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mardi 23 mai 2023

AKA (2h02, 2023) de Morgan S. Dalibert

Avec Alban Lenoir, Eric Cantona, Thibault de Montalembert, Sveva Alviti, Saïdou Camara, Lucille Guillaume, Kevin Layne, Philippe Résimont, Vincent Heneine, Nathalie Odzierejko, Steve Tientcheu, Constantin Vidal, Noé Chabbat.

AKA voit le personnage d'Alban Lenoir compléter sa mythologie après Balle Perdue (2020) et Balle Perdue 2 (2022). Ici il rejoint un gang dirigé par Éric Cantona, composé de plus ou moins de bras cassés et d'incapables, ceci dans le cadre d'une démarche d'infiltration qui en fait un film enquête et policier avec des éléments d'espionnage dans ses enjeux avec l'enquête des services français.

Par rapport aux deux films Balle Perdue (il est inévitable de comparer AKA avec ceux-ci), tous les trois portés et coécrits par Alban Lenoir : il crée une mythologie de héros d'action avec ses muscles et son cerveau voire son éthique, dans un style "low tech" c'est à dire sans numérique à outrance. En comparaison AKA paraît un peu pataud et moins léger dans sa dramaturgie que les Balle Perdue.
Il est possible de noter encore une fois que les personnages féminins ne sont pas que des faire-valoir ; ils possèdent la clé dans l'arc dramatique.
La ligne dramatique globale apporte aussi un certain intérêt au film dans le sens où notre héros, Alban Lenoir, se (re)trouve dans un combat entre des choses qu'il n'imaginait pas et est donc amené à réviser ses repères : l'enfant d'Eric Cantona par exemple.
La trahison était la mécanique de deux films Balle Perdue ; elle l'est encore dans ce film, ce qui alimente les rebondissements et permet de capter le spectateur sur la durée.
Bande-annonce AKA

dimanche 17 mai 2020

Dérapages (2020) de Gilles de Verdière et Ziad Doueiri

Avec Eric Cantona, Suzanne Clément, Alex Lutz, Alice de Lencquesaing, Gustave Kervern, Louise Coldefy, Vincent Desagnat.

Série télé de six épisodes de cinquante minutes. Avec pour sujet, un vieux directeur des ressources humaines d'une PME, chômeur de longue durée à la cinquantaine, qui se retrouve embarqué dans une histoire de fausse prise d'otage pour tester des cadres de haut niveau sur leur résistance en vue de leur confier le licenciement de 1500 personnes.
Aus der Spur PosterLa série a du mal à démarrer, mais elle devient intéressante à partir du troisième épisode, lorsque nous comprenons que notre DRH oriente la prise d'otage pour se servir lui même. Ensuite il est difficile de deviner ce qui va se passer et comment tout va se terminer. Le scénario est malin.
Le film combine différents genres, le film de prison, le film sociétal. Côté film social, nous sentons que c'est une des ambitions du film, mais nous n'y croyons pas et les autres intrigues écrasent cette thématique.
La direction d'acteur n'est pas subtile (Eric Cantona) voire ratée (Gustave de Kervern). Si le talent d'Eric Cantona n'est pas à démontrer, l'égoïsme de son personnage gêne et empêche l'empathie avec lui. Le principal défaut du film est son manque de subtilité.
Mais nous restons toujours curieux de savoir ce qu'il va se passer dans la suite. L'intrigue est suffisamment bien faite pour introduire à chaque épisode des surprises qui orientent le drame vers des pistes que nous ne soupçonnions pas.
La dimension sociale du film est masquée, oblitérée par le film de prison et par l'intrigue (le licenciement des 1500 personnes ou la dureté de la vie d'un quinquagénaire au chômage).
À noter l'interprétation très réussie et subtile d'Alex Lutz en grand patron du CAC 40.
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