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samedi 16 mars 2024

Le Flic De Beverly Hills III (1h44, 1994) de John Landis

Avec Eddie Murphy, Jon Tenney, Judge Reinhold, Hector Elizondo, Rick Avery, Jimmy Ortega.

Ce troisième de franchise reprend le personnage d'Eddy Murphy selon une schématique déjà vu dans les précédents. Mais ici le film se déroule principalement dans un centre d'attraction, ce qui limite les décors et les visuels du film. Le scénariste, Steven E. de Souza, cette franchise est comme un parc d'attraction, et bien déroulons l'intrigue dans un parc d'attraction.

Quelques éléments pointe le style de John Landis. Mais la greffe ne fonctionne pas trop dans l'ensemble. Peut-être au niveau du rythme car le film d'action n'est pas la spécialité de John Landis. Par contre John Landis sait amener de l'humour légèrement décalé dans des genres préexistants.
Même si cela fonctionne, et que Eddie Murphy fait son show ainsi que les rôles secondaires (Judge Reynolds ou Bronson Pinchot) de la franchise, nous restons un peu sur notre faim. Ce troisième opus est ainsi moins réussit.

Le Flic de Beverly Hills III [Version remasterisée]


jeudi 30 juin 2022

Le Justicier: L'Ultime Combat (Death Wish V: The Face of Death, Un Justicier Dans La Ville 5, 1h35, 1994) de Allan A. Goldstein

Avec Charles Bronson, Saul Rubinek, Lesley-Anne Down, Michael Parks, Chuck Shamata, Kevin Lund, Robert Joy, Miguel Sandoval, Kenneth Welsh, Lisa Inouye,  Erica Fairfield.

Ce cinquième de franchise voit la tranquillité de notre architecte justicier perturbée, car sa chérie du moment est embêtée par son ex. Son ex est un psychopathe meurtrier, interprété par Michael Parks dans un rôle de méchant, sadique et amusant. Évidemment, c'est le principe de la franchise, la police étant inopérante, et gangrénée, Charles Bronson lui-même va devoir faire le ménage. Ici par contre, contrairement aux précédents épisodes, les armes restent simples, pistolet, fusil, et il n'y a donc pas de surenchère par rapport aux épisodes de la série (le char et le missile auraient été requis).

Les qualités de polar sont présentes, et il n'est pas possible de considérer cet épisode ni les autres d'ailleurs, comme bâclé. Scénario bien ficelé avec de multiples rebondissements, décors multiples et variés, acteurs bons autour de Charles Bronson, qui est peut-être un peu plus expressif que la moyenne de la franchise. Le film se déroule dans le milieu de la mode kitsch et pas du tout chic des années quatre-vingt, avec une dose de vulgarité qui fait plaisir à voir). Tout cela fonctionne et n'est pas fait à la va-vite. C'est peut être pour cela que la franchise peut gêner, car cette thématique de la justice faite soi-même est montrée dans cette franchise avec des moyens, une histoire et une démarche réfléchie, avec une mise en avant de l'autodéfense assumée.

Ville 4 & 5 Braque Les Dealers + Le Justicier : l'ultime Combat [Blu-Ray]

 


dimanche 13 septembre 2020

Pulp Fiction (1994) de Quentin Tarantino

Avec Tim Roth, Amanda Plummer, John Travolta, Samuel L. Jackson, Bruce Willis, Ving Rhames, Rosanna Arquette, Eric Stoltz, Uma Thurman, Harvey Keitel.

Pulp Fiction PosterLa fiction pulpeuse de Quentin Tarantino fonctionne bien et résiste au temps. Les personnages restent encore extrêmement stupides et d'ailleurs Quentin Tarantino, à ce titre, est un des grands metteurs en scène de personnages crétins, que nous pouvons mettre dans le groupe de tête des Woody Allen et frères Coen (Joël et Ethan). Grands spécialistes des personnages stupides,  grands spécialistes des personnages crétins qui parlent pour ne rien dire, qui ont des idées catastrophiques, qui créent leur drame.
Si nous mettons à plat les différentes scènes, nous nous rendons compte qu'il n'y a pas d'histoire et c'est là la force du film: une succession de scènes toutes parfaitement maîtrisée au niveau des dialogues, de l'interprétation, voire de la mise en scène qui sont liés plus ou moins à d'autres, mais il est impossible de raconter une histoire. Il n'y a pas un point A et point B clairs, mais de petits pas d'un groupe de personnages. C'est-à-dire de petites histoires pour chacun des personnages. Le boxeur, les deux tueurs, le mafieux, les 2 braqueurs de café, etc. Bref tout ce petit monde qui ne fait rien si ce n'est parler et rejoignent les autres par moment et par intermittence, avec un dernier tiers qui montre les liens entre les différentes histoires. Pour donner un ensemble brillant, toujours ludique, délicieusement vulgaire, à revoir et visionner. Il faudrait que des chercheurs étudient le film pour voir ce qu'il dit sur la société et l'environnement dans lequel il a été créé. Probablement pas grand-chose. Mais comme le film est un exercice de style très brillant, le film reste très impressionnant.

