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samedi 21 janvier 2023

White Noise (2h16, 2022) de Noah Baumbach

Avec Adam Driver, Greta Gerwig, Don Cheadle, Raffey Cassidy, Sam Nivola, 

Il s'agit d'un film ambitieux, voire prétentieux, riche de thématiques injectées dans des mécaniques de comédie, de drame, de film d'horreur ou de suspenses (pour ces deux derniers toutes les séquences consécutives à l'accident chimique, ainsi que les séquences très bizarres dans l’hôpital à la fin). Le film est donc riche de climats. Noah Baumbach confirme son  talent pour écrire des films denses aux thèmes  et facettes multiples. Même si le film, à travers son générique de fin, résume le message qu'il cherche à faire passer: la peur de la mort et la consommation pour l'oublier. Tout cela pour ça aimerions nous dire. Mais le film, n'annonçant jamais la couleur et restant imprévisible en permanence, contient donc une forte hystérésis.

Les thématiques et éléments de subtilités, de richesses, qui innervent le film sont multiple et variés : la vie de famille recomposée, le stress de l'incident chimique (qui fait basculer le film dans une option un peu fantastique et film d'horreur), la relation d'Adam Driver avec sa femme, le marchand de pilules, l'épisode de l’hôpital à la fin avec les infirmières, puis le générique de fin déjà évoqué qui confirme le message principal du film. Car c'est un film à message, c'est à dire politique. Qu'il est possible de trouver tortueux pour arriver à son message. Mais c'est grâce à tout ce qui vient de précéder que le générique de fin prend son sens, en tout cas c'est ce que pense Noah Baumbach.

Adam Driver est en suspension, à la fois sur sa manière de gérer sa famille, son comportement lors de l'accident chimique, sa quête du médicament que prend sa femme. Greta Gerwig (très mal coiffée) possède son MacGuffin qui une fois connue permettra d'entrer l'intrigue dans les séquences de conclusion.

En ressort un sentiment mitigé. Nous percevons l'ambition, avec une combinaison habile de comédie, de drame et de suspense, d'abord primaire puis psychologique. Mais un sentiment de décousu domine. Mais l'exercice est ambitieux.

Bande-annonce White Noise

lundi 17 février 2014

TO ROME WITH LOVE (2012) DE WOODY ALLEN

Avec Woody Allen, Alec Baldwin, Roberto Benigni, Penélope Cruz,  Judy Davis, Jesse Eisenberg, Greta Gerwig, Ellen Page.



Bonne surprise que ce Woody Allen! Le film contient des délires qui le rente intéressant et pas routinier: le personnage de Roberto Begnigni qui devient une star subitement, ou Alec Baldwin qui devient l'esprit de Jesse Eisenberg lorsqu'il s'amourache de l'instable Ellen Page, ou alors cette belle idée de l'embaumeur chanteur d'opéra merveilleux uniquement sous la douche, ou alors ce jeune couple qui est tenté part l'adultère pendant leur lune de miel. Et sans oublier Woody Allen dont le physique la voix et la gestuelle possèdent un fort potentiel comique.
Un peu de folie et d'originalité font de ce cru 2012 pour Woody Allen de très bonnes qualités, de haute tenue (casting et interprétation au diapason) et mémorable.