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mercredi 4 mars 2026

The Rip (1h53, 2026) de Joe Carnahan

Avec Matt Damon, Ben Affleck, Steven Yeun, Teyana Taylor, Catalina Sandino Moreno, Sasha Calle, Kyle Chandler, Scott Adkins, Daisuke Tsuji.

Joe Carnahan continue son travail dans un univers d'hommes où la testostérone joue un rôle important. Il est question de récupérer une somme d'argent dans une cache. Un groupe de policier mené par Matt Damon y va, mais la somme trouvée est beaucoup plus importante que prévu. Ce qui fait réfléchir les différents policiers sur le devenir de cet argent. Les propriétaires putatifs interviennent. Ainsi que des gens qui s'y intéressent de près et souhaitent retrouver ce pactole. Sur cet enjeu se greffent des agendas cachés que nous découvrons progressivement.

Joe Carnahan signe un scénario brillant. Par contre le film ne l'est pas particulièrement, même si la qualité de l'intrigue tient le spectateur jusqu'au bout. Après une intrigue très travaillée, les échanges de feux dans le dernier quart, ainsi que le final avec des poursuites en voiture qui sont poussives, le film change et perd son esthétique, son  hui-clos, et devient routinier.

poster du film Bande-annonce The Rip

mercredi 12 septembre 2018

Suicide Squad (2016) de David Ayer

Avec Margot Robbie, Will Smith, Jared Leto, Cara Delevingne, Jai Courtney, Joel Kinnaman, Viola Davis, Karen Fukuhara, Jay Hernandez, Adewale Akinnuoye-Agbaje, Ike Barinholtz, Scott Eastwood, Adam Beach, Ben Affleck, Common, Ezra Miller, Ray Olubowale.

Suicide Squad - Blu-ray + Blu-ray Extended Edition + Copie digitale UltraViolet
Le bon côté de chez DC Comics est la noirceur de l'univers et de certains personnages. C'est ce qui les rend plus intéressants par rapport aux héros Marvel (dont il est aisé de comprendre qu'ils aient été rachetés par Disney, spécialiste des films pour enfants fait par des enfants avec la complexité du cerveau d'un enfant).
Ici c'est une brochette de personnages méchants qui sont assemblés pour affronter une créature de style La Momie. L'histoire est débile et ne nous intéresse pas, comme d'habitude. Par contre les personnages de cette équipe sont plutôt intéressants et leur caractérisation; les flashbacks pour expliquer leur passé sont plutôt bien venus et ils donnent un peu de profondeur. La faiblesse du film est son méchant. Le premier c'est le Joker que nous ne voyons pas longtemps, mais que la fin nous indique qu'il réapparaîtra. Et l'autre c'est une espèce de momie qui débarque, nous ne savons pas pourquoi, et qui ne nous intéresse pas.
Il y a un bon travail de direction d'acteur et d'interprétation et il faut reconnaître que de ce côté-là les acteurs sont au top.

samedi 26 août 2017

Mi$e à Prix (Smokin' Aces, 2007) de Joe Carnahan

Mise à prixAvec Ryan Reynolds, Ray Liotta, Jeremy Piven, Andy Garcia, Ben Affleck, Jason Bateman, Alicia Keys, Peter Berg, Brian Bloom, Nestor Carbonell, Common, Kevin Durand, David Goldsmith, Scott Halberstadt, Martin Henderson, Taraji P. Henson, Natasha Hopkins, Maury Sterling, David Proval, Joseph Ruskin, Rizwa Manji, Christopher Murray, Chris Pine, Patrick St. Esprit.


Le chef d'œuvre de Joe Carnahan. Mais que devient Joe Carnahan? Visionner Smokin' Aces c'est plonger dans un cinéma étatsunien qui a disparu. Tous les points forts d'un bon film américain sont là, au service de personnages déjantés, que l'on voit très rarement dans les productions grands publics. Il est vrai que ce film n'est pas grand public! C'est un cocktail détonnant, et étonnant, servi par une distribution riche et au diapason.
La distribution, extraordinaire, avec une multitude de personnages qui existent tous, grâce à l'écriture et à la direction d'acteur.
Les personnages sont déjantés (le duo de tueuses noires, les tueurs pros et psychopathes, le gang de punks) et hors-norme (du flic du FBI infiltrant la mafia depuis des décennies au magicien mafieux drogué au dernier degré) au service d'une intrigue où tout le monde est pourri. C'est extrêmement noir et désespéré.
Et avec un lot de séquence inédite. Par exemple la scène du parking au bord du lac avec les frères qui tuent Ben Affleck et avec Chris Pine qui vient faire la marionnette avec le corps de Ben Affleck; excellente idée visuelle qui donne des éléments sur la personnalité du personnage qui est manifestement détraqué, mais qu'il y a encore plus que l'on pourrait l'imaginer. Où cette scène du rescapé qui atterrit dans une ferme avec la grand-mère et le fils handicapé qui est complètement siphonné qui se prend pour un karatéka (jusqu'à son érection quand il mime les combats). Le film regorge comme cela de séquences d'anthologie ou d'éléments que nous ne voyons jamais ou qu'on ne voit jamais dans les films américains grand public. 
Le tout au service d'une histoire qui met à prix un mafieux: celui ou celle qui le tue touche une prime énorme. Ce qui convie une collection de tueurs tous plus fous les uns que les autres: un gang de punks nazis, un couple de lesbiennes, un champion du maquillage et un as de la torture. Avec pour objectif de lui arracher le coeur. Les explications arrivent à la fin, avec ce qu'il faut de retournements.
Joe Carnahan a créé avec ce film unique un polar à la limite du fantastique, de l'irréel ou plutôt de l'horreur, voire du film social (voir l'intermède dans la famille avec le petit garçon karatéka et la mère compatissante), voire naturaliste (beaucoup de personnages secondaires). Un cocktail qui produit un film unique, noir et dépressif.

lundi 24 juin 2013

Argo (2012) de Ben Affleck




Avec Argo nous sommes confrontés à un genre de film où les États-Unis d'Amérique sont souvent très forts: la reconstitution historique. Reconstitution historique, scénario à suspense, thriller politique, portée historique et patriotique, distribution efficace, tout ici est plutôt bien fabriqué, bien fait, avec un film que l'on croit forcément très documenté. Nous obtenons un bon film à sensations fortes un petit peu dans l'esprit de certains films des années 70.
Argo a eu l'Oscar du meilleur film, et l'on se demande bien quels étaient les autres films… C'est un bon film qui se laisse regarder jusqu’au bout, car on se demande si les otages vont s'en sortir (vont-ils être démasqués? Vont-ils garder leur sang-froid?). Mais l'on n'est pas sur un monument de mise en forme très originale : c'est bien un cinéma académique (dans le bon sens du terme) que l'on a.
Un des intérêts du film est cette histoire cocasse de projet de film de science-fiction inventé pour arriver à sortir les otages d'Iran.
On se dit que l'académie des Oscars lui a donné un Oscar du meilleur film, car probablement et faute de mieux, il n'y avait pas d'autre film plus méritant.