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dimanche 15 février 2026

My Summer Of Love (1h26, 2004) de Pawel Pawlikowski

Avec  Natalie Press, Emily Blunt, Paddy Considine, Dean Andrews, Michelle Byrne, Paul Antony-Barber.Lynette Edwards, Kathryn Sumner.

Très beau film, subtil, qui raconte les interactions entre deux jeunes femmes qui se rencontrent pendant l'été au Royaume-Uni. Une est riche, cultivée, joue du violoncelle, passe ses vacances avec ses parents, et a perdu sa sœur. L'autre, pauvre, orpheline, qui vit avec son frère, anciennement violent et alcoolique, mais nouvellement converti par sa rencontre avec Jésus.
L'apprentissage de l'autre, en tout cas de ce que l'on raconte à l'autre, les balades, le partage des frustrations, l'observation des adultes, créent une relation forte entre elles. L'histoire se terminera avec une forme de libération pour l'une d'elles, et une confirmation de névroses pour l'autre. Les interactions entre les différents personnages et les progressions sont telles qu'il est difficile de deviner précisément les scènes qui vont suivre et comment leur relation va évoluer, y compris  les surprises dans le dernier quart du film. Un film subtil et dense, très bien servi par ses deux actrices.
 
poster du film My Summer of Love 

dimanche 2 novembre 2025

La Chute (Der Untergang, 2h36, 2004) de Oliver Hirschbiegel

Avec Bruno Ganz, Alexandra Maria Lara, Corinna Harfouch, Ulrich Matthes, Juliane Köhler, Heino Ferch, Christian Berkel, Matthias Habich, Thomas Kretschmann, Michael Mendl, André Hennicke, Ulrich Noethen, Birgit Minichmayr. 

Ce film raconte la chute d'Adolf Hitler et son régime en avril 1945, ainsi que la bataille et la chute de Berlin, lorsqu'il était enfermé dans son bunker à Berlin, avec son état-major et sa garde rapprochée. Le film nous montre les scènes de la vie collective, sur quelques jours.  Les réunions stratégiques où Adolf Hitler est dans le déni complet de la situation, beaucoup d'officiers continuant à lui obéir malgré la l'inanité de ses directives : ils l'écoutent, mais n'en font rien ; certains fuient ; certains sont conscients de la situation (les Russes sont à quelques centaines de mètres du bunker). Le scénario prend le prétexte du recrutement d'une secrétaire dactylographe personnelle pour Adolf Hitler. 

Le film oscille entre les séquences au sein du bunker et les scènes de la chute de Berlin, avec d’ultimes résistances (où des enfants-soldats sont conviés), les destructions de documents d'archives et autres effacements de traces. Certains d'entre eux croiront jusqu'à la dernière seconde et le supporteront jusqu'à la dernière seconde. D'autres affronteront tant bien que mal les Russes qui avancent inexorablement. Et ceci jusqu'à la chute finale.

Oliver Hirschbiegel choisit de ne pas juger, mais de montrer ce qui a dû vraisemblablement se passer. Adolf Hitler était entouré d'une multitude d'idolâtres qui le croyaient encore. Idolâtres de sa personne, mais aussi de sa pensée et ses idées sur la race et autres choses bien connues depuis. 

poster du film Bande-annonce La Chute 

lundi 1 novembre 2021

Judo (Throw Down, 1h35, 2004) de Johnnie To

Avec Louis Koo, Aaron Kwok, Cherrie Ying, Tony Ka Fai Leung, Eddie Cheung, Jordan Chan, Hoi-Pang Lo, Calvin Choi, Jack Kao, Albert Au, Fan Yeung.

Encore un film sublime pour Johnnie To, dont la narration et la progression de l'histoire sont exclusivement basées sur le comportement des personnages et pas sur les dialogues ou les choses énoncées par des mots. C'est-à-dire exclusivement sur la mise en scène de chacune des scènes et sur les mouvements des personnages. Un film magique.

