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dimanche 1 février 2026

La Petite (1h33, 2023) de Guillaume Nicloux

Avec Fabrice Luchini, Mara Taquin, Maud Wyler, Juliette Metten, Veerle Baetens, Lucas Van den Eynde, Viv Van Dingenen.

Guillaume Nicloux continue sa création. Ici il n'y a ni Michel Houellebecq, ni Gérard Depardieu. Mais nous avons Fabrice Luchini, qui part à la recherche puis à la pêche (dans le sens où il essaie de l'attraper) de son petit fils en gestation auprès d'une mère porteuse, qui loue ses ovaires et son ventre pour de l'argent.

Le film pose la problématique de l'élevage de cet enfant : quelle est sa famille, qui va l'élever, qui sera son père, qui sera sa mère. Avec le postulat dramatique du début de film qui est que le père biologique décède.

Nous garderons les questionnements que pose le film. Nous garderons l'interprétation de Fabice Luchini, très sobre et très émouvant dans sa manière rentrée de jouer ces émotions. Nous garderons Mara Taquin, toute en énergie. Pour au total un Guillaume Nicloux qui signe un film plutôt intéressant, sérieux (pas iconoclaste) et amusant par moment.

poster du film Bande-annonce La Petite 

vendredi 17 janvier 2025

La Ruche (1h21, 2021) de Christophe Hermans

Avec Ludivine Sagnier , Sophie Breyer , Mara Taquin , Bonnie Duvauchelle , Tom Vermeir , Romain Guillermic , Arthur Buyssens , Vincent Overath.

L'histoire d'une mère et de ses trois filles. De prime abord, rien ne laisse présager d'un intérêt que cela pourrait suscite. Mais la mère est plutôt dysfonctionnelle. Ses filles maintiennent le navire à flot. Elles aident leur mère à leur manière, à travers différentes tranches de vie. L'apparition ponctuelle du père permet au film de préciser les personnages, que ce soit la mère, qui a visiblement besoin de soins, mais aussi les filles, dans la détestation de leur père. Le film a le mérite de montrer que les choses ne sont pas toutes blanches ou toutes noires, que les individus peuvent avoir des qualités et des défauts.

Christophe Hermans signe un très beau film, plutôt naturaliste dans ce qu'il peint, voire documentaire, où chaque personnage possède ses fêlures : la mère, Ludivine Sagnier, dans une interprétation toute en subtilités, en premier ; et chacune des filles, à leur manière aussi.  Avec des mentions spéciales pour Sophie Breyer et Mara Taquin, dans de beaux personnages, toutes deux passionnantes.

Un bijou dans son genre avec des personnages décrits avec subtilités.