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lundi 1 novembre 2021

Inglorious Basterds (2h33, 2009) de Quentin Tarantino

Avec Brad Pitt,  Mélanie Laurent, Christoph Waltz, Eli Roth, Michael Fassbender, Diane Kruger, Daniel Brühl, Til Schweiger, Gedeon Burkhard, Jacky Ido, B.J. Novak, Denis Ménochet, August Diehl.

Avec ce film Quentin Tarantino démontre encore une fois son grand talent et son grand sens de l'écriture.

Au service d'une histoire fictive où il arrive a tuer Hitler et un ensemble de hauts dignitaires nazis, ce qui est plutôt sympathique, mais purement uchronique.
Pour faire cela, un commando est monté avec à leur tête Brad Pitt (ridicule avec son accent que même Meryl Streep n'oserait pas), qui souhaite détruire le plus de nazis possible. Ce sont ceux du titre bien sûr, mais qui en fait sont faiblement incarnés et même uniquement par Brad Pitt, les autres acteurs sont sans charisme, sans empreintes mémorielles, inexistants. Défaut important du film: les inglorious basterds du titre n'existent pas.
Nous comprenons quand même que le film n'est pas justement sur ce groupe de tueurs, mais sur les histoires parallèles qui vont conduire plusieurs personnages à se rejoindre pour tuer des dignitaires nazis, dont Hitler. 
Donc gros défaut de distribution sur ce groupe de tueurs qui ne nous intéresse pas. Ce qui fait que nous ne voyons que Brad Pitt et Til Schweider qui bénéficient des seuls personnages incarnés.

Le film par contre dispose de deux belles performances, plutôt subtiles. Celle de Christoph Waltz et celle de Michael Fassbender. Tous deux brillants et disposant d'un ensemble de dialogues et de scènes où l'on voit très bien le scénariste jubiler devant son clavier lorsqu’il qui les a écrits.

Nous connaissons le gout et le talent de distribution de Quentin Tarentino pour les belles actrices; nous sommes servis ici avec Mélanie Laurent et Dianne Kruger, mais elles sont trop peu présentes à l'image, malheureusement.

Au total nous avons donc un film brillant sur la forme et qui dénote une maîtrise totale, mais qui ne produit aucune empathie pour aucun des personnages et qui donne un sentiment d'être vide voir inexistant.
Inglourious Basterds [Blu-Ray]

dimanche 14 mars 2021

6 Underground (2019, 2h08) de Michael Bay

Avec Ryan Reynolds, Mélanie Laurent, Manuel Garcia-Rulfo, Ben Hardy, Adria Arjona, Dave Franco, Corey Hawkins, Lior Raz, Payman Maadi, Yuri Kolokolnikov, Kim Kold.

Nous avons probablement avec ce film le chef-d'œuvre de Michael Bay. L'ensemble de son art du court métrage musical (le vidéoclip, dont il fut un artisan) s'exprime pleinement. L'hystérie, le baroque, le furieux, la misogynie, la violence, la vulgarité, les clichés, le sang, l'étalage avec complaisance, et tout élément visuel dont l'intensité produit une grande sensation sur l'observateur, sont exploités pour produire un chef-d'oeuvre du genre, des les premières minutes.  À ce titre, les vingt premières minutes sont une symphonie de destruction grâce au CGI porn dans la belle ville de Florence, où ses décors sont exploités. Cette séquence constitue un vidéo-clip d'une quinzaine de minutes avec les moments de tension, d'humour, de drame, de violence, de sang et de gore; un début d'anthologie qui constitue court métrage autonome (c'est une bonne partie de l'exposition des six personnages agents sous-terrains du titre). Nous serions curieux de connaitre les contributions respectives des trois monteurs crédités, chacun étant un vétéran du montage.

Ensuite le film rentre plus dans un scénario plan-plan avec explications sur la naissance de l'équipe, comment elle a était constituée, le background et le parcours de ses membres, provoquant un ralentissement. Car il prend le temps de donner un peu de chair, de substance voire une histoire aux membres de l'équipe des sous-terrains. Puis cela repart jusqu'aux séquences de la fin. Clairement c'est le patron d'un film de la franchise Mission: Impossible qui est utilisé ou moqué (car ici est montré ce que nous ne voyons jamais dans la franchise cinéma de Bruce Geller), mais avec de l'humour, de l'excessif, du sang, du sexe, bref pas pour tous les publics. C'est l'avantage de la diffusion en streaming Netflix.

Le méchant et l'intrigue associée nous intéressent peu (comme un James Bond ou un Mission: Impossible). Mais nous attendons les séquences d'action, de tôles froissées, d'explosions, de brutalité, qui suivent et à ce titre le film est un petit peu déséquilibrée par sa première séquence introductive, mais se rattrape par du spectaculaire inédit (toute la partie sur le bateau).

Le film donne un coup de vieux aux franchises à tôles froissées et explosions (James Bond, Fast & Furious, Mission: Impossible) grâce à ses excès. Espérons qu'une nouvelle franchise est née et qu'il y aura une suite.
6 Underground Poster