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lundi 2 août 2021

Bronco Apache (Apache, 1h31, 1954) de Robert Aldrich

Avec Burt Lancaster, Jean Peters, John McIntire, Charles Bronson, John Dehner, Paul Guilfoyle, Ian MacDonald, Walter Sande, Morris Ankrum, Monte Blue.

Superbe western, qui prend le point de vue de l'indien Massaï, camarade de Géronimo, qui refuse de se rendre et d'être parqué. Burt Lancaster interprète Massaï, de manière électrique: il bouge, il saute, il court, il frappe, avec une débauche d'énergie impressionnante.

Le film va à l’essentiel: pas de plan de coupe avec des paysages. Tout va très vite. Sa reddition forcée, son transport vers la réserve et son évasion, sa rencontre avec l'indien qui vit comme les blancs (belle séquence), son retour, sa nouvelle capture, sa nouvelle évasion et son entrée en rébellion: il part seul, mais une squaw le suit (Jean Peters dans une performance très physique: est elle battue, attachée, trainée par terre par Massaï) et fonde un foyer puis devient agriculteur, puis l'armée le retrouve.

Pour se terminer, pas dans le drame comme nous l'imaginions, mais par le transfert vers l'enfant  de Massaï qui vient de naitre. Très belle séquence finale, qui parait peu vraisemblable, mais qui contente le spectateur. Le tout en 90 minutes, sans mousse inutile, tout s'enchainant très vite pour la jubilation du spectateur.

Sachant que la même année Robert Aldrich réalisait un autre chef-d'oeuvre, Vera Cruz (1954). Quelle année!

Bronco Apache [Édition Spéciale Combo Blu-Ray + DVD]

samedi 27 juillet 2019

Les Douzes Salopards (The Dirty Dozen, 1967) de Robert Aldrich

Avec Lee Marvin, Ernest Borgnine, Charles Bronson, Jim Brown, John Cassavetes, George Kennedy, Robert Ryan, Telly Savalas, Donald Sutherland, Clint Walker, Ben Carrythers, Robert Philips, Colin Maitland, Al Mancini.

Bande-annonce Les Douze salopards - Edition Blu-RayCe film de Robert Aldrich est à la fois énervant et jubilatoire. Énervant, car la ligne dramatique est facile, voire simple, et aussi, car tout ceci n'est pas très subtil. Mais aussi jubilatoire, car l'empathie du spectateur avec le groupe fonctionne bien, malgré la débilité des personnages; et nous jubilons lorsqu'ils arrivent à leur fin.
Le film est divisé en trois parties: le recrutement de ce commando suicide, l'entrainement des membres de ce commando, quasiment tous des condamnés à mort, puis la mission qu'ils effectuent pour tuer le plus de généraux allemands possible afin de désorganiser l'ennemi avant le débarquement. Les deux premières parties sont les plus intéressantes, et ce schéma fonctionne toujours très bien dans les films.
Au total, Lee Marvin est crédible en sous-officier rebelle, bien que son âge soit un peu suspect. Ensuite, la brochette d'acteurs dans les seconds rôles fonctionne bien et ils sont plutôt bien caractérisés (physique, névrose, ethnie).
Un film plutôt rugueux, à la serpe, qui ne fait jamais dans la dentelle. Mais qui est diablement efficace.

vendredi 22 décembre 2017

Vera Cruz (1954) de Robert Aldrich

Avec Gary Cooper, Burt Lancaster, Denise Darcel, Cesar Romero, Sara Montiel, George Macready, Jack Elam, Ernest Borgnine, James McCallion, Morris Ankrum, James Seay, Henry Brandon, Archie Savage, Charles Bronson, Charles Horvath, Jack Lambert.
Vera Cruz

Voilà un film de trogne. Nous y retrouvons un Gary Cooper vieillissant, et Burt Lancaster en chef de bande charismatique qui dégaine plus vite que les autres. Tous les deux dans des rôles opposés: deux mercenaires qui se mettent ensemble pour l'argent. Burt Lancaster en psychopathe tout sourire et dents blanches immaculées. Gary Cooper qui est un ancien officier sudiste, qui a perdu la guerre de Sécession, et qui vient rechercher de l'argent au Mexique en vendant son talent au plus offrant; tout comme Lancaser. Ils essaient de gagner de l'argent pendant la révolution mexicaine contre l'occupant français et l'Empereur Maximilien. D’abord ensemble, ils finiront par s'affronter.
Autres trognes dans la distribution: Jack Elam, Ernest Borgnine ou Charles Bronson. Que des visages familiers.

De plus ici tout est parfaitement écrit (beau scénario de Roland Kibbee et James R. Webb). Que ce soit les méchants c'est-à-dire les Français et l'empereur Maximilien, avec Cesar Romero en tête qui est délicieusement méchant. L'intrigue entre Lancaster et Cooper pour la protection du trésor et les différents retournements de situation associés. La révolution mexicaine pointe son nez et remet en cause certaines convictions. Tout concourt à faire de ce film un classique instantané.