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dimanche 6 février 2022

Office (1h59, 2015) de Johnnie To

Avec Sylvia Chang, Chow Yun-Fat, Eason Chan, Tang Wei, Ziyi Wang,Yueting Lang, Eddie Cheung, Tien-Hsin, Stephanie Che, Timmy Hung, Kin-Kwan Chu, Adrian Wong, Catherine Chau, Mimi Chi Yan Kung, Hoi-Pang Lo, Philip Keung, Amy Fan.

Johnnie To a beau être un as de la mise en scène et de l'exploitation des décors, usuellement les rues des villes, et de Hong-kong en particulier, mais ici ce sont les bureaux d'une société financière de Hong-kong, et ici le film est visuellement impressionnant et Johnnie To appréhende pleinement cet univers et cet ensemble de décors, d'escaliers, de murs en verre. Mais cet ensemble nous laisse de marbre, sans aucune empathie pour les personnages dont nous n'arrivons pas à nous y intéresser. Est-ce parce qu'il s'agit d'une comédie musicale, une vraie? Peut-être, car nous avouons pleinement être insensibles à ce style.

Nous percevons bien que Johnnie To se moque de cet univers de la finance et de ces personnages avec tous le même uniforme et dont les préoccupations sont purement pécuniaires et qui passent leur temps à se mentir.

Néanmoins, le film est brillant sur la forme. Et il est toujours surprenant de voir Chow Yun-Fat sans un révolver à la main!

Office [Blu-Ray 3D Compatible 2D]

lundi 1 novembre 2021

Judo (Throw Down, 1h35, 2004) de Johnnie To

Avec Louis Koo, Aaron Kwok, Cherrie Ying, Tony Ka Fai Leung, Eddie Cheung, Jordan Chan, Hoi-Pang Lo, Calvin Choi, Jack Kao, Albert Au, Fan Yeung.

Encore un film sublime pour Johnnie To, dont la narration et la progression de l'histoire sont exclusivement basées sur le comportement des personnages et pas sur les dialogues ou les choses énoncées par des mots. C'est-à-dire exclusivement sur la mise en scène de chacune des scènes et sur les mouvements des personnages. Un film magique.

Le film suit un trio de personnages, d'abord seuls, puis ensemble: ce sont leurs interactions qui vont faire évoluer l'histoire jusqu'à la résolution finale. Le spectateur n'en sait jamais plus que les personnages et ne comprend pas ou découvre leur motivation en cours de route, pas petites touches. Ce qui fait qu'il est impossible de deviner la suite. Et qui rend le film captivant jusqu'à sa résolution. Mais aussi grâce à la mise en scène de chaque séquence où Johnnie To utilise de manière brillante les rues de Hong Kong.
Résolution d'ailleurs qui n'a pas vraiment de signification, car il ne se passe pas grand-chose dans ce film, mais il arrive quand même à faire captiver le spectateur. Des éléments d'émotions arrivent régulièrement et affleure en surface même si motivations des personnages nous indiffère (l'une cherche un travail de chanteuse, l'autre veut affronter les grands maîtres de Judo). Et ceci par leurs interactions: sans musique ou dialogue insistant.
La photographie adore les décors de nuit et adore filmer la ville de Hong Kong. La ville et ses rues sont presque un quatrième personnage.
Le judo du  titre correspond à un arc dramatique qui motive un des trois personnages principaux. C'est un prétexte qui importe peu et n'empêche pas le film le contenir des éléments beauté pure.
Le film se veut un hommage à Akira Kurosawa que Johnnie To admire. Du très grand art.
 Judo (Throw Down)