Le film suit un trio de personnages, d'abord seuls, puis ensemble: ce sont leurs interactions qui vont faire évoluer l'histoire jusqu'à la résolution finale. Le spectateur n'en sait jamais plus que les personnages et ne comprend pas ou découvre leur motivation en cours de route, pas petites touches. Ce qui fait qu'il est impossible de deviner la suite. Et qui rend le film captivant jusqu'à sa résolution. Mais aussi grâce à la mise en scène de chaque séquence où Johnnie To utilise de manière brillante les rues de Hong Kong.
Résolution d'ailleurs qui n'a pas vraiment de signification, car il ne se passe pas grand-chose dans ce film, mais il arrive quand même à faire captiver le spectateur. Des éléments d'émotions arrivent régulièrement et affleure en surface même si motivations des personnages nous indiffère (l'une cherche un travail de chanteuse, l'autre veut affronter les grands maîtres de Judo). Et ceci par leurs interactions: sans musique ou dialogue insistant.
La photographie adore les décors de nuit et adore filmer la ville de Hong Kong. La ville et ses rues sont presque un quatrième personnage.
Le judo du  titre correspond à un arc dramatique qui motive un des trois personnages principaux. C'est un prétexte qui importe peu et n'empêche pas le film le contenir des éléments beauté pure.
Le film se veut un hommage à Akira Kurosawa que Johnnie To admire. Du très grand art.
 Judo (Throw Down)

dimanche 8 août 2021

N'Oublie Jamais (The Notebook, 2h03, 2004) de Nick Cassavetes

Avec Ryan Gosling, Rachel McAdams, James Garner, Gena Rowlands, Sam Shepard, Joan Allen.

Ils s'aiment (Ryan Gosling, Rachel McAdams), mais sont de milieux sociaux différents. Ils s'éloignent, il l'attend, elle va se marier. C'est un patron de scénario utilisé des dizaines de fois. Ici, à la fin ils sont dans la même maison de retraite: le film est un retour en arrière où nous ne comprenons pas qui sont les personnes âgées du début, dont une est atteinte de pertes de mémoire (James Garner et Gena Rowlands). Avec des variations qui nourrissent le drame:  la maman de Rachel McAdams, méchante (Joan Allen), qui lui cache les lettres d'amour de Ryan Gosling lorsqu'elle parti faire ses études et la laissé dans son usine; puis nous comprenons que Joan Allen a eu une histoire similaire...

Que retenir? Ryan Gosling fait huître, mais à l'air d'y croire ; Rachel McAdams, son personnage, est insupportable, car elle ne sait pas ce qu'elle veut; la reconstitution historique est de qualité (c'est le minimum); les différences de classe dans cette Amérique profonde sont bien pointées.

Curieusement, le film fait daté, vieux. L'histoire se déroule dans les années trente. Mais il n'est pas post-moderne et raconte une histoire à l'ancienne, avec les clichés qui vont bien et enfilés comme des perles, que plus personne n'ose, mais que Nick Cassavetes a osés en 2004. Ce n'est pas déshonorant, mais ce n'est plus possible dans cette décennie.

 https://fr.web.img6.acsta.net/c_310_420/medias/nmedia/18/35/32/48/18384546.jpg

 

dimanche 13 septembre 2020

L'armée Des Morts (Dawn of the Dead, 2004) de Zack Snyder

Avec Sarah Polley, Ving Rhames, Jake Weber, Mekhi Phifer, Ty Burrell, Michael Kelly, Kevin Zegers, Michael Barry, Lindy Booth, Jayne Eastwood, Boyd Banks, Inna Korobkina.

L'armée des morts PosterCe remake du Dawn Of The Dead (1978) de George Romero apporte ses variantes, très intéressantes au film original. Ici tout va plus vite par exemple: les zombies courent à toute vitesse, ils ne sont pas lymphatiques. Le film est un bijou de film d'horreur dans un cadre apocalyptique, avec sa maladie qui se répand et qui rend les gens cannibales, ils meurent et se réveillent cannibales et se mettent à la recherche de chair de vivants.
Le film bénéficie des effets spéciaux de maquillage et effet numérique de tout premier choix avec son lot régulier de chairs et flots de sang de tout premier choix, et de violences gores.
 Il s'agit ici de la version director's cut, beaucoup plus intéressante que la version cinéma pour ces éléments justement de barbaque, de sang. Heureusement le film garde son ton tragique et sa fin malheureuse malgré certains qui arrivent à s'échapper, cela renouvelle la chute, même si le générique de fin est très pessimiste sur l'issue de nos personnages.
Le film est fort aussi par sa direction d'acteur et son scénario qui décrit chacun des personnages de manière quelquefois archétypique, mais qui sont bien incarnés par les acteurs qui permettent à la fois de bien les identifier, de deviner lesquels vont mourir, mais aussi de contribuer à une microdramaturgie interne au sein du groupe qui évolue au sein du centre commercial.
Énorme réussite donc que ce grand film d'horreur. Qui est curieusement d'actualité en ces temps de maladie infectieuse qui se propage sans être maitrisée, mais qui heureusement ne produit pas les mêmes effets que dans le film !

dimanche 13 octobre 2019

Starsky Et Hutch (2004) de Todd Phillips

Starsky et Hutch PosterAvec Ben Stiller, Owen Wilson, Vince Vaughn, Snoop Dogg, Fred Williamson, Juliette Lewis, Jason Bateman, Amy Smart, Carmen Electra, Chris Penn, Brande Roderick, Molly Sims.

