètement désordonnées. L'un est infiltré dans un gang de trafiquants de drogue. L'autre est aux abois financièrement. L'autre n'a plus aucune illusion sur la vie. Nous comprenons donc que le titre est ironique. En guise d'élite nous avons trois personnages en perdition qui ne maîtrisent pas ou très peu leur avenir. Et qui tous progressent à petites étapes vers la tragédie.
Antoine Fuqua, responsable d'au moins un bon polar (Training Day, 2001) en signe encore un de qualité. Urgences, noirceurs, tensions et suspenses multiples. Pour un film captivant et peu reluisant pour la police. Qui se terminera tragiquement.
Du trio de tête nous retiendront Don Cheadle qui fait un travail remarquable, tout comme Richard Gere, dans un style rentré et peu expansif. Ethan Hawke est dans ses interprétations nominales.
Existe-t-il des films policiers où les personnages sont bien dans leur peau et heureux? Ce serait un genre nouveau. Peut-être pas assez intéressant sur le plan dramatique... Cela reste à faire.

dimanche 22 décembre 2019

Safari (2009) de Olivier Baroux

Avec Kad Merad, Lionel Abelanski, Valérie Benguigui, Frédérique Bel, Guy Lecluyse, David Saracino, Nicolas Marié, Greg Germain, Yannick Noah, Omar Sy, Frédéric Proust.

Bande-annonce Safari - Edition SimpleUne comédie sur fond de voyage en Afrique, voyage organisé, conduit par une agence de voyages à très bas prix et qui se retrouve avec Kad Merad comme guide. Nous nous retrouvons donc avec un groupe de personnes que nous apprenons à connaître, chacun avec ses petits secrets, ses tares et ses éléments de comique ou pas, mélangés à des éléments du film exotique, tous tournés en général vers le comique.
Ce n'est pas extraordinaire. Il manque pas mal d'inventivité, mais cela reste regardable. Les acteurs ont dû sûrement s'amuser comme des petits fous à le tourner et nous sommes très contents pour eux. Ce n'est pas de haut vol et le film ne provoque que des sourires. Il ne contient aucun éclat de rire. Mais c'est un humour un peu doux amer, chaque personnage étant finalement dramatique. C'est peut-être cela qui le distingue et peut lui donner une singularité. Les personnages de Kad Merad et Lionel Abelanski (tous deux très bons) étant pathétiques. Mais nous cherchons vainement un point de vue, que ce soit sur la forme ou sur le contenu. Le film laisse aussi une impression de direction d'acteur un peu limite.
Disons qu'il s"agit d'un travail technique sans personnalité. Mais qui peut se laisser regarder pour se reposer.

mercredi 8 juillet 2015

Une Petite Zone De Turbulence (2009) de Alfred Lot

Avec Michel Blanc, Miou-Miou, Mélanie Doutey, Gilles Lellouche, Cyril Descours, Yannick Renier, Wladimir Yordanoff.

La comédie dramatique type.  Plutôt bien écrite. Pas inventive au niveau de la distribution: Michel Blanc, même si parfait, n'est pas une surprise; Miou-Miou a deux scènes de sexe, ce qui n'est pas une surprise. Le reste de la distribution est parfaite aussi.
Le sujet de ce presque film choral est la turpitude de l'âge chez un Michel Blanc hypocondriaque et vraisemblablement jeune retraité mélangé avec les turpitudes de son fils (homosexuel, là aussi ce n'est pas une surprise) et de sa fille sur le point de se marier.
Une bonne comédie dramatique, tranquille, sans surprise, mais très efficace.

samedi 1 février 2014

UNIVERSAL SOLDIER REGENERATION (2009) DE JOHN HYAMS


Avec Jean-Claude Van Damme, Dolph Lundgren, Andrei Arlovski.

Ce volet de la franchise Universal Soldiers contient des qualités: le décor impressionnant de l'usine abandonnée (tournée en Bulgarie, le film est censé se dérouler à Tchernobyl).
Le point faible est l'histoire, peu intéressante, et très série B.
Jean-Claude Van Damme tire sa dégaine fatiguée pendant tout le film sauf pour l'attaque finale de l'usine où il se réveille.
Dans le casting, Andrei Arlovksi impressionne par son physique et son charisme.
Dolph Lundgren (un pilier de la franchise) fait aussi une apparition, et est plutôt bon, sauf dans ses scènes d'actions qui paraissent pataudes, lourdes (peut-être qu'à son âge il pourrait se faire doubler).
Bande-annonce Universal Soldier: Regeneration

jeudi 26 décembre 2013

LE CODE A CHANGE (2009) DE DANIELE THOMPSON



Avec Karin Viard, Dany Boon,  Marina Foïs,  Patrick Bruel,  Emmanuelle Seigner,  Christopher Thompson, Marina Hands,  Patrick Chesnais,  Laurent Stocker,  Pierre Arditi.

