Affichage des articles dont le libellé est 1988. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 1988. Afficher tous les articles

vendredi 14 mai 2021

Le Messager De La Mort (Messenger Of Death, 1h31, 1988) de Jack Lee Thompson

Avec  Charles Bronson, Trish Van Devere, Laurence Luckinbill, Daniel Benzali, Marilyn Hassett, Charles Dierkop, Jeff Corey, John Ireland, Penny Peyser, Gene Davis, John Solari, Jon Cedar, Tom Everett, Duncan Gamble, Bert Williams, Jerome Thor.

Un film où Charles Bronson ne tue personne. Malgré le titre. Malgré l'affiche ou la jaquette du vidéogramme. Il y a bien des morts, au sein d'une famille de mormons, où enfants et femmes sont massacrés (c'est le début du film). Charles Bronson est un journaliste qui enquête pour comprendre pourquoi une famille de mormons a été décimée. Il mène l'enquête de son côté, à son rythme, indépendamment de la police, appuyé par son journal qui veut de la sensation.
Le côté documentaire du film nous présente les schémas de pensée de ces mormons, où volontés de Dieu (qui explique tout) et vengeances font bon ménage, dans un pays où les armes sont en vente libre. Le messager de la mort est le tueur qui a décimé la famille, sans rapport avec le personnage de Charles Bronson qui fait son enquête. Ou alors, le journaliste à travers son enquête, qui va provoquer indirectement des représailles entre familles mormones.
Un autre élément intéressant du film est l'ensemble des décors naturels du Colorado. Ajoutons une musique superbe qui peut faire penser à un film d'horreur: le compositeur, Robert O. Ragland nous est inconnu, mais a signé beaucoup de musiques de film. Celle-ci est intéressante, car elle convient au suspense et à l'horreur.
Le film se terminant avec de méchants capitalistes et politiques avides d'argent. 
Le film se laisse donc visionner sans problème. Les scènes à la ville (Denver, les capitalistes, les personnes importantes) étant le parfait contrepoint des scènes à la campagne où Charles Bronson enquête et finit par reconstituer les pièces du puzzle dans les fermes des mormons.
Le Messager de la Mort [Blu-Ray]

mardi 11 mai 2021

Piège De Cristal (Die Hard, 2h12, 1988) de John McTiernan

Avec Bruce Willis, Bonnie Bedelia, Reginald VelJohnson, Paul Gleason, De'voreaux White, William Atherton, Hart Bochner, James Shigeta, Alan Rickman, Alexander Godunov, Bruno Doyon, Andreas Wisniewski, Robert Davi, Clarence Gilyard Jr., Joey Plewa, Lorenzo Caccialanza,

Piège de Cristal se situe après Predator (1987) et avant A La Poursuite d'Octobre Rouge (1990), soit trois chefs d'oeuvres et trois succès commerciaux pour John McTiernan.

Avec comme vedette du film la tour dans laquelle l'ensemble se déroule.

Revoir John McTiernan s'est se dire que la mise en scène est d'une élégance folle, le scénario est parfait (Jeb Stuart et Steven E. de Souza sont passés dessus), avec un méchant de grande qualité.

Les séquences d'anthologie sont enfilées comme des perles. L'attrait du scénario est de mettre en scène des gens ordinaires comme Bruce Willis en flic de New York, mais bien loin du policier qui tire puis réfléchi, mais aussi le flic pote avec qui il parle (Reginald Veljohnson). Ceux-ci sont confrontés à des cambrioleurs, très équipés, très professionnels. Avec Alan Rickman en tête de pont du groupe de méchants cambrioleurs (des Européens, Asiatiques, noirs, latinos). Avec aussi les éléments d'humour avec le duo comique, les Johnson et Johnson du F.B.I.

Ce policier ordinaire possède des caractéristiques qui le rendent attachant très vite, comme ses soucis avec sa femme ou comme le fait qu'il n'est pas indestructible et qu'il souffre à intervalle régulier: il a des blessures qui ne le rendent pas immortel ou insensible aux balles. Il chute, il se coupe, il a faim, il a peur en avion. Différents éléments le rendent attachant au spectateur, ce qui permet une forte identification. Les films d'action de John McTiernan essaient toujours de montrer l'action sous un angle différent, de manière inhabituelle, de sortir des clichés consubstantiels au genre "action". C'est ici une totale réussite.

Piège de cristal Poster

lundi 10 mai 2021

L'Emprise Des Ténèbres (The Serpent And The Rainbow, 1988, 1h38) de Wes Craven

Avec  Bill Pullman, Cathy Tyson, Zakes Mokae, Paul Winfield, Brent Jennings, Conrad Roberts, Badja Djola, Theresa Merritt, Michael Gough, Paul Guilfoyle.

