Affichage des articles dont le libellé est R.G. Armstrong. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est R.G. Armstrong. Afficher tous les articles

mardi 8 octobre 2019

Major Dundee (1965) de Sam Peckinpah

Bande-annonce Major Dundee Exclusivité Fnac Blu-rayAvec Charlton Heston, Richard Harris, Jim Hutton, Michael Anderson Jr., James Coburn, Warren Oates, Mario Adorf, Ben Johnson, Senta Berger, R.G. Armstrong, Slim Pickens, L.Q. Jones.

Étonnante la vision de ce film de Sam Peckinpah. Nous y retrouvons beaucoup d'éléments qui seront dans son film suivant, La Horde Sauvage (1969) qui sera plus épuré, plus concentré, en récit, et aussi plus sombre même si ici l'histoire contient sa dose de noirceur: des atrocités commises par les Commanches et par l'armée française au Mexique, au côté suicidaire du Major Dundee (Charlton Heston impeccable). Nous y retrouvons aussi, et déjà, la distribution d'une partie des acteurs de seconds rôles.
Major Dundee [Non censuré]À la re-vision, le film est passionnant. Passionnant pour son histoire jusqu'au-boutiste de cet officier qui poursuit une bande Commanches dans un contexte non officiel. Dans un contexte de guerre de Sécession où les conflits avec d'anciens sudistes amènent aussi son lot de tensions. Et aussi avec l'armée française occupant le Mexique. Ce film dépeint déjà un monde rempli de souffrances où il n'y a aucun bonheur (même l'idylle avec Senta Berger tourne court). Il y a l'embryon de la dimension suicidaire qu'il y aura dans le film suivant (et dans beaucoup de films de Sam Peckinpah) avec ce jusqu'au-boutisme et cet objectif absolu qui fait la marque de ses personnages. Jusqu'au-boutisme évidemment qui va jusqu'à la mort et au bain de sang. Nous retrouvons ici aussi les qualités des films de Sam Peckinpah: une distribution avec des physiques marquants, un sens du décor extérieur, une direction d'acteur plutôt subtile même si cela se déroule dans un contexte grossier, violent et brutal. Il n'y a pas encore ici l'utilisation des ralentis et du montage très saccadé de La Horde Sauvage et de ses films ultérieurs.

dimanche 26 janvier 2014

Predator (1987) de John McTiernan

Avec Arnold Schwarzenegger, Carl Weathers, Elpidia Carrillo, Bill Duke, Jesse Ventura, Sonny Landham, Shane Black, Kevin Peter Hall, R.G. Armstrong, Richard Chaves.

Revoir un film d'action très typé des années 80 est intéressant. Mais ici, le film est un véhicule pour Arnold Schwarzenneger, ici au summum: ce film est son meilleur rôle, il y est très bon. Son chef d’œuvre, supérieur à sa franchise Terminator
Ce film d'action des années 80 n'est pas un film de série. Car le film débute ici comme la plupart des autres se terminent: par la séquence d'actions remplie d'explosions, de fusillades et morts. Film d'action inversé: ici la séquence climax que l'on trouve en général à la fin se trouve au début du film.Tournée par la seconde équipe. Extrêmement spectaculaire. Énorme et violente. Pas très finaude.
Mais le film n'est pas là. C’est la fin de l'exposition et le film peut débuter. Un chasseur invisible traque ces soldats dans une jungle très dense. Et cherche à les décimer un par un. Ils ne comprennent pas de suite ce qui se passe, bien que l'un d'eux se doute qu'il y a quelque chose. Mais ils finissent par comprendre.
L'enjeu du scénario est de faire affronter Dutch (Arnold Schwarzennegger) et ce chasseur. Pour cela le scénario doit tuer un à un tous les autres, tout en dévoilant petit à petit le chasseur. Le film et le scénario dosent: le chasseur n'est pas visible, mais nous avons sa vision subjective, ou alors uniquement par bribes (des bouts de son corps). Et finalement, alors qu'il ne reste plus que lui, Arnold Schwarzenegger finira par devoir affronter ce chasseur, ce prédateur de haut vol.
Oui le film commence là où les autres se terminent, pour devenir ensuite un film de survie, où le Predator les chasse un à un: un chauve, un moustachu, un binoclard et un avec les cheveux longs. Bien sûr le type casting aidant, nous devinons qu'ils vont mourir. Sauf Dutch, qui affrontera d'homme à bête le Predator.
À noter que le film contient des lignes de dialogues de référence dans le genre; pas subtiles, mais mémorables.
Les mouvements de caméra dans la jungle, combinés à la musique d'Alan Silvetri, mise en avant par un montage au service du mouvement; tout contribue à faire de cette série B le chef-d'oeuvre d'action triviale, film de survie post Rambo (aucune dimension sociale ici).
 Bande-annonce Predator

vendredi 22 novembre 2013

El Dorado (1966) De Howard Hawks

Avec John Wayne, Robert Mitchum, James Caan, Charlene Holt, Paul Fix, Arthur Hunnicutt, R.G. Armstrong, Edward Asner, Christopher George, Jim Davis, Michele Carey, Robert Donner, Johnny Crawford.

Un des chefs-d'œuvre d'Howard Hawks. Le film est presque parfait. Seules une ou deux transparences datent le film, ainsi que sa chanson générique, tout aussi kitsch en version originale qu'en version française. Et peut-être une ou deux saillies pittoresques de Buggle - Arthur Hunnicutt - (même défaut avec Stumpy - Walter Brennan - dans Rio Bravo (1959) mais plus léger ici, pas aussi balourd que dans Rio Bravo).
Bande-annonce El DoradoCet El Dorado vieilli beaucoup mieux que Rio Bravo dont il est un remake, une re-fabrication.
Sur les cadrages, l'influence de la télévision se fait sentir. Les cadrages dégagent beaucoup plus d'ampleur, d'espaces et de profondeur sur Rio Bravo. Ici, les cadrages donnent plus le sentiment d'un film en chambre (les scènes dans la prison, les séquences de nuit qui restreignent tout au premier plan).
Les personnages sont parfaitement écrits et tiennent bien malgré l'âge du film. La relation  John Wayne et Robert Mitchum, mais aussi la relation de John Wayne avec le love interest, Charlene Holt, sont parfaites et plus réussis quand dans Rio Bravo où John Wayne n'est pas à l'aise face à Angie Dickinson. Ici sa relation avec Charlene Holt traite les deux personnages à égalité. Dans Rio Bravo, les duos avec John Wayne sont des shows d'Angie Dickinson et John Wayne n'est que faire valoir.
La jeune génération est ici représentée par James Caan, efficace et juste en contrepoint des personnages de John Wayne et de Robert Mitchum. Beaucoup plus développé que le Colorado de Ricky Nelson de Rio Bravo.
Le méchant, Christopher George, est moins caricatural que dans Rio Bravo. Sa relation avec John Wayne  / Cole Thornton est un exemple de courtoisie professionnelle, chère à Howard Hawks, comme le dit Nelse McLeod lui-même dans le film.
Autre variante, c'est le personnage de Michele Carey, inexistant dans Rio Bravo, qui rend El Dorado plus intéressant, qui campe un personnage clé dans les arcs dramatique du film.