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mercredi 11 février 2026

Frankenstein (2025) de Guillermo Del Toro

Avec Oscar Isaac, Jacob Elordi, Christoph Waltz, Mia Goth, Felix Kammerer,  Charles Dance, David Bradley, Lars Mikkelsen, Christian Convery, Nikolaj Lie Kaas, Kyle Gatehouse

Beau travail de décoration, costumes, maquillages, lumières. Mais au delà de la qualité de l'emballage, le film est long et le dernier tiers peu intéressant et répétitif. L'histoire du docteur Frankanstein nous intéresse peu il faut reconnaitre. Et la créature est plus intéressante : un super-humain. Mais il n'existe qu'à travers du personnage d'Oscar Isaac. Mais comme nous ne nous intéressons pas à ce qu'il lui arrive, le film ennui. Savoir comment le professeur est arrivé à cela, à créer cette créature, n'est en soi pas intéressant. Le film est une imbrication de retours en arrière, typique des fictions Netflix, ce qui indique qu'ils ont bien adapté le roman de Mary Shelley (qui est un flashback). Nous aurions plus apprécié une structure dramatique qui raconte ce que devient la créature à partir de son existence, sans coller au Docteur Frankenstein. Cela sera probablement le sujet de la suite.

C'est un peu un film sans âme. Malgré un travail superbe sur tout ce qui se voit, malgré le talent des acteurs, malgré le talent de Guillermo Del Toro, le film est long. 

La créature est un superhéros, immortel. Nous ignorons si cela est dans le roman initial, néanmoins cela sent un peu trop le superhéros, maladie de beaucoup de fictions de ces quinze dernières années. 

poster du film Bande-annonce Frankenstein 

mercredi 23 août 2023

John Wick Chapitre 4 (John Wick: Chapter 4, 2h49, 2023) de Chad Stahelski

Avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, George Georgiou, Lance Reddick, Clancy Brown, Ian McShane, Marko Zaror, Bill Skarsgård, Donnie Yen, Aimée Kwan, Hiroyuki Sanada, Shamier Anderson, Rina Sawayama, Yoshinori Tashiro.

Il est passionnant de voir comment de la série B John Wick (2014) et la franchise consécutive arrivent maintenant à cette superproduction qu'est ce Chapitre 4. Tout en conservant les ingrédients du premier et de la franchise, mais abandonnant certains éléments de réalisme pour aller vers de l'exagération permanente qui déréalise complètement dorénavant. John Wick, le personnage, semble immortel, insensible aux balles, au chutes et aux chocs.

Le film prend son temps, avec peu ou pas d'action pendant les trente premières minutes, puis va ensuite enchaîner les séquences d'anthologie, littéralement, toujours visuellement impressionnante, plastiquement superbes, riches d'invention, toujours dans des endroits luxueux ou historiques, comme les films précédents. Et en combinant à chaque fois un personnage avec ses talents d'artiste martial : Marko Zaror, Donnie Yen, Hiroyuki Sanada, pour les plus mémorables. Nous comprenons bien le rôle technique pour sauver John Wick qu'incarne Shamier Anderson ; c'est d'ailleurs le personnage le moins intéressant et uniquement là pour permettre d'éttirer le scénario et donc le film.

Du coté de la distribution donc, nous trouvons ces ajouts qui sont fondamentaux dans les multiples couleurs et parfums qu'ils convient pour cette franchise : Donnie Yen, Scott Adkins, Hiroyuki Sanada ou Marko Zaror. Ils amènent chacun une coloration et une culture.

Le personnage de John Wick tend vers une épure, à un corps sans logiciel, quasiment sans voix : un costume (blindé dorénavant), un pistolet, une fuite en avant, des coups et des chutes multiples. Keanu Reeves est plus mutique que d'habitude et parait incassable (voir ses multiples chutes qui égrainent le films)... John Wick est maintenant un super héros immortel.

JOHN WICK - CHAPITRE 4 - BLURAY

mardi 8 octobre 2019

John Wick Parabellum (John Wick: Chapter 3 - Parabellum, 2019) de Chad Stahelski

Avec Keanu Reeves, Halle Berry, Laurence Fishburne, Mark Dacascos, Asia Kate Dillon, Lance Riddick, Jason Mantzoukas, Anjelica Huston, Ian McShane, Saïd Taghmaoui, Jerome Flynn.

Ce troisième John Wick est similaire au deuxième au niveau de ses ingrédients. Encore plus de séquences d'actions. Encore plus de décors différents: géographique (ici le Maroc et le désert), chevaux, motos, ponts, galerie de verre. Encore plus de personnages: ici l'ajout de Halle Berry, que nous devinons comme prête à revenir dans les suites, puis le "patron" au-dessus de la Grande Table, Saïd Taghmaoui, dans un rôle et une séquence ridicule, kitch ou géniale, nous ne saurions dire, mais qui permet de relancer la franchise (qu'ils sont malins ces scénaristes:quatre sont crédités au générique). 
Bande-annonce JOHN WICK 3 VERSION SIMPLE-BILCe troisième de franchise n'a plus le charme de la découverte qu'avait le premier. Pour une franchise, il y a toujours un effet "première fois" qu'il est impossible de rattraper.
Mais il y a dans ce troisième volet les doses suffisantes de combats et séquences d'actions variées; ici à base de couteaux (amusante séquence dans le magasin de coutellerie), chevaux (amusante séquence dans des écuries), motos, chiens (il est à noter que les chiens, à la genèse de cette franchise, n'avaient pas encore été utilisés comme arme), les scénaristes se sont creusés pour trouver des idées nouvelles de séquences spectaculaires, et cela fonctionne. Même si le recours au numérique pour les effets de chairs et de sangs donne un ton de bande dessinée au film que ne produisent pas les effets devant caméra: cela manque de carnation.
Nous aimerions que la franchise, fortement attachée à la ville de New York,  prenne de l'air et sorte de la ville.
L'introduction de Marc Dacascos, dans un personnage aux éléments comiques, est bienvenue.
Au total cette super série B répond au cahier des charges d'actions. Et permet de maintenir Keanu Reeves dans la liste des acteurs demandés: il traine sa carcasse pataude, mais au combien résistante aux couteaux, balles et autres centaines de chocs violents.
Vivement la suite.