Ce film de Todd Philips est très sage (il réalisera plus tard la trilogie Very Bad Trip). Quelques moments sont réussis, mais le film manque de subversion, de délire. Le film est très respectueux de la série télévisée. Il amplifie des éléments connus ou sous-jacents des deux personnages principaux: par exemple, Starky amoureux de sa voiture, et le côté insouciant et peu respectueux  des lois de Hutch. Nous restons sur notre faim en suivant cette histoire très plan-plan des deux détectives catastrophes. Nous sourions et rions peu malgré tous les efforts de l'ensemble de la distribution qui fonctionne et qui est superbe pour la partie féminine.

dimanche 12 mai 2019

Collateral (2004) de Michael Mann

Avec Tom Cruise, Jamie Foxx, Jada Pinkett Smith, Bruce McGill, Peter Berg, Emilio Rivera, Barry Shabaka Henley, Richard T. Jones, Jason Statham, Irma P. Hall, Mark Ruffalo, Javier Bardem.

Bande-annonce Collateral
Belle idée de scénario pour ce road-movie de nuit. Exercice de style (comment filmer la rue, comment filmer la ville la nuit, comment filmer l'intérieur d'un taxi).
Le film empile les plans esthétiques voire esthétisants, de la ville la nuit, ses buildings, ses automobiles donc.
Au milieu de ces plans esthétiques et musiques travaillées, nous avons Jamie Foxx en conducteur de taxi, perdant de la vie, et Tom Cruise en tueur professionnel (mais pas le premier de la classe: il commet quelques erreurs, qui permettent des articulations dramatiques). Le film est découpé en plateaux au cours desquels Tom Cruise doit abattre un témoin assisté, ce qui a le don de ne pas plaire à Jamie Foxx, avec lieux différents chaque fois, et modes opératoires différents et donc conséquences différentes.
Au total, nous avons là de la belle ouvrage, qui tourne un peu à vide. Mais ce genre de polars manque cruellement dans la production grand public étatsunienne des années 2010 (qui est viciée par les films de superhéros).




lundi 18 mars 2019

Vipère Aux Poing (2004) de Philippe de Broca

Bande-annonce Vipère au poingAvec  Catherine Frot, Jules Sitruk, Jacques Villeret, Cherie Lunghi, Hannah Taylor-Gordon, William Touil, Richard Bremmer, Sabine Haudepin, Pierre Stévenin, Wojciech Pszoniak, Paul Le Person, Annick Alane, Dominique Paturel, Macha Béranger, Philippe De Broca, Claude Sitruk.

Beau film pour Philippe de Broca. Il s'agit de son dernier film. Ce n'est pas du cinéma d'aventure ou de la comédie d'aventure qui l'a fait connaître et porté dans sa carrière. Il s'agit d'un film plus intimiste. Entre des enfants, entre les enfants et les parents, entre les parents, entre les employés et les autres. Avec les qualités de son cinéma: une direction d'acteur subtile, des personnages féminins justes. Avec au travail ici les jeunes acteurs et Catherine Frot.
Le film a aussi un intérêt historique et sociétal sur le mode de vie de cette famille bourgeoise de province, qui a ses problèmes d'argent et de personnels, incarnés par Jacques Villeret en poltron entomologiste et par Catherine Frot en psychorigide.



