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dimanche 16 novembre 2025

Eddington (2h28, 2025) de Ari Aster

Avec Joaquin Phoenix, Deirdre O'Connell, Emma Stone, Micheal Ward, Pedro Pascal, Cameron Mann, Matt Gomez Hidaka, Luke Grimes, Amélie Hoeferle, Clifton Collins Jr., William Belleau, Austin Butler.

À travers cette histoire au Nouveau-Mexique, où un Sheriff (Joachim Phoenix dans un rôle de geignard permanent) affronte le maire local (Pedro Pascal), mais aussi sa femme mentalement dérangée (Emma Stone en faire valoir et levier dramatique de l'évolution du personnage du shérif), sa belle-mère et ses adjoints. Ari Aster parle de l'Amérique du Nord profonde, entre superstition, racisme et immigration, amour des armes, affrontements politiques et affrontement de classes, complotismes et croyances. Sans aborder frontalement ces sujets. Avec l'élément plus intéressant du film, l'évolution du personnage de Joachim Phoenix, qui, s'il peut contenir