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dimanche 13 septembre 2026

Bird (1988, 2h41) de Clint Eastwood

Avec Forest Whitaker, Diane Venora, Michael Zelniker, Samuel E. Wright, Keith David, Michael McGuire, James Handy, Damon Whitaker, Morgan Nagler, Arlen Dean Snyder, Sam Robards, Penelope Windust, Bill Cobbs, Hamilton Camp, John Witherspoon, Matthew Faison, Peter Crook, Alec Paul Rubinstein, Patricia Herd, Steve Zettler, Ann Weldon, Charley Lang, Tim Russ, Richard Jeni, Don Starr.

Avec ce film, Clint Eastwood nous raconte la vie de Charlie Parker, surnommé "Bird". Musicien de jazz, qui a eu une vie très courte,  mais intense. Le film est très malin : il orchestre ses analepses et ses prolepses de manière très fluide, et aussi d'une manière qui fait qu'en général, cela répond à la question, au questionnement que se pose à ce moment-là le spectateur. D'où une sensation de fluidité.

Il s'agit donc d'un film très bien écrit.  Avec en l'occurrence, au niveau interprétation, Diane Venora et Forest Whitaker, qui sont très bons : chacun d'eux possède une interprétation de très grande qualité. Et le film, à travers son scénario en tout cas, nous montre le rôle très important qu'ont eu toutes les femmes que Charlie Parker a croisé.

Le film, par contre, parle très peu de composition. Ainsi que de peu de sa grande qualité et ses performances sur son instrument de musique. Le film évoque aussi de manière mesurée, mais toujours pertinente, la problématique du racisme. Notamment lors de certaines tournées. Le film est donc l'histoire dramatique de Charlie Parker, tout en restant passionnant de bout en bout. Nous y trouvons notamment la drogue, puisqu'il était drogué dès sa jeunesse. Et d'ailleurs, ce sujet de drogue semble quasi naturel par rapport à l'environnement où il est né. Et c'est un postulat. Permanent. En tout cas, il n'est jamais questionné ou critiqué. Pourquoi il se drogue ? Il se drogue, c'est un fait. Et ce n'était pas le seul d'après ce que montre le film.

 poster du film Bande-annonce Bird

dimanche 8 août 2021

Un Monde Parfait (A Perfect World, 2h18, 1993) de Clint Eastwood

Avec Kevin Costner, Clint Eastwood, Laura Dern, T.J. Lowther, Leo Burmester, Keith Szarabajka, Bradley Whitford, Ray McKinnon, Jennifer Griffin, 

Un des chefs-d'oeuvre de Clint Eastwood. Et le meilleur rôle de Kevin Costner.

Le scénario est implacable, car il aménage des scènes à la fois sympathiques avec un sous-texte de tension permanente. Où le personnage de  Kevin Costner, tueur par accident, se révèle au détour de quelques scènes posséder une noirceur (il enlève un enfant, ses accès de violence, dont la séquence phénoménale avec la famille du fermier dans le champ de maïs) mais aussi un potentiel de sympathie, car il n'est pas méchant avec l'enfant, l'aide à s'ouvrir au monde.

La richesse du road movie est aussi dans les personnages de cette Amérique profonde rencontrée, qui permettent de caractériser le personnage de Kevin Costner, de faire progresser le jeune garçon, et aussi de rencontrer des populations de gens simples: un fermier et sa famille, une famille type en voiture 

Et le grand sujet du film est donc la maltraitance des enfants: la mère par ses croyances au début du film maltraite son fils, puis le collègue de Costner, plus les gens rencontrés: le fermier, la famille en voiture. Avec cette séquence incroyable avec la famille du fermier qui les héberge, séquence inédite dans l'ensemble du cinéma étatsunien.

Le film dénonce aussi le machisme de cette époque avec le personnage de Laura Dern, qui semble être le seul personnage subtil et possédant une intelligence.

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Le Maître De Guerre (Heartbreak Ridge, 2h10, 1986) de Clint Eastwood

Avec Clint Eastwood, Marsha Mason, Everett McGill, Moses Gunn, Eileen Heckart, Mario Van Peebles, Arlen Dean Snyder, Bo Svenson.

Clint Eastwood inaugurait en quelque sort sa veine "vieux bougon au grand coeur"? Dont les jalons sont ce Maitre de Guerre, Grand Torino (2008), La Mule (2018). Et sûrement d'autres, car il est vrai que beaucoup d'autres films possèdent des caractéristiques similaires, mais ces trois sont caractéristiques. Bougon, inapte à la vie de famille (et fâché avec sa famille), remplie de préjugés, mais qui se révèlera avec certaines qualités; caractéristiques qui permettent de raconter une histoire avec la carcasse vieillissante ou vieille de Clint Eastwood.

Cette production Malpaso est donc taillée pour Clint Eastwood. Première partie, prologue, nous le découvrons en prison et saoul, puis il prend son nouveau poste et doit remettre en forme le peloton d'éclaireurs: préparation et entrainement, confrontation avec la hiérarchie (Everett McGill, très bon). Il finit par avoir une reconnaissance de ses soldats. Puis le film se termine par une vraie intervention militaire, légère, mais réelle.

Le film est jubilatoire grâce à ses dialogues vulgaires et très amusants: beau travail de James Carabatsos (avec des contributions de Dennis Hackin et Joseph Stinson). Le film est bien sûr dans l'affrontement entre le sergent Highway et ses jeunes soldats: choc des générations avec une préoccupation très professionnelle pour le sergent Highway qui doit les former. Et aussi dans l'affrontement avec se hiérarchie (une constante de beaucoup de films). Ne pas négliger dans l'intérêt que suscite le film, la relation avec son ex-femme est aussi bien écrite et empreinte d'un réalisme certain.

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