dimanche 4 février 2018

La Mort Dans La Peau (The Bourne Supremacy, 2004) de Paul Greengrass

Avec  Matt Damon, Franka Potente, Joan Allen, Julia Stiles, Karl Urban, Gabriel Mann, Joan Allen, Marton Csokas, Tom Gallop, John Bedford Lloyd, Ethan Sandler, Michelle Monaghan, Karel Roden, Tomas Arana, Oksana Akinshina, Yevgeni Sitokhin, Marina Weis.
La Mort dans la peau - Blu-ray + Copie digitale
Ce deuxième de franchise permet de reprendre là où se termine le premier. Nous retrouvons Frank Potente, mais les scénaristes ont décidé de la tuer pour donner une motivation à Jason Bourne. Cela commence déjà mal: quel manque d'idée. Les scénaristes font ce que le personnage fait croire dans le premier de franchise: elle ralentit le héros, il faut donc l'éliminer.
Par ailleurs, le metteur en scène change. Nous y retrouvons des éléments qui faisaient la qualité du premier. Mais il y a introduction de ce qui réduira l'intérêt pour la franchise: la surcharge de technologie, des scènes se déroulant exclusivement en ville, une mise en scène des séquences d'actions tellement découpées et hachées qu'elles manquent de lisibilité et de spatialisation (faire bouger la caméra et enchainer les plans de moins d'une seconde à la limite du ridicule donne plutôt l'impression de brouillon que de maîtrise). Et fondamentalement, l'absence d'ancrage dans une réalité. Jason Bourne n'a maintenant d'interaction uniquement avec des collègues, des policiers ou des tueurs.
Mais au total, le potentiel sympathie avec le personnage de Jason Bourne fonctionne; nous sommes heureux lorsqu'il se sort de situations improbables. Le questionnement pour le spectateur n'est pas de savoir si Jason Bourne va s'en sortir, mais de savoir comment il va s'en sortir. Il n'y a donc plus de suspense. Et au total, voir Jason Bourne faire trembler l'ensemble des autres personnages, bardés de leurs technologies et certitudes, est assez jubilatoire. Seul contre tous. C'est ce qui sauve ce deuxième de franchise.



lundi 18 septembre 2017

AVP: Alien vs. Predator (2004) de Paul W. S Anderson

Avec Lance Henriksen, Sanaa Lathan, Raoul Bova, Ewen Bremner, Colin Salmon, Agathe de La Boulaye, Tommy Flanagan, Sam Troughton, Adrian Bouchet, Carsten Norgaard, Andy Lucas, Liz May Brice, Joseph Rye, Glenn Conroy, Petr Jakl.

Alien vs. Predator
Belle réussite pour ce film qui traite le mélange des deux franchises avec bonheur. Le film mélange film à suspense, film d'exploration, films d'horreur, films d'action avec alacrité et justesse. Et il permet d'introduire un personnage féminin fort comme dans la franchise Alien. Il est regrettable que ce film n'ait pas eu le succès escompté, ce qui aurait permis de faire d'autres films avec Sanaa Lathan qui est parfaite dans son rôle de remplaçante de Ripley (Sigourney Weaver dans le premier de franchise).
Le film est impressionnant aussi pour l'ensemble de ses monstres, à la fois côté Alien et côté Predator. Ainsi que les différents affrontements où ils apparaissent.
Il ne s'agit donc pas du tout d'un film au rabais. Au contraire, il est fait avec tous les moyens requis pour une série B de luxe.

mardi 18 avril 2017

Les Chroniques de Riddick (2004) de David Twohy

Les Chroniques de Riddick - Director's CutAvec Vin Diesel, Thandie Newton, Karl Urban, Colm Feore, Linus Roache, Keith David, Judi Dench, Alexa Davalos, Nick Chinlund, Yorick Van Wageningen, Mark Gibbon, Rogert R. Cross, Terry Chen, Christina Cox, Alexander Kalugin, Kim Hawthorne, Alexis Llewellyn, Ja Rule, Charles Zuckermann, Andy Thompson, Cedric De Souza, Stefano DiMatteo, Mina E. Mina, John Prowse.

Après un premier de série qui installe un univers et des personnages, Pitch Black (2000), cette suite passe au stade du space opera, au stade du gros film de science-fiction. Et le tout en gardant son ambition artistique, un univers sombre, des séquences inédites et certaines d'anthologie (tout le passage sur Crematoria, les séquences dans le vaisseau du Lord Marshal). Le sujet n'est pas original, mais la direction artistique est superbe, en particulier l'univers des Necromongers qui mélange le Moyen-Age, du steampunk. Le personnage de Riddick n'est pas très intéressant en soi, mais l'ensemble des personnages autour de lui donne la substance au film. Même du côté des méchants.
Du très grand niveau artistique. Même Karl Urban, habituellement piètre acteur, se révèle bon ici.





mardi 5 novembre 2013

BANDIDAS (2004) DE JOACHIM RØNNING ET ESPEN SANDBERG



Cette production Luc Besson n'évite pas les défauts de son scénariste. Une histoire plutôt bête. Des personnages très schématiques. Une sophistication narrative qui permet au film d'être compris par un escargot ou une huître. C'est un euphémisme de dire que l'on devine tout ce qui arrive.
Au crédit du film, il  y a de beaux décors et de beaux costumes.Autre qualité du film: sa distribution féminine, qui prend le rôle des Zorro à l'envers; ici ce sont deux filles qui essaient de voler le riche pour donner aux pauvres, et puis finalement pour récupérer l'argent pour elles.
Tout ceci est sans conséquence voire même insignifiant, mais avec le running gag du baiser ce film arrive à maintenir éveiller pendant sa durée.