Wes Craven, maître du film d'horreur, a en permanence cherché à créer des nouveautés, à inventer, à renouveler le genre, voire le pérenniser. Quelquefois avec réussite commerciale, quelquefois avec réussite artistique, quelquefois les deux. L'Emprise Des Ténèbres rentre dans la catégorie réussite artistique, grâce à son sujet et à son traitement. Le film reste impressionnant et étonnant. Nous ne savons pas quels sont les éléments documentaires et proches du folklore de Haïti, mais le film  et le scénario de Richard Maxwell et Adam Rodman sont très riches. Le film mélange hallucinations, cauchemars, contexte politique de Haïti, zombification, tortures. Un bréviaire de l'horreur, en suggérant beaucoup et en montrant lorsqu'il le faut.

La ligne principale du film envoie ce pauvre Bill Pullman qui travaille pour une firme pharmaceutique rechercher la substance qui transforme les morts en zombis dans un but d'exploitation mercantile. Il va vivre une descente aux enfers, sans rien maîtriser, et s'en sortira un peu par hasard.

Le film gère une tension permanente, avec de multiples séquences-chocs qui avancent crescendo en intensité tout au long du film. Les personnages et acteurs sont impressionnants: Zakes Mokae, Paul Winfield et Brent Jennings. Accompagnés par Cathy Tyson pour la contribution locale romantique qui ne fait pas peur.

Sinon le film n'est pas une publicité pour Haïti, loin de là, avec toutes les choses horribles qui sont montrées.

L'emprise des tenebres

samedi 20 février 2021

Hellraiser 2: Les Écorchés (Hellbound: Hellraiser II, 1988, 1h37) de Tony Randel

 Avec Clare Higgins, Ashley Laurence, Kenneth Cranham, Imogen Boorman, Sean Chapman, William Hope, Doug Bradley, Barbie Wilde, Simon Bamford.

Ce deuxième de franchise est décevant.

Il apporte sa dose de gore, de chairs, de tortures et de barbaque devant la caméra, de manières plus importantes que dans le premier de franchise. Il y a beaucoup plus de moyens grâce au succès du premier et donc les choses sont "gonflées" à tous les niveaux avec plus de personnages, plus de décors, plus de gore et monstres.

Mais l'intimité du premier film était ce qui le rendait justement intéressant. Puisque le premier film et était plutôt concentré sur une maison et la famille qui l'occupe, le père, le frère du père, la fille du père, l'épouse du père (Clare Higgins qui donnait une dimension sexuelle), plus quelques cénobites. Tout gravitait autour de quatre personnages de cette famille. Ici le film perd en visibilité et en cohérence en se concentrant sur l'hôpital psychiatrique et son patron, mais répond à son cahier des charges de présenter des choses horribles et dégueulasses. Tout en montrant plus sur l'univers des cénobites; c'est quand même une des qualités du film. Dans l'ensemble le film est clairement moins subversif.

Il est curieux ou intéressant de noter que cette franchise, en tout cas cette suite, est constitué de personnages principaux presque exclusivement féminins.  Nous retrouvons Clare Higgins et Ashley Laurence. En complément, il y a patron de l'hôpital psychiatrique mais nous devinons qu'il ne durera pas et c'est bien ce qui lui arrive. Les personnages clés sont bien féminins.
C'est là où le bât blesse, car le scénariste et ses producteurs on choisit de centrer la narration sur le patron de l 'hôpital psychiatrique et un peu sur la fille, Ashley Laurence, au détriment du personnage de Clare Higgins qui est le personnage le plus intéressant et qui est ici mis de côté et fait juste de la figuration.
Hellraiser 2, Les écorchés [Blu-Ray]

dimanche 10 novembre 2019

Rambo III (1988) de Peter MacDonald

Avec Sylvester Stallone, Richard Crenna, Marc de Jonge, Kurtwood Smith, Spyros Fokas, Sasson Gabai.


Rambo III PosterLes ingrédients de cette saga sont pérennisés avec ce troisième de franchise. Ici John Rambo, qui aide des moines dans un pays asiatique, est embarqué dans une histoire pour sauver son colonel de papa qui s'est planté en Afghanistan. L'argument est facile, mais c'est un prétexte à amener notre ami John Rambo à affronter dans de superbes décors à la fois sur terre et sous terre un méchant Soviétique et ses soldats russes tout en étant aidé par des Afghans grands combattants devant l'Histoire. 
Un certain nombre de séquences sont réellement spectaculaires encore une fois sans utilisation d'images numériques, à base d'hélicoptères, de décors superbes et d'exploitations de ces décors.
Sur le plan de la tôle froissée et déchirée, nous sommes dans le summum pour ce genre de production dans les années 80. Avec en plus ici le début d'éléments humoristique entre John Rambo et son copain colonel qui amène un petit peu d'auto-ironie qui n'est pas désagréable et qui permet de se moquer un peu de soi-même c'est-à-dire de sa propre franchise qui ne recelait aucun élément d'humour dans le premier ni dans le second (hormis l'humour involontaire devant sa profusion de clichés) mais qui ici apparait avec quelques bons mots et qui rend la dernière partie du film à la fois spectaculaire et légère, mais pas du tout dans l'esprit de la franchise. À noter que Sylvester Stallone corrigera cette tendance à l'humour dans les deux films suivants qui en sont complètement dénués et qui sont des surenchères dans la noirceur et la violence.