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dimanche 10 novembre 2019

L'empereur de Paris (2018) de Jean-François Richet

Avec Vincent Cassel, Patrick Chesnais, August Diehl,  Olga Kurylenko, Denis Lavant, Freya Mavor, Denis Ménochet, Jérôme Pouly, James Thierrée, Fabrice Luchini, Fayçal Safi, Antoine Lelandais.

L'Empereur de ParisLe film appartient à la catégorie des films historiques, avec grandes qualités de reconstitutions (décors,  costumes, us et coutumes). Avec un canevas dramatique qui suit Eugène-François Vidocq (Vincent Cassel, solide et en retenue) dans son ascension depuis le bagne à son poste de chef de la police parisienne. Le film se déroule à Paris pendant que Napoléon est en campagne et que Joseph Fouchet dirige la police de l'Empire (Fabrice Luchini, parfait tout en retrait dans une interprétation sans exubérance et tout en retenue). La distribution féminine est parfaite: Freya Mayor et Olga Kurylenko sont superbes et absorbent leurs scènes. Ainsi qu'August Diehl, parfait et crédible dans son rôle d'antagoniste.
Le film évite l'écueil de faire un film d'action avec arrière-plan historique avec renforts de bruits et de fureurs. Au contraire, il prend le temps de présenter progressivement les personnages clefs, par petites touches, qui se croisent et se recroisent plus tard lors d'évènements dramatiques. La violence n'est pas cachée, mais le film n'est pas là.
Le canevas est le film d'enquête avec constitution d'une équipe (Vidocq construit son équipe avec laquelle il va nettoyer Paris) qui ensuite fait le job. Et d'ailleurs nous aurions aimé que l'histoire continue et ne s'arrête pas là, pour voir jusqu'où Vidocq ira. Même si le personnage de Vidocq reste toujours hermétique et que le spectateur ne sait pas beaucoup de choses de ses états d'âme et motivations.

lundi 10 juin 2019

Ma Mère Est Folle (2018) de Diane Kurys

Avec Fanny Ardant, Vianney, Patrick Chesnais, Arielle Dombasle, Jules Rotenberg, Quentin Minon, Ella Leyers, Karim Barras, François Neycken.
Bande-annonce Ma mère est folle
Un navet dans toute sa splendeur. Il y a pourtant de l'effort. Mais la mayonnaise ne prend pas.
Le film est mal écrit: l'évolution des personnages est brutale. Tout tombe à plat. Ou alors téléphoné.
Le film souhaite faire rire. Il n'arrive pas à faire sourire (Vianney ne peut pas faire rire, les excentricités de Fanny Ardant n'y arrivent pas, seule peut être Arielle Dombale). Et est rempli de clichés (l'homo de service est un esthète: comment peut-on encore filmer de pareilles conneries).
Le pauvre Vianey se débat avec un personnage sacrifié par le scénariste; aucune scène n'a été écrite pour son personnage et se débat dans un personnage passif dont le scénariste a oublié d'expliquer pourquoi il change de point de vue sur sa maman (celle du titre, Fanny Ardant en roue libre, qui est très professionnelle, mais ne semble pas faire partie du même film que les autres).
Comble de la fainéantise et de la médiocrité de la mise en scène: une voix off apparaît soudainement pour expliquer des états d'âme du personnage, pour que le spectateur comprenne ce que la mise en scène est incapable d'expliquer?
C'est en fait un film vieux, un film de vieillards du cinéma. Ou plutôt un film rance.
Curieusement la seule chose à sauver est la musique originale (pas les chansons affreuses).

jeudi 26 décembre 2013

LE CODE A CHANGE (2009) DE DANIELE THOMPSON



Avec Karin Viard, Dany Boon,  Marina Foïs,  Patrick Bruel,  Emmanuelle Seigner,  Christopher Thompson, Marina Hands,  Patrick Chesnais,  Laurent Stocker,  Pierre Arditi.

La comédie dramatique chorale typique dans sa réussite et dans sa limite. Au rayon de la réussite, il y a la distribution, exemplaire où tous sont bons. Danièle Thomson sait diriger ses acteurs. Autre réussite, son scénario, bien écrit, dosé et équilibré. La limite du film est l'intérêt relatif de ces personnages, sans être inintéressants, ils paraissent très loin de la réalité sociale de l'année 2009. Leurs préoccupations, même si pour certaines universelles (adultère, relation parent-enfant), ne sont si transposable que ça et n'émouvrons pas tout le monde.