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mardi 4 août 2026

L’Intérêt d’Adam (1h18, 2025) de Laura Wandel

Avec Léa Drucker, Anamaria Vartolomei, Jules Delsart, Laurent Capelluto, Alex Descas, Timur Magomedgadzhiev,  Claire Bodson, Monia Douieb.

Un petit garçon, Adam, arrive avec sa maman aux urgences pédiatriques. L'infirmière s'attache à eux et essaie de trouver des solutions à l'insu du plein gré de sa maman et à l'insu du plein gré du petit garçon. Hormis cet arc dramatique autour d'Adam, le reste du film peut être vu comme un documentaire.

Film nous raconte cette histoire dans cet environnement : tout se passe quasiment dans les chambres et couloirs de l'hôpital. Avec Léa Drucker en suprême qui est de tous les fronts et qui fait de son mieux son métier. Laura Wandel choisit une caméra qui suit en permanence Léa Drucker dans ses allers, retours, allers, arrêts, etc. tous ses mouvements pour aller voir chaque enfant patient, parent d'enfant, collègue, hiérarchique. Elle est souvent cadrée de dos. Léa Drucker porte tous les maux et malheurs de son environnement, au risque de mettre en danger sa santé. Magnifique performance de Léa Drucker.

poster du film Bande-annonce L’Intérêt d’Adam 

dimanche 23 février 2025

Le Jeune Ahmed (1h25, 2019) de Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne

Avec Idir Ben Addi, Olivier Bonnaud, Myriem Akheddiou, Victoria Bluck, Claire Bodson,  Othmane Moumen, Amine Hamidou, Yassine Tarsimi.

Les frères Dardenne signent encore une fois un film qui est tout à la fois simple, mais aussi, puissant.

Comme son titre l'indique, il s'agit de l'histoire du jeune Ahmed, un préadolescent qui s'investit totalement dans l'islamisme sous l'influence d'un imam qui recrute pour pouvoir tuer ceux qui ne pensent pas comme les islamistes. Le film est intéressant, car il montre comment l'imam s'y prend pour l'endoctriner.  Ce qui va perturber, interroger ou questionner son entourage : son professeur à l'école, sa famille.

La grande qualité du film est son scénario et la mise en scène : l'histoire est racontée par la mise en scène et ce que nous voyons, c'est à dire pas par les dialogues, des intertitres ou une voix off, mais par le comportement des personnages et en particulier du jeune. Travail impressionnant, de réalisme et de simplicité, qui confère à chaque seconde du film une tension, une course en avant qui parait inéluctable.  Le spectateur étant en permanence du point de vue du jeune, mais n'étant pas dans sa tête, le spectateur découvre et comprend avec un léger décalage ce qu'il est en train de faire. Et bien sûr, les Dardenne excluent de la mise en scène la musique : le film n'en contient pas. Il n'y a aucun biais pour nous faire comprendre ou dramatiser ce que nous visionnons. Une méthode empirique en quelque sorte.

Un cinéma simple et puissant. Prix de la Mise en Scène au Festival de Cannes 2019. Cela parait évident.

 poster du film Bande-annonce Le Jeune Ahmed