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dimanche 6 février 2022

Don't Look Up: Déni cosmique (2h18, 2021) de Adam McKay

Avec Leonardo DiCaprio, Jennifer Lawrence, Meryl Streep, Cate Blanchett, Rob Morgan, Jonah Hill, Mark Rylance, Tyler Perry, Timothée Chalamet, Ron Perlman, Ariana Grande, Kid Cudi, Himesh Patel, Melanie Lynskey, Michael Chiklis, Tomer Sisley, Paul Guilfoyle.

Le nouveau film d'Adam McKay est brillant sur la forme. Mais n'est pas une réussite. Tout simplement, car ce qu'il montre est réaliste et pas du tout délirant. Le film manque cruellement d'excès, le film manque d'élément subversif: il n'y en a aucun. Les scénaristes se sont restreints (est-ce une auto censure ou des directives de Netflix?). La satire fonctionne, mais elle ne parait pas excessive, mais réaliste et présente un mode de raisonnement et de fonctionnement très standard, que ce soit pour le président des USA, les médias dominants, les réseaux sociaux ou la contre-culture: ils sont tous anesthésiés par leur préoccupation pécuniaire ou d'audimat.

Ce qui n'en fait pas un film tragique, mais un film catastrophe, très standard, avec de vraies qualités de direction d'acteur. Et avec toutes les qualités techniques que l'on peut attendre d'un film A et d'une utilisation réaliste du CGI porn. Dont la distribution et l'interprétation. Adam McKay gère bien ses multiples personnages secondaires. Les acteurs sont bons, en haut du panier il y a Jennifer Lawrence et Leonardo DiCaprio. Les parties les plus réussies sont celles qui concernent les médias, avec une Cate Blanchett qui jubile dans son personnage de star du talk-show.

La scène du repas à la fin est subtile et bien écrite. Et fait basculer le film dans le tragique et l'horreur, sans ironie. Mais rattrapé ensuite par la séquence (ou est-ce avant celle-ci) avec le PDG psychopathe (Mark Rylance, parfait et terrifiant) et ses acolytes qui atterrissent sur une planète et se font manger par des bestioles locales.

Bande-annonce Don’t Look Up: Déni cosmique

jeudi 3 novembre 2016

Hunger Games - La Révolte : Partie 1 et Partie 2 (2015) de Francis Lawrence

Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Elizabeth Banks, Julianne Moore, Philip Seymour Hoffman, Jeffrey Wright, Stanley Tucci, Donald Sutherland, Willow Shields, Sam Claflin, Jena Malone, Wes Chatham, Natalie Dormer.

Hunger Games - La Révolte : Partie 2Hunger Games - La Révolte : Partie 1 Blu-rayÀ la nullité du deuxième de franchise (Hunger Games - L'Embrasement, 2013) succèdent ce troisième épisode découpé en deux parties de deux heures chacune. Et là, la franchise suscite à nouveau l'intérêt: ce mélange de futur (les éléments technologiques: véhicules, armes) et d'ancien (la décoration chez le dictateur Snow), de technologies (ce monde futuriste où la communication est une arme) et de nature (beaucoup de paysages naturels verdoyants) suscitent l'intérêt. D'ailleurs, il est possible de passer directement au premier épisode à ceux-ci, ce qui donne une vraie trilogie.
C'est là où le film est le plus intéressant, dans l'utilisation que fait chaque camp de la communication et de l'image, de l'image de Katniss Everdeen alias Jennifer Lawrence. Chaque camp essayant de contrôler les foules. Y compris la dictatrice Alma Coin alias Julianne Moore. Ce qui donne une ambiguïté de bon aloi et une conclusion sympathique.
Ce troisième épisode découpé en deux morceaux est très bavard, et parsemé de séquences d'actions assez spectaculaires.
Au total une bonne surprise. On regrette quand même les exubérances vestimentaires du premier épisode qui fournissaient un peu d'humour et de légèreté.

vendredi 17 avril 2015

Hunger Games l'Embrasement (2013) de Francis Lawrence

Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Elizabeth Banks, Lenny Kravitz, Philip Seymour Hoffman, Jeffrey Wright, Stanley Tucci, Donald Sutherland, Amanda Plummer.

On reste toujours étonné devant un tel sujet, qu'une série B aurait traité en 1h20, et ce en un seul film. Ici c'est déjà le deuxième et il y en aura quatre en tout. Et la durée est de plus de 2h20, et le film très verbeux, s'étire péniblement pendant une heure et demie de bla-bla et de boursouflure.
Autant le premier volet était un film de survie rigolo et un peu inventif, avec de la violence, autant ici le film s'étire en longueur pour s'interrompre en plain milieu de l'action. Action qui nous avait réveillées et suscité un peu d’intérêt quelques minutes avant.
Et en plus de se terminer mal, et ne pas clôturer son histoire: il faut visionner la suite pour comprendre ce qui se passe. Suspense torride. Les scénaristes sont devenus paresseux.
L'effet néfaste de Peter Jackson (Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit, avec leurs trois films mal terminés) semble devenu le standard de la boursouflure.
Il est possible de se demander pourquoi, plutôt que de réaliser des produits déséquilibrés et sans personnalité, ils ou elles ne font pas une série télévisée directement; l'étirement et les multiples personnages du sujet s'y prêtent bien. Et l'univers diégétique s'y prête bien aussi.
Le film fait penser à une pâte (je veux dire la préparation de composition variable et de consistance plutôt molle, destinée à des usages pâtissiers.) , pâte feuilletée par exemple, que l'on roule, que l'on étend, que l'on élargit et étire, que l'on roule encore, en évitant que ça casse.  Le troisième volet étant étiré sur deux films! Pour passer de boursouflure à baudruche? Nous verrons bien.
Ceci étant dit, la direction artistique est de bon niveau et les acteurs bons. Il y a un travail spectaculaire et amusant sur les costumes et les maquillages.
Mais le film manque cruellement de violence et de subversion.


samedi 23 novembre 2013

HUNGER GAMES (2012) DE GARY ROSS

Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Lenny Kravitz, Stanley Tucci,  Donald Sutherland.


Hunger Games est encore une dystopie. Qui reprend les canons qu'instancient les Rollerball ou d'autres films d'anticipation où les pauvres sont exploités et les nantis dirigent et se servent des pauvres pour assoir leur domination.
Ici la force du film est de mixer un univers d'anticipation dans un monde de verdure et écologique (une bonne partie du film se déroule dans une forêt) ce qui lui permet de convoquer les schémas du film de survie avec beaucoup d'actions.
Le film est suffisamment malin pour ne pas divulguer facilement ce vers quoi l'histoire va évoluer.
Les acteurs sont tous convaincants.
La direction artistique mélange technologie futuriste, costumes recherchés et ridicules pour les nantis, univers très ternes et dépressifs pour les pauvres.
De la belle ouvrage.
La suite devrait être intéressante: quels éléments constitutifs de ce film seront amplifiés par les producteurs, correspondant aux fondamentaux à reproduire dans la suite pour convoquer à nouveau le succès commercial?