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mardi 4 août 2026

Bugonia (1h58, 2025) de Yorgos Lanthimos

Avec Emma Stone, Jesse Plemons, Aidan Delbis, Alicia Silverstone, Stavros Halkias, J. Carmen Galindez Barrera, Marc T. Lewis. 

Yorgos Lanthimos signe un film coup de poing, dénué de subtilité, mais diablement efficace. Grâce d’abord à ses trois acteurs principaux. Emma Stone en tête impressionnante en patronne inhumaine. Jesse Plemons, impressionnant comme à chaque fois, dans le personnage d'un conspirationniste qui voit en Emma Stone une extraterrestre, et qui est traumatisé par le coma de sa maman. Et Aidan Delbis, le cousin de Jesse Plemons, qui a un rôle important dans cette histoire.

Le film est un coup de poing perpétuel à travers le travail de photographie, les maquillages, le montage, la musique au hachoir. Bref, tout ceci est diablement brutal et efficace. Y compris dans son épilogue, qui pourra surprendre. Il est d'ailleurs possible d'arrêter de voir le film avant cet épilogue, c'est-à-dire d'arrêter le film au moment où l'ambulance part. Ou alors de continuer, le film se réorientant vers un autre horizon, qui est recevable, et qui finalement rend encore le film plus intéressant.

Nous apprécions la vision anticapitaliste et déshumanisée de cette patronne d'entreprise qui n'est tellement pas humaine et tellement méprisante vis-à-vis de ses employés. Et finalement le film n'est pas dénué d'humour, à la fois par réaction à l'énormité de certaines images ou sur la forme en mode marteau-pilon qu'a choisi Yorgos Lanthimos.

poster du film Bande-annonce Bugonia 



dimanche 16 novembre 2025

Eddington (2h28, 2025) de Ari Aster

Avec Joaquin Phoenix, Deirdre O'Connell, Emma Stone, Micheal Ward, Pedro Pascal, Cameron Mann, Matt Gomez Hidaka, Luke Grimes, Amélie Hoeferle, Clifton Collins Jr., William Belleau, Austin Butler.

À travers cette histoire au Nouveau-Mexique, où un Sheriff (Joachim Phoenix dans un rôle de geignard permanent) affronte le maire local (Pedro Pascal), mais aussi sa femme mentalement dérangée (Emma Stone en faire valoir et levier dramatique de l'évolution du personnage du shérif), sa belle-mère et ses adjoints. Ari Aster parle de l'Amérique du Nord profonde, entre superstition, racisme et immigration, amour des armes, affrontements politiques et affrontement de classes, complotismes et croyances. Sans aborder frontalement ces sujets. Avec l'élément plus intéressant du film, l'évolution du personnage de Joachim Phoenix, qui, s'il peut contenir des éléments d'empathie de la part du spectateur,  évolue fortement pendant le film en devenant de plus en plus complexe plus le film avance, pour une certaine jubilation du spectateur, il faut reconnaître.

Ari Arster crée ici quelque chose de beaucoup plus digeste que son piètre film précédent, le pensum Beau Is Afraid (2023), mais reste dans le manque de subtilité et dans une lourdeur certaine. Il n'a pas la main légère. Mais cela est normal finalement, car l'histoire n'évolue pas auprès de personnages subtils.

Nous notons que les scènes d'actions sont très dynamiques et percutantes. Ari Aster devrait s'essayer à réaliser un action-movie, un film d'action en bonne et due forme, le résultat devrait être intéressant. 

poster du film Bande-annonce Eddington 

jeudi 30 juin 2022

Battle Of The Sexes (2h01, 2017) de Jonathan Dayton et Valerie Faris

Avec Emma Stone, Steve Carell, Andrea Riseborough, Natalie Morales, Sarah Silverman, Bill Pullman, Alan Cumming, Elisabeth Shue, Eric Christian Olsen, Fred Armisen, Martha MacIsaac, Lauren Kline, Mickey Sumner.

Film historique qui raconte une partie de la vie de la joueuse de tennis Billie Jean King, inconnue de nous, qui permet de montrer un page de l'histoire de ce sport et des médias étatsuniens avec des thématiques comme l'homosexualité féminine, la phallocratie et la misogynie, mais aussi la bêtise des médias. Ces deux derniers thèmes étant portés par Steve Carrel dans le rôle de Bobbie Riggs. Ce qui est impressionnant c'est que ce qui est montré semble s'être réellement déroulé.

