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lundi 1 novembre 2021

Le Serpent (2021, 8x58 min) de Hans Herbots et Tom Shankland

Avec Tahar Rahim, Billy Howle, Jenna Coleman, Ellie Bamber, Mathilde Warnier, Grégoire Isvarine, Tim McInnerny, Amesh Edireweera, Apasiri Kulthanan, William Brand, Chotika Sintuboonkul, Kenneth Won, Adam Rothenberg, Fabien Frankel, Ilker Kaleli, Chicha Amatayakul, Ellie de Lange, Armand Rosbak, Sahajak Boonthanakit, Stacy Martin.

Le serpent est un français qui tua des hippies à Bangkok dans les années soixante-dix pour leur voler leur passeport et leur argent, pour pouvoir réaliser sont trafic de pierres précieuses.

L'alibi de l'événement historique et de la vérité de ce qu'il s'est déroulé pour rendre cette histoire intéressante est un biais qui la prédispose bien à être racontée pendant 10 épisodes de 50 minutes.

Ce qui gêne un petit peu sur la durée de cette série télévisée c'est le fait que notre tueur en série en chef rencontre que des gogos qu'il arrive arnaquer via des empoisonnements pour leur piquer leur argent ou leur passeport c'est-à-dire qu'il ne rencontre jamais de personne pour lesquelles ça ne marche pas, qui ne se laissent pas avoir. Nous imaginons que dans la réalité cela a été le cas et qu’il n'a pas croisé que des crétins stupides prêts à tomber dans ses griffes. 

Un autre élément perturbateur qui empêche d'adhérer pleinement au film est le personnage de la fiancée canadienne de notre tueur en série qui est d'une bêtise, d'une stupidité, d'une naïveté insondables. Nous ne comprenons jamais pourquoi elle est aussi bête (peut-être avait-elle un handicap). Il semblerait qu'elle ait eu véritablement le QI d'une huître quand on voit tout ce qu'elle fait.

Hormis ces deux limites, le film est plutôt intéressant et passionnant avec ce travail d'enquête mené par ce diplomate hollandais qui a l'empathie du spectateur. Il permet de suivre les pérégrinations jusqu'au bout de ce personnage parfaitement interprété par Tahar Rahim qui n'est pas vraiment mystérieux, qui n'est pas charmant, mais qui est en permanence calculateur, qui a une emprise sur les personnes qui l'entourent, et qui arrive à faire peur.

Espérons que ce film ne type castera sera pas Tahar Rahim dans des rôles de méchants pour le cinéma anglo-saxon.
Sinon le produit mini série est parfait dans son genre avec reconstitution, avec acteurs polyglottes, exotisme, horreurs, pour composer donc un ensemble de 8 épisodes qui tiennent le coup.
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vendredi 5 février 2021

IP Man Legacy: Master Z (Master Z: The Ip Man Legacy, 2018, 1h47) de Yuen-Woo Ping

Avec Jin Zhang, Dave Bautista, Michelle Yeoh, Tony Jaa, Chrissie Chau, Yan Liu, Xing Yu, Kevin Cheng, Patrick Tam.

Une instance du sous-genre kung-fu, le film de Ip Man.

La richesse du film vient du fait que l'histoire, ultra classique, est rythmée par des combats de kung-fu, mais juste ce qu'il faut pour garder la dynamique et rappeler que c'est un des éléments du film. Jin Zhang étant un maitre de Kung-Fu qui souhaite se ranger et élever son fils. Évidemment tout va faire pour qu'il se serve de son talent d'artiste martial. Pour lutter contre des méchants trafiquants de drogue (Patrick Tam et Dave Bautista, faut gentil que nous savons être méchant dès sa première apparition - moustaches, lunettes et calvitie ne trompent pas).

Les décors et costumes sont riches. Les situations et la narration ne sont pas bâclées. Le film a bénéficié d'un budget substantiel. Jin Zhang est très bien; un peu trop mutique, mais ses combats sont secs et toniques. Michelle Yeoh est très mal coiffée; peu importe que cette coiffure soit crédible historiquement, ce n'est pas possible de l'affubler d'une coiffure aussi laide. 

Et Ip Man dans tout cela? Et bien Jin Zhang, notre maitre kung-fu, se retire du kung-fu après avoir été battu par Ip Man. Donc avant le début du film... Ce n'est pas grave, Jin Zhang fait le job.  Et bientôt il y aura un spin-off: j'ai promené le chien de Ip Man... Il peut y en avoir des milliards comme cela.

Master Z: The Ip Man Legacy Poster