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dimanche 30 mars 2025

Magnificat (1h38, 2023) de Virginie Sauveur

Avec  Karin Viard, François Berléand, Maxime Bergeron, Nicolas Cazalé, Patrick Catalifo, Anaïde Rozam, Benoît Allemane, Negrita.

Un prêtre vient de décéder. Le rapport médical indique qu'il est une femme, et que tout le monde l'ignorait. Bien sûr l'Église est embarrassée et souhaite enterrer le sujet. Mais une femme employée de l'Église décide de comprendre comment cela est possible et mène sa propre enquête. C'est Karin Viard, très bien dans ce personnage. Elle y voit une opportunité pour les femmes. Un film engagé donc. Entre l'embarras de l’Église qui veut ne pas ébruiter et étouffer tout cela, et la quête de la vérité et l'histoire (qu'est-ce qui a pu mener à cette situation), le film tire le spectateur jusqu'au bout, car il veut lui aussi comprendre, qu'une femme puisse être prêtre pendant toutes ces années. Surtout que le "père" décédé était apprécié de tous et toutes.

L'intrigue nous raconte l'arrière-plan personnel de l'enquêtrice (son fils ne connaît pas son père), ce qui dénature le sujet du film en ajoutant une sous intrigue qui est peu utile pour le sujet. Au total le film est à voir pour son sujet, même s'il n'est pas subtil par moment.

poster du film Bande-annonce Magnificat

dimanche 11 octobre 2020

Deux Moi (2019, 1h50) de Cédric Klapisch

Avec François Civil, Ana Girardot, Camille Cottin, François Berléand, Simon Abkarian, Eye Haidara, Rebecca Marder, Pierre Niney, Zinedine Soualem, Virginie Hocq, Paul Hamy, Marie Bunel.

Cédric Klapisch s'améliore avec le temps. Son film est parfait de bout en bout. Les deux narrations finissent par se rejoindre: l'histoire nous conte les pérégrinations de deux personnages, qui cherchent une raison à leur vie, probablement personnages dans l'air du temps, seuls, qui vont finir par se rencontrer, bien sûr. Le scénario est très riche et juste. Les scènes dans les familles sont bien écrites et sonnent naturalistes. Tous les personnages secondaires sont habilement croqués: le père, la mère, le copain de classe, les deux psys, l'épicier, la collègue. Les deux personnages de psy que chacun d'eux consulte emmènent un peu d'humour, et sont  eux aussi bien croqués.

Les deux personnages principaux sont faiblement empathiques, car habité par trop de mollesse, à la limite de la neurasthénie, mais nécessaire à la narration, ce qui aussi rend la conclusion du film prévisible, et réjouissante! Une partie de l'intérêt de la narration est de faire se demander en permanence au spectateur, quand vont-ils se croiser? Leurs deux histoires finissent bien sûr par se rejoindre comme nous l'imaginons et le souhaitons.
 Deux Moi

Filles Uniques (2003, 1h25) de Pierre Jolivet

Avec Sandrine Kiberlain, Sylvie Testud, Vincent Lindon, François Berléand, Roschdy Zem, Francis Leplay, Julien Cottereau, Thierry Perkins-Lyautey, Philippe Fretun, Albert Dray, Jean-Chrétien Sibertin-Blanc, Laurent Poitrenaux.

Belle distribution pour cette comédie policière, buddy movie au féminin, où une juge et une délinquante légère s'associent pour faire tomber des vilains (il est question de détournement d'argent de casinos).

Le duo est constitué de de Sandrine Kiberlain et Sylvie Testud, qui sans être une distribution originale, fonctionne parfaitement, même si prévisible dans leurs comportements.
Le duo est entouré des personnages masculins, qui sont nécessaires à l'histoire, mais qui sont réellement secondaires, et des faire-valoir de ses personnages de principaux qui sont les seuls qui intéressent Pierre Jolivet :  Vincent Lindon en mari à côté de sa femme (et à côté de la plaque), Rochdy Zem en flic de province qui cherche à tirer son coup, François Berléand en délinquant de casino.
L'ensemble fonctionne parfaitement, pour une durée de 1h25 parfaite.
Efficacité nominale pour ce genre de film, qui ne déçoit pas, mais qui ne rentre pas dans l'inoubliable.
 
 
 Filles uniques

dimanche 13 septembre 2020

La Bonne Épouse (2020) de Martin Provost

Avec Juliette Binoche, Yolande Moreau, Noémie Lvovsky, François Berléand, Edouard Baer, Marie Zabukovec, Anamaria Vartolomei, Lily Taieb, Pauline Briand, Armelle, Marine Berlanger, Clémence Blondea, Marie Cornillon, Lauren Deguitre.

Le film précédent  de Martin Provost possédait beaucoup de qualités (Sage Femme, 2017).
La bonne épouse (2020)Ici le film se veut moins grave, plus humoristique, même si le sujet ne l'est pas moins, grave. Le sujet est plus historique. En 1968, nous suivons la vie d'une école de ménagères (un des intérêts du film est de rappeler que cela a existé): ses histoires internes, sentimentales, financières, et les histoires liées à l'extérieur de l'école: un amoureux qui revient (Édouard Baer en amour de jeunesse), le fiancé d'une des élèves, les vices de François Berléand (caricatural) que nous découvrons à son décès.
La distribution est de très bon niveau, avec en tête Juliette Binoche et Noémie Lvovsky qui portent le film sur leurs épaules. La distribution des élèves fonctionne bien, mais elles sont secondaires, hormis l'histoire d'amour entre deux des pensionnaires.
Le film se termine en comédie musicale en assénant ses messages sur l'émancipation des femmes.
La direction d'acteur n'est  pas subtile. Et le film est au total pas du tout subtil. Mais l'importance du sujet, porté par ses actrices, produit un résultat qui suscite beaucoup de sympathie.