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dimanche 1 février 2026

La Petite (1h33, 2023) de Guillaume Nicloux

Avec Fabrice Luchini, Mara Taquin, Maud Wyler, Juliette Metten, Veerle Baetens, Lucas Van den Eynde, Viv Van Dingenen.

Guillaume Nicloux continue sa création. Ici il n'y a ni Michel Houellebecq, ni Gérard Depardieu. Mais nous avons Fabrice Luchini, qui part à la recherche puis à la pêche (dans le sens où il essaie de l'attraper) de son petit fils en gestation auprès d'une mère porteuse, qui loue ses ovaires et son ventre pour de l'argent.

Le film pose la problématique de l'élevage de cet enfant : quelle est sa famille, qui va l'élever, qui sera son père, qui sera sa mère. Avec le postulat dramatique du début de film qui est que le père biologique décède.

Nous garderons les questionnements que pose le film. Nous garderons l'interprétation de Fabice Luchini, très sobre et très émouvant dans sa manière rentrée de jouer ces émotions. Nous garderons Mara Taquin, toute en énergie. Pour au total un Guillaume Nicloux qui signe un film plutôt intéressant, sérieux (pas iconoclaste) et amusant par moment.

poster du film Bande-annonce La Petite 

mercredi 9 juin 2021

Nomadland (1h47, 2020) de Chloé Zhao

Avec Frances McDormand, David Strathairn, et une multitude d'eux même.

La qualité du film n'est pas dans le personnage de Frances MacDormand, que nous comprenons un peu au début, mais qui reste mutique et qui décide de rester nomade. Elle a perdu son mari et son travail consécutivement à la faillite d'une entreprise et sa ville qui est devenue une ville fantôme. Elle devient nomade et arrive à survivre grâce à Amazon. En tant que nomade elle rencontre des gens comme elle. C'est là que le film devient intéressant, poignant, car les personnages qu'elle croise possèdent une histoire, sont émouvants et réellement forts. Heureusement, car son personnage devient de plus en plus énigmatique au fil de la progression de la narration, et nous intéresse beaucoup moins.

Le questionnement concerne aussi les séquences chez Amazon, qui permettent des emplois temporaires de bon aloi pour ces nomades, qui permettent de recharger les dollars et repartir sur la route ensuite.

Le plan du cinéma qui projette Avenger nous fait penser à de la drague pour travailler pour Disney. Ce qui doit être le nirvana pour tout réalisateur qui veut gagner beaucoup d'argent. 

Les plans de transitions avec la musique new-age jurent un peu (par ailleurs, belle musique de Ludovico Einaudi). À part faire durer le métrage, c'est-à-dire masquer le manque de substance, ils procurent des pauses plastiques et évoquent plus une publicité qu'autre chose. Que la pauvreté et l'aridité sont belles.

Quels sont les messages que cherche à faire passer la metteuse en scène? C'est sûrement une qualité du film: à sa fin, nous ne pouvons pas répondre.

Nous nous demandons si un documentaire, ce que n'est pas du tout ce film, n'aurait pas était plus puissant, plus juste, plus complet. Et aurait permi de developper plus les "personnages", les vrais nomades, sur lesquels nous restons sur notre faim

Nomadland Poster