La comédie dramatique chorale typique dans sa réussite et dans sa limite. Au rayon de la réussite, il y a la distribution, exemplaire où tous sont bons. Danièle Thomson sait diriger ses acteurs. Autre réussite, son scénario, bien écrit, dosé et équilibré. La limite du film est l'intérêt relatif de ces personnages, sans être inintéressants, ils paraissent très loin de la réalité sociale de l'année 2009. Leurs préoccupations, même si pour certaines universelles (adultère, relation parent-enfant), ne sont si transposable que ça et n'émouvrons pas tout le monde.

mardi 12 novembre 2013

JEUX DE POUVOIR (2009) DE KEVIN MACDONALD



Un suspense politique un peu fade et mollasson. Fade à tel point que quelques jours après l'avoir visionné il est difficile de s'en souvenir… Je me souviens juste de Russell Crowe obèse et moche. À oublier.

jeudi 7 novembre 2013

VERY BAD TRIP (2009, THE HANGOVER) DE TODD PHILLIPS



Une bonne surprise que cette gueule de bois. Le principe du film est assez simple: nos trois personnages principaux essaient de se rappeler et de retrouver ce qui s'est passé les dernières 24 heures.
C'est parfaitement dirigé, très bien écrit, et cela contient sa dose de bizarreries et de personnages détraqués nécessaires à ce genre de film. Le film contient quelques gags énormes et très rigolos. C'est finalement assez tragique même si effectivement au premier degré le spectateur s'amuse de ce qui arrive à ces trois hurluberlus qui veulent enterrer la vie de garçon de leur copain qui se marie.
Le film contient de très bons seconds rôles, tous plutôt bien dépeints et exploités au cours de l'histoire. Donc il y a un gros travail d'écriture et un beau travail de direction d'acteur, tous impeccables.

lundi 24 juin 2013

[REC]2 (2009) de Jaume Balagueró et Paco Plaza



Cette suite reprend là où le premier film se termine à la seconde près. En fait, il débute un petit peu avant la fin du premier si l'on considère la chronologie.
Sur la forme il est exactement comme le premier. Mais sans l'effet de surprise, sans l'effet de découverte, que provoquait [REC] et que provoque à la première vision cette franchise.
C'est-à-dire qu'ici c'est toujours aussi horrible, mêlant les accès d'horreurs, la bonne utilisation des clairs-obscurs ou de la pénombre, mais cela ne surprend plus. Même si sur le plan de l'horreur pure le film donne sa dose. Il y a beaucoup de sang et de morts-vivants sanguinolents possédés par le virus qui essayent de manger tout ce qui passe.
Autres éléments qu'apporte cette suite, c'est une explication de la provenance du virus en question, voire pourquoi les gens se retrouvent  quelque part "possédés" ! "Possédés"' est bien le bon mot ils sont en fait possédés par le Diable... Et c'est là où le film pèche, car cette explication enlève tout mystère à cette histoire d'horreur : c'est une banale histoire de possession ! C'est très décevant et presque ridicule… On n'est pas surpris que l'on nous serve cela quand on pense à un pays catholique comme l'Espagne. Néanmoins cela n'est pas original de se raccrocher quelque part à L'Exorciste, car un des principaux personnages est ici un prêtre qui se balade avec son crucifix à la main et auquel réagissent les zombies ou malades par le virus qui veulent manger les autres !
Sinon on retrouve les qualités de direction d'acteur, le super travail au niveau de la technique avec toutes ces caméras et ces images passant par ces caméras (gros travail de montage). C'est un documenteur (appelé aussi found footage). La direction d'acteur est très bien; les acteurs sont tous très bons. Mais voilà, même si c'est efficace, au final il y a plus l'originalité du premier et donc il n'y a plus la force qu'avait le premier qui contenait de vrais moments de terreur pour qui ne savait rien sur le film avant de le visionner.