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dimanche 29 juin 2025

The Electric State (2h05, 2025) de Anthony Russo et Joe Russo

Avec Woody Norman, Millie Bobby Brown, Ann Russo, Stanley Tucci, Chris Pratt.

Une curiosité que cette superposition qui utilise à outrance le CGI porn. L'univers est intéressant, car ce sont des robots qui se sont révoltés (ce n'est pas nouveau), mais qui ont été parqués dans des zones, comme l'étaient les Amérindiens à une époque, et qui sont rejetés par les humains. Il n'est d'ailleurs pas évoqué le terme intelligence artificielle. L'avantage de ces robots c'est qu'ils ressemblent à des poupées ou des jouets, ce qui donne au film une patine intéressante, car voir des poupées ou des robots de type jouet pour enfant rouillés usés et qui cherchent à exister, ou qui souhaiteraient avoir une arme, est plutôt original. 

Le film est cohérent et crée une réelle tension jusqu'à l'arrivée du personnage de Chris Pratt, qui permet de basculer dans la zone interdite pour nos personnages principaux qui sont constitués d'une jeune femme et de son robot, qui semble contenir l'âme de son frère. Vous apprendrez bien sûr que le résultat de cette existence, de cette dystopie, est le fruit d'une espèce de savant savant fou réactionnaire interprété par Stanley Tucci. À ce titre le film n'est pas du tout original, et le truc du savant fou a déjà été vu des milliards de fois ; des savants fous responsables d'une quasi fin du monde. 
Le défaut du film et qu'il ne va pas jusqu'au bout de la déglingue d'univers de robots pour enfants, car le film ne une contient aucune subversion ni d'outrances, ce qui pourrait rendre le projet intéressant au-delà de sa performance technique du sujet relativement original et du traitement assez sombre. C'est d'ailleurs le problème du film : sa cible n'est pas le public enfantin, c'est trop noir, et pour les adultes c'est trop enfantin.
Cela reste une curiosité.
poster du film Bande-annonce The Electric State

dimanche 7 août 2022

The Gray Man (2h02, 2022) de Anthony Russo et Joe Russo

Avec Ryan Gosling, Chris Evans, Ana de Armas, Billy Bob Thornton, Jessica Henwick,  Dhanush, Alfre Woodard, Regé-Jean Page, Wagner Moura, Julia Butters, Shea Whigham, Deobia Oparei, Robert Kazinsky.

Nous recherchons la démarche artistique, au-delà du produit de consommation globalisée (distribution  pensée pour plaire aux spectateurs de tous les continents de la planète Terre). Mais nous ne la trouvons pas. Quelles ont été la vision et la valeur ajoutée recherchée? Voire l'innovation? Voire la disruption? Car ce succès-damné de John Wick, patiné par la franchise James Bond, est d'un ennui colossal. Les éléments techniques sont parfaits, mais nous nous en moquons. Le seul intérêt est le méchant, qui est rigolo, souriant, content et satisfait d'être méchant. Mais cela ne suffit pas à maintenir l’intérêt, pour un film qui parait très long. Ryan Gosling est très fort dans la mâchoire serrée et le "je ne ressens rien", et nous nous en moquons aussi, même s'il nous est expliqué pourquoi il est devenu un tueur en série et à gage (son papa était très violent). Ana des Armas est inutile. Est-ce le scénario? Trois scénaristes sont quand même crédités au générique...

Peut-être que le défaut de ce genre de produit est de ne pas accepter son propre concept, sa propre violence, c'est-à-dire de ne pas la montrer alors qu'elle est permanente. Une version gore serait peut-être intéressante. Mais étant donné qu'il faut tenir une cible globale pour ses publics intercontinentaux, ce n'est pas possible, à moins de filmer des inserts spécifiques en fonction des censures.

Le film ne possède aucun brio de film de genre auquel il candidate. Il n'a aucune hystérésis. Si ce n'est Chris Evans qui est sympathique dans son personnage de vilain. Nous aimerions que ce genre de film mette toute son énergie et son habileté technique, non pas sur des sujets débiles, mais par exemple sur le réchauffement climatique ou des enjeux sociétaux. Pour au moins y percevoir une parcelle d'intérêt.

Bande-annonce The Gray Man