Affichage des articles dont le libellé est Hiroyuki Sanada. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Hiroyuki Sanada. Afficher tous les articles

samedi 26 août 2023

Bullet Train (2h07, 2022) de David Leitch

Avec Brad Pitt, Joey King, Aaron Taylor-Johnson, Brian Tyree Henry, Andrew Koji, Hiroyuki Sanada, Michael Shannon, Sandra Bullock, Bad Bunny, Logan Lerman, Zazie Beetz, Masi Oka.

Un train à grande vitesse où de multiples tueurs cherchent une valise.  Ce prétexte permet de cadencer des scènes, dans un environnement confiné (un train à grande vitesse japonais) des confrontations indirectes puis directes entre ces différents tueurs. Nous retenons le ton, qui oscille entre la violence froide et l'humour ironique.

David Leitch qui n'a toujours pas fait de film remarquable depuis John Wick (2014) - n'oublions pas qu'il l'a co-réalisé avec Chad Stahelski - ; à la limite son Atomic Blonde (2017) possède une légère hystérésis.

Ce Bullet Train est son film le plus intéressant depuis John Wick. Le personnage de Brad Pitt manipule l'ironie. La violence est sèche et brutale, et surtout très sanguinolente. Le tout dans un ensemble très abstrait. Le film est complètement irréaliste : les wagons du train sont vides ou alors les passagers ne se rendent pas compte de la ronde des tueurs. Et à la limite de l'abstraction avec ses grands décors en tube et vide. Ce qui procure un climat particulier au film, qui est complètement invraisemblable dans la quasi totalité de ses séquences.

Bullet Train [Blu-Ray]

vendredi 4 juin 2021

Army Of The Dead (2021, 2h28) de Zack Snyder

Avec  Dave Bautista, Ella Purnell, Omari Hardwick, Ana de la Reguera, Theo Rossi, Matthias Schweighöfer, Nora Arnezeder, Hiroyuki Sanada, Garret Dillahunt, Tig Notaro,Raúl Castillo, Huma Qureshi, Samantha Win, Richard Cetrone, Michael Cassidy, Steve Corona, Chelsea Edmundson, Zach Rose, Brian Avery.

Comprenant que le film a été conçu pour être visionné sur un ordiphone ou sur une tablette, le réalisateur fait mumuse avec sa caméra et construit des plans très rapprochés, avec beaucoup de flous dans l'image au premier plan et en arrière-plan, c'est-à-dire avec peu de point dans l'image. C'est très sympathique et peut être vu comme une démarche artistique, mais au bout d'un moment cela devient un ennui et suscite une gêne visuelle.

D'ailleurs Zack Snyder est crédité lui-même comme directeur de la photographie, grand bien lui fasse. D'ailleurs ces flous atténuent le CGI porn, voire le masquent complètement. Cela est peut-être intentionnel.

Le film au total n'est pas très original puisqu'il mixe le film de casse avec préparation de l'équipe avec une période de recrutement très courte puis ensuite de réalisation du casse, et l'après casse qui ne se déroule pas comme prévu, bien évidemment. Ceci dans un contexte de morts-vivants qui piègent cette équipe dans Las Vegas. Avec un prologue qui nous explique que le virus provient de  l'armée sans  plus d'explications. Le film manque donc cruellement d'invention, de choses inédites. Il n'est d’ailleurs pas sans évoquer le Je Suis Une Légende (2007) de Francis Lawrence, pas forcément en mieux.
 
Nous sommes-nous donc très loin du premier film de Zack Snyder, son chef-d'œuvre, L'Armée Des Morts (2004). Celui-ci d'ailleurs possédant son génie propre, très loin du film original de George Romero. Cette Armée Des Morts étant encore plus éloignée .

Le film se déroule sur 2h30, cette emphase ou durée excessive est l'effet des séries télévisées maintenant mètre étalon de toute fiction. Durée exagérée qui correspond à plusieurs épisodes: motivation et constitution de l'équipe, préparation du casse, casse, après le casse. Prenant le temps de bien présenter les différents personnages. Dont celui de Dave Bautista et sa fille et ses problèmes de père.

Le film répond à son cahier des charges de séquences d'actions relativement spectaculaires, mais faiblement originales et donc majoritairement déjà vues (mais ici avec des plans flous!).
. 
Dans les variantes sur les morts-vivants le film apporte ici un groupe de mort-vivant plus intelligent que la moyenne que George Romero avait introduit dans sa franchise à lui, qui ne sont pas sans rappeler ceux de Je Suis Une Légende de Francis Lawrence (ibid).

Le film bénéficie d'un gros travail d'écriture qui sous-tend l'ensemble de l'histoire, sa progression, ses différents personnages et ses différents enjeux dramatiques. Il est possible de parler d'efficacité, mais pas d'originalité.

Army of the Dead Poster