Affichage des articles dont le libellé est Jean-François Richet. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jean-François Richet. Afficher tous les articles

dimanche 6 février 2022

Blood Father (1h28, 2016) de Jean-François Richet

Avec Mel Gibson, Erin Moriarty, Diego Luna, Michael Parks, William H. Macy, Miguel Sandoval, Dale Dickey, Richard Cabral, Daniel Moncada, Ryan Dorsey, Raoul Max Trujillo.

Jean-François Richet réalise une bonne série B où l'action présentée n'est pas le moteur de l'histoire, mais bien les personnages. Que ce soit le personnage principal, Mel Gibson dans son type casting récurrent depuis plusieurs films, mais aussi sa fille Erin Moriarty (parfaite), ou ses proches, comme William H. Macy ou Michael Parks dans un rôle ambigu comme il les aime.

Un père ancien taulard se trouve dans l'obligation d'aider sa fille qui est recherchée par des mafieux mexicains. Jean-François Richet s’accommode parfaitement de ce canevas et de ces décors, les USA dans sa version désertique, avec beaucoup de routes et de poussière. Les relations père fille sont plutôt bien écrites et le film évite adroitement les remontrances du père: sa fille fréquente des mauvais garçons, mais c'était aussi le cas du père, ex-taulard, ce qui fait qu'il ne peut pas lui reprocher, et se met plutôt en quête de trouver le moyen de l'en sortir, grâce à son réseau de voyous.

Le film est parfait dans son genre avec ce qu'il faut d'exotisme (mauvais garçons, groupes mafieux, désert, tatouages, contre-culture étatsunienne tendance proarmes).

 Blood Father - Édition Limitée SteelBook - Blu-ray [Édition SteelBook]


samedi 4 avril 2020

Assaut Sur Le Central 13 (2005) de Jean-François Richet

Avec Ethan Hawke, Laurence Fishburne, Gabriel Byrne, Maria Bello, Drea de Matteo,  John Leguizamo, Brian Dennehy, Kim Coates.

Bande-annonce Assaut sur le central 13Cette refabrication du film de John Carpenter (Assault, 1976) reprend un certain nombre de choses, et ajoute des variantes.
Le décor est l'hiver et le commissariat est sous la neige. Ceux qui attaquent sont des flics ripoux et non pas des voyous. Le héros est blanc et le prisonnier le plus intelligent et charismatique, ici Laurence Fishburne, donc afroétatsunien.
D'une manière générale le film brasse et mélange plus de personnages, supportés par une belle distribution.
Les différents détenus sont dans cette version un peu plus présents et fournissent de par leurs attitudes et leurs bêtises un lot d'arcs dramatiques.
Le canevas principal est maintenu et permet de réaliser un bon film à suspense, avec une progression régulière, mais dont la libération émotionnelle est tout de même un peu faible, moins tendue, avec une sortie à l'extérieur des personnages principaux vers une forêt, dont nous sommes par exemple moins convaincus: ce final sous la neige qui dé-confine les protagonistes apparait forcée et neutralise la fin du film. Cette dernière scène a-t-elle était ajoutée après le tournage du film? Elle ne cadre pas avec le rythme du film que nous venons de visionner.

dimanche 10 novembre 2019

L'empereur de Paris (2018) de Jean-François Richet

Avec Vincent Cassel, Patrick Chesnais, August Diehl,  Olga Kurylenko, Denis Lavant, Freya Mavor, Denis Ménochet, Jérôme Pouly, James Thierrée, Fabrice Luchini, Fayçal Safi, Antoine Lelandais.

L'Empereur de ParisLe film appartient à la catégorie des films historiques, avec grandes qualités de reconstitutions (décors,  costumes, us et coutumes). Avec un canevas dramatique qui suit Eugène-François Vidocq (Vincent Cassel, solide et en retenue) dans son ascension depuis le bagne à son poste de chef de la police parisienne. Le film se déroule à Paris pendant que Napoléon est en campagne et que Joseph Fouchet dirige la police de l'Empire (Fabrice Luchini, parfait tout en retrait dans une interprétation sans exubérance et tout en retenue). La distribution féminine est parfaite: Freya Mayor et Olga Kurylenko sont superbes et absorbent leurs scènes. Ainsi qu'August Diehl, parfait et crédible dans son rôle d'antagoniste.
Le film évite l'écueil de faire un film d'action avec arrière-plan historique avec renforts de bruits et de fureurs. Au contraire, il prend le temps de présenter progressivement les personnages clefs, par petites touches, qui se croisent et se recroisent plus tard lors d'évènements dramatiques. La violence n'est pas cachée, mais le film n'est pas là.
Le canevas est le film d'enquête avec constitution d'une équipe (Vidocq construit son équipe avec laquelle il va nettoyer Paris) qui ensuite fait le job. Et d'ailleurs nous aurions aimé que l'histoire continue et ne s'arrête pas là, pour voir jusqu'où Vidocq ira. Même si le personnage de Vidocq reste toujours hermétique et que le spectateur ne sait pas beaucoup de choses de ses états d'âme et motivations.