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jeudi 23 mai 2019

Au Revoir A Jamais (The Long Kiss Goodnight, 1996) de Renny Harlin

Au revoir, à jamaisAvec Geena Davis, Samuel L. Jackson, Brian Cox, Yvonne Zima, Craig Bierko, Tom Amandes, David Morse, Melina Kanakaredes, G.D. Spradlin, Larry King, Patrick Malahide, Joseph Mckenna, Alan North, Edwin Hodge.

Il est regrettable que ce véhicule pour Geena Davis n'ait pas marché.  Il avait pour but d'en faire une star du cinéma d'action (en fait, une deuxième tentative après L'Ile Aux Pirates - 1995 - du même Renny Harlin). Ce qu'elle confirme avec brio. A la fois à l'aise dans les scènes de comédie et les scènes d'action, elle accapare la caméra. C'est dommage.
Car le  film est parfait. Et c'est un chef-d’œuvre dans son genre. Plus orienté vers l'humour et le film d'action que le film à suspense.
Sur un patron de scénario qui sera repris des années après par la franchise Jason Bourne: un agent spécial du gouvernement étasunien, tueur professionnel, mais amnésique, qui vit une vie de famille typique, se remémore progressivement son passé, puis a des résurgences progressives puis brutales de son passé qui se réveille petit à petit, ainsi que ses capacités physiques.
Le scénario est de plus un buddy movie (scénario de Shane Black) où Geena Davis, femme au foyer, mais bête de guerre endormie, fait équipe avec un détective privé alcoolique (Samuel Jackson, dans une de ses meilleures performances).


mardi 30 mai 2017

La Folle Histoire de Max & Léon (2016) de Jonathan Barré

Avec David Marsais, Grégoire Ludig, Alice Vial, Saskia Dillais de Melo, Dominique Pinon, Bernard Farcy, Catherine Hosmalin, Julien Pestel, Nicolas Maury, Christopher Lambert, Nicolas MArié, Bruno Wolkowitch, Kyan Khojandi, Jonathan Cohen, Baptiste Lecaplain, Kad Merad, Pascale Arbillot, Florence Foresti, David Salles, Dominique Besnehard, Simon Astier.

La folle histoire de Max et Léon Blu-rayNous sommes dans la tradition très typée du film de guerre comique dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale. Un genre à part entière de la comédie française. Les étalons étant La Grande Vadrouille (1966) de Gérard Oury et, Mais Où Est Donc Passée La Septième Compagnie (1973) de Robert Lamoureux auquel cette folle histoire se rapproche le plus. Et ce film-là fleure bon le film historique d'aventure avec de fortes doses de comique tel que l'avait déjà pratiqué ces classiques.
Ici un grand soin est apporté à tous les éléments techniques: Photos, décors, maquillage, costumes, éléments historiques, la reconstitution semble parfaite.
Cette toile de fond pour suivre les aventures de Max et Léon, avec une bonne dose de comique, pas vraiment absurde, mais qui mêle adroitement les éléments historiques avec les pérégrinations de nos deux nigauds qui se retrouvent embarqués via des quiproquos dans une histoire qui les mène de l'armée française libre de Londres à l'espionnage au Moyen-Orient, puis à la résistance, à la Gestapo. Avec pour seule ambition de se retrouver à Mâcon (!). Toutes ces pérégrinations permettent d'aborder frontalement les sujets sombres (Gestapo, torture, collaboration, antisémitisme, par exemple). C'est très bien emballé et bien dans la tradition de ces illustres ancêtres.

La Grande Vadrouille (1966) de Gérard Oury


Bourvil, Louis de Funès, Claudio Brook, Mike Marshall, Marie Dubois, Andrea Parisy, Colette Brosset, Mary Marquet, Pierre Bertin, Benno Sterzenbach, Terry-Thomas, Pierre Bastien, Henri Genès, Guy Grosso, Catherine Marshall, Michel Modo, Paul Préboist, Pierre Roussel, Hans Meyer, Rudy Lenoir, Jacques Bodoin, Sieghardt Rupp, Reinhard Kolldehoff, Noël Darzal, Gabriel Gobin, Helmuth Schneider, Jean-Pierre Posier, Alice Field, Paul Mercey.

La Grande vadrouilleUn classique dans son genre. La perfection du film de comique et du film d'aventure. Dans un environnement extrêmement typé visuellement que constitue la seconde guerre mondiale en France (SS, Wehrmacht, zone libre, aviateurs anglais, occupation).
Le modèle de Steven Spielberg et George Lucas pour Les Aventuriers de l'Arche perdue (1981) ou Indiana Jones et La Dernière Croisade  (1989) ?
Cela reste un classique indémodable bien que certains éléments techniques commencent à dater, en particulier les transparences dans certaines scènes. La mécanique de l'humour et une façon d'associer des personnages qui n'ont rien a priori pour s'apparier, le tout mélangé avec une science du quiproquo et de l'improbable de situations: le système Gérard Oury fonctionne en démultipliant les décors divers et variés pour sa comédie d'aventure. Pas d'unité de lieu ici, mais une fuite en avant perpétuelle. Tout en se moquant de chacun de ses personnages.
La mécanique André Bourvil et Louis De Funès fonctionne (Bourvil étant une plus grosse star au moment du tournage), le succès du film mettant définitivement Louis De Funès en acteur de premier plan.