Les films historiques comme cela sont toujours bien faits par les étatsuniens: tout est parfait, Emma Stone et Steve Carrell, mais aussi l'ensemble de la distribution. Reconstitution, décors, costumes, maquillages, coiffures... l'ensemble des éléments techniques sont parfaits. En vieux routier du scénario, Simon Beaufoy a conçu un ensemble parfait qui appuie parfaitement les messages que porte le film.

À voir pour le sujet. Et pour ses deux acteurs stars, si l'on est fan.

Bande-annonce Battle of the Sexes

vendredi 5 février 2021

Retour à Zombieland (Zombieland: Double Tap, 1h39, 2019) de Ruben Fleischer

Avec Woody Harrelson, Jesse Eisenberg, Emma Stone, Abigail Breslin, Zoey Deutch, Avan Jogia, Rosario Dawson, Luke Wilson, Thomas Middleditch.

Il y a beaucoup de bonnes choses dans cette suite: retrouver Emma Stone est toujours agréable; l'introduction du personnage de Zoey Deutch en blonde sans cerveau est une excellente idée; l'introduction de Rosario Dawson, très bien vu aussi; l'introduction des hippies pacifistes et véganes dans ce monde post apocalyptique, est aussi une très bonne idée. Les marivaudages entre Jessie Eisenberg, Emma Stone et Zoey Deutch sont bien écrits. Tout ceci ne parle pas des morts-vivants, appelés aussi zombis. Mais le film contient sa dose de gore et d'horreur, dans un contexte de comédie romantique, ce qui lui donne un ton particulier. Mais les séquences gores lui donnent la tonalité de film d'horreur. Et il y a de bonnes doses.

Dans le genre horreur mainstream et film énorme (avec grosses stars), ce film fait concurrence à World War Z, qui se veut très sérieux et abouti à du ridicule, alors qu'ici le ton de l'humour mélangé à des éléments de comédie romantique fonctionne mieux. Le film est coécrit par trois ténors du scénario. Il n'est donc pas étonnant que cet ensemble fonctionne et soit bien écrit.

Moins bonne chose: le personnage de Woody Harrelson, où les scénaristes ont voulu accentuer certains côtés de son personnage de rustre et péquenaud; pas très subtile, mais ce n'est pas grave dans un film qui ne l'est pas, mais cela est forcé et l'interprétation de Woody Harrelson ne fonctionne pas..

L'inutile est la séquence de l'épilogue avec Bill Murray: consternante, son apparition n'apporte rien et n'est pas amusante. Il faut savoir s'arrêter à temps.

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jeudi 15 octobre 2015

Birdman (2014) de Alejandro González Iñárritu

Avec Michael Keaton, Zach Galifianakis, Edward Norton, Andrea Riseborough, Amy Ryan, Emma Stone, Naomi Watts.

Belle distribution pour ce film. C'est la première chose qui séduit. Avec en tête Michael Keaton, bien sûr. Mais aussi la distribution féminine, mémorable.
Ensuite, si le sujet du film est intéressant, il n’apparaît pas exempt de défauts, même si le film peut apparaître comme un gros travail de mise en scène, en particulier la sensation de plan-séquence permanent. Le premier est cette voix off, encore une fois inutile et qui semble dire que l'acteur Michael Keaton n'est pas suffisamment solide et capable de transcrire l'émotion véhiculée par son personnage; décevant d'utiliser un procédé aussi vulgaire alors que la mise en scène n'est manifestement pas improvisée. Par ailleurs, le film ne semble pas maîtrisé dans son dernier tiers où le Birdman apparaît et où Michael Keaton devient lui même Birdman par le regard que porte sa fille à travers la fenêtre. Le spectateur s'attend à trouver notre personnage écrasé au pied, mais non, il s'est envolé. Fin un peu ridicule et abîmant le ton du film. Même si l'on comprend que c'est la scène qui intéresse Inarritu et qu'il a probablement pensé son film comme un tout pour y arriver.
Au total un bel exercice de style. Pas complètement maîtrisé, mais intéressant.