mercredi 19 août 2020

Fist Of Legend - la nouvelle fureur de vaincre (1994) de Gordon Chan

Avec Jet Li, Shinobu Nakayama, Siu-Ho Chin, Billy Chow, Yasuaki Kurata, Paul Chun, Ada Choi, Cheung-Yan Yuen, Toshimichi Takahashi, Suk-Mui Tam, Jackson Lou, Sun Wong, Man Biu Lee.

Fist of Legend [Blu-Ray] [Édition Limitée]Un film sur l'affrontement historique entre le Japon qui occupe la Mandchourie et la Chine. Affrontement entre écoles d'arts martiaux interposées. D'un côté il y a Jet Li, de l'école chinoise, dont le maitre vient de mourir et qui revient (il étudie au Japon) pour l'honorer et aussi comprendre ce qui s'est passé.
Le film est le remake d'un des films de Bruce Lee, La Fureur De Vaincre (1972, de Wei Lo). Nous y gagnons au change, car Jet Li est meilleur acteur (est un acteur devrions nous dire, car Bruce Lee ne savait pas jouer la comédie).
Le film est cousu de fil blanc, mais fonctionne parfaitement. Les combats sont spectaculaires, variés et heureusement utilisent assez peu les câbles et ne sont donc pas ridicules. Le canevas de vengeance est sympathique. Et les méchants sont très bien et assez jubilatoires: Billy Chow et Jackson Lou. Et le scénario gère plutôt bien les différents personnages de seconds rôles qui gravitent autour de Jet Li: que ce soit dans son école chinoise, que ce soit coté japonais que ce soit avec sa fiancée (le racisme des deux sociétés, Chinoise et Japonaise est bien montré), que ce soit avec l'oncle de la fiancée.
Nous pouvons noter que le scénario et donc le film contient beaucoup de scènes avec les femmes, que ce soit l'amoureuse prostituée, l'amoureuse japonaise de Jet Li. L'honneur de l'école passe avant la relation amoureuse, mais ces personnages ne sont pas que des éléments fonctionnels.
Laissons de coté la direction d'acteur pachydermique et concentrons-nous sur le coté jubilatoire de sa progression dramatique déjà vue des milliers de fois, mais plutôt addictive avec des combats qui rabattent le caquet promptement au vilain méchant à chaque fois.

vendredi 28 mars 2014

LITTLE ODESSA (1994) DE JAMES GRAY



Avec Tim Roth, Edward Furlong, Moira Kelly, Maximilian Schell, Vanessa Redgrave, Paul Guilfoyle.

Rattrapage pour ce beau film, polar, film de gangsters, film de famille, drame, assez prenant, dont on devine une conclusion dramatique mais qui n'est pas celle que l'on imaginait.
Les partis pris de James Gray donnent une force au film: peu de musique si ce n'est qu'a quelques moments, musique chorale; ne pas hésiter à filmer les personnages de dos, en plan rapproché ou d'ensemble; la photo avec ses couleurs très uniformes, presque monochrome; et le choix de finir le film là où les schémas et patrons auxquels le spectateur est habitué ne vont pas.
On comprend où Ryan Gosling a pris ses idées de jeu: il copie Tim Roth depuis plusieurs films maintenant! Bien que le personnage de Tim Roth soit plus bavard que le Gosling de routine.
De la très belle ouvrage.

dimanche 26 janvier 2014

LA MAISON AUX ESPRITS (1994) DE BILLE AUGUST



Avec Meryl Streep, Glenn Close, Jeremy Irons, Wynona Ryder, Antonio Banderas, Vanessa Redgrave, Vincent Gallo.

Le réalisateur avait une ambition: mélanger la fresque familiale, la fresque historique, la fresque politique et sociale, des éléments de fantastique. Tout ceci servi par une distribution internationale et de haut vol sur le papier… Était-ce trop ambitieux? Sûrement.


Au total, Jeremy Irons parait bien monolithique et peu subtil (les seules variantes de son jeu sont dans la pression au niveau de sa mâchoire). Glenn Close s'en sort bien, de même que Wynona Ryder. Meryl Streep est professionnelle, mais paraît décalée.
Le film n'est même pas beau plastiquement (ni laid d'ailleurs).
Tout ceci se laisse suivre néanmoins, car bien rythmé et sans tant mort: pas le temps de digérer une séquence que la suivante à déjà commencée.
Il manque de la surprise.
Un film pour dimanche après-midi pluvieux (moment où l'on est prêt à accepter beaucoup de choses).