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dimanche 27 octobre 2024

Road House (2h01, 2024) de Doug Liman

Avec Jake Gyllenhaal, Daniela Melchior, Conor McGregor, Billy Magnussen, Jessica Williams, B.K. Cannon, Joaquim de Almeida, Post Malone, Lukas Gage, Dominique Columbus, Arturo Castro, JD Pardo, Beau Knapp, Hannah Love Lanier, Kevin Carroll.

Doug Liman signe une nouvelle version du scénario de Road House (Rowdy Herrington, 1989) avec probablement des actualisations sociétales (les femmes sont moins considérées comme des objets) et sociologiques (le méchant est un jeune, dont le père est en prison). Ici les compétitions de MMA : Jake Gillenhaal est un tas de muscles, toujours souriant, qui se retrouve videur en chef d'un bar qui fait office de salle de concert, conviée par des méchants.

Le sourire permanent qu’arbore Jacke Gyllenhaal donne curieusement de la substance à son personnage, que des flash-back nous expliqueront par petits bouts.

Il est possible aussi de s’interroger sur la vacuité de ces individus qui s'énervent une fois alcoolisés et qui ne savent résoudre les conflits qu'en se battant. Nonobstant le fait que l'alcool semble rendre crétin.

La caméra de Doug Liman filme les scènes de combats, souvent à main nue, à l'épaule, comme des montagnes russes. Cela sent la sueur et le sang. Les combats sont furieux. Et l'utilisation de Conor McGregor y est pour quelque chose, son personnage étant clé dans la deuxième partie du film. D'ailleurs le film bénéficie de trois méchants : le jeune, plutôt souriant et fier d'être méchant, le père que nous voyons peu, mais qui va convier Conor McGregor pour faire le ménage. Une réussite dans son genre.

Bande-annonce Road House


samedi 9 octobre 2021

Chaos Walking (1h49, 2021) de Doug Liman

Avec Tom Holland, Daisy Ridley, Demián Bichir, Mads Mikkelsen, David Oyelowo, Kurt Sutter, Cynthia Erivo, Bethany Anne Lind, Nick Jonas, Ray McKinnon.

Grosse production de science-fiction, le nouveau film de Doug Liman se laisse regarder jusqu'au bout. Sa science-fiction avec des poules et des fermiers cultivateurs a le mérite de sortir du tout technologique. Ajoutons à cela, l'originalité de la planète où cela se déroule: les hommes entendent et voient les pensées des autres hommes, mais pas celles des femmes. Des éléments qui permettent de construire une intrigue qui mêle poursuite pour sauver l'humanité d'elle même (il est question de colonisation d'une nouvelle planète, qui possède ses extraterrestres, belliqueux nous dit-on, mais que le film montre peu), quête individuelle et relations hommes femmes, avec le personnage de Daisy Ridley et les autres colonies.

Le fait que les personnages masculins entendent et voient les pensées des autres hommes permet de rendre dynamiques les articulations sans quoi il y aurait vraiment peu d'originalité.

Le film bénéficie de beaucoup de moyens (125M$) et est probablement le point de départ voulu d'une franchise qui permettra de multiples développements (cette planète, ses extraterrestres, les autres colonies, la terre, les vaisseaux de colons), si succès il y a.

Mads Mikkelsen est le méchant de service, en interprétation nominale et efficace, mais peu roborative.

Chaos Walking

samedi 22 février 2020

The Wall (2017) de Doug Liman

Avec Aaron Taylor-Johnson, John Cena, Laith Nakli.

Doug Liman reste un metteur en scène intéressant. Ses films possèdent toujours des caractéristiques qui les rendent mémorables (par exemples, La Mémoire Dans La Peau -2002- la meilleure performance de Matt Damon, Mr. & Mrs. Smith, -2005- grande comédie d'action, ou deux bons Tom Cruise: Edge Of Tomorow -2014-, puis Barry Seal -2017-).
Bande-annonce The WallThe Wall PosterIci il s'agit d'un exercice de style où Doug Liman s'amuse à gérer un suspense autour d'un mur qui sert de protection à un sniper (états-unien) qui est lui-même sous la visée d'un sniper ennemi (irakien). C'est toute l'ironie du sujet, un sniper états-unien se retrouve pris au piège à découvert (un bout de désert) uniquement protégé par un mur de pierre qui menace de s'effondrer.
La construction dramatique articule des hauts et des bas: découvrir où le sniper ennemi se trouve, essayer de contacter sa base, gérer sa blessure, gérer la soif (il n'a pas d'eau ni de vivre). La progression dramatique amène les deux ennemis à communiquer, ce qui permet d'introduire de la torture psychologique. Bref le film va au fond de sa logique, avec un final finalement pas si étonnant que cela, qui explique aussi l’insuccès du film. Le soldat américain est malmené et l'armée américaine n'y est pas montrée victorieuse.
Les décors sont simples: un mur, le désert, un tas de détritus et de tôles froissées, le vent et le sable. Puis ensuite la performance de l'acteur principal. Qui fait un gros travail et qui porte tout le film. La caméra de Doug Liman est à la fois sur les plans d'ensemble, les plans de vues suggestives du sniper irakien, et de très gros plans de notre soldat, seul, torturé et qui essaie de survivre.


dimanche 29 juillet 2018

Barry Seal: American Traffic (American Made, 2017) de Doug Liman

Tom Cruise, Sarah Wright, Domhnall Gleeson, E. Roger Mitchell, Jesse Plemons, Caleb Landry Jones, Lola Kirke, Alejandro Edda, Benito Martinez, Jayma Mays, Jed Rees, Mike Pniewski, Connor Trinneer, William Mark McCullough, Morgan Hinkleman, Sharon Conley, Justice Leak.
AMERICAN MADE (BARRY SEAL:AMERICAN TRAFFIC)-BIL-BLURAY

Avec Barry Seal nous avons une histoire étonnante et délirante, qui se destinait effectivement à un film. Barry Seal était un fou furieux irresponsable qui s'est retrouvé à travailler pour des narcotrafiquants, la CIA, le FBI, entre autres, par moment en même temps. Ceci à cause de son talent de pilote qui lui permettait de transporter des USA vers l'Amérique du Sud des cargaisons (armes, drogues, etc.). Le clou du film est la scène où il se fait arrêter par cinq ou six organismes gouvernementaux en même temps.
Sur la forme nous sommes dans le haut du panier en terme de mise en scène et d'interprétation. Tom Cruise s'éclatant à interpréter ce dingue et irresponsable.

dimanche 4 février 2018

La Mémoire Dans La Peau (The Bourne Identity, 2002) de Doug Liman

Avec Matt Damon, Franka Potente, Chris Cooper, Clive Owen, Brian Cox, Adewale Akinnuoye-Agbaje, Gabriel Mann, Walton Goggins, Josh Hamilton, Julia Stiles, Orso Maria Guerrini, Tim Dutton, Denis Braccini, Nicky Naudé, David Selburg.

La Mémoire dans la peauCe premier de franchise est une belle réussite. Il permet de renouveler le film d'espionnage. Il permet à Matt Damon de produire sa meilleure interprétation; son jeu inexpressif fait merveille ici. Les seconds rôles secondent parfaitement le héros, avec Franka Potente qui apporte des éléments de réalité, de réalisme, qui sert l'histoire et la crédibilité de l'ensemble. D'ailleurs l'ancrage dans une certaine réalité est une des caractéristiques de cette franchise (ce sera encore vrai pour le deuxième de franchise, mais moins pour le troisième). À la fois par les métiers fréquentés par le personnage principal, et par les lieux de transit (par exemple un bateau de pêche, une voiture, une station d'autoroute).
Ce premier de franchise a la bonne idée de varier les décors: la mer et le bateau de pêche, un appartement à Paris, une ambassade une ferme à la campagne; ils apportent une variabilité visuelle et évitent la monotonie.
La richesse du film n'est pas dans ses séquences d'action (même si elles possèdent un coté "à l'ancienne" avec combat à mains nues, poursuite en voiture, course poursuite à pieds), mais dans la confrontation de ses séquences d'action avec le réel et des gens "normaux". Même si, et c'est le propos du film, Jason Bourne n'est pas normal et nous nous en rendons compte avec lui au cours de la progression de l'histoire.


mardi 24 mars 2015

Vivre, Mourrir, Recommencer, Edge of Tomorow (2014) de Doug Liman

Avec Tom Cruise, Emily Blunt, Bill Paxton.

Petite réussite que ce film de science-fiction qui reprend le principe du personnage qui meurt et revient à sa situation de départ, et ce à chaque fois qu'il meurt. Ici l'officier Tom Cruise se retrouve embarqué  de force (il est plutôt un gratte papier de bureau et pas une bête de guerre) dans un débarquement en Europe pour contrer une invasion extraterrestre. Chaque fois qu'il meurt, il revient au début du débarquement. Le principe du film est construit sur la progression de la connaissance du terrain (à chaque mort et retour, il a la mémoire de ce qui s’est passé et donc se comporte un peu différemment à chaque fois) par le personnage.
Le film imprime la mémoire surtout par sa première heure où les choses se mettent en place.
Ensuite le film arrive à a résolution de son conflit, et fait survivre ses personnages: ils ont réussi à détourner le cours de la guerre. Cette partie là est plus dans le spectaculaire et plus monotone (dépêchez-vous d'en finir).
C'est bien sûr techniquement parfait. Et les extra-terrestres assez terrifiants.
Les trois acteurs principaux sont très bons. La performance de chacun et chacune est mémorable. En particulier Bill Paxton, abonné visiblement pour l'éternel maintenant aux personnages de militaires.
De la belle ouvrage, un peu moins stupide qu'un Transformers. Encore un bon choix pour Tom Cruise.

samedi 23 novembre 2013

MR. & MRS. SMITH (2005) DE DOUG LIMAN



Ce film est un hymne à Brad Pitt et Angelina Jolie. Le film fonctionne pendant les deux premiers tiers de sa ,durée. Quelque part, l'affrontement entre les deux stars est amusant. L'affrontement aussi de leur vie professionnelle cachée est plutôt bien écrit et tourné.
Par contre dans le dernier tiers le film devient une succession, une enfilade de séquences d'actions qui se veulent spectaculaires,  qui sont dans la surenchère, mais qui font pschitt et qui ennuient très vite.
Donc un film à moitié réussit dirons-nous, avec une bonne idée de départ, mais peut-être pas complètement maîtrisé ni exploité sur la durée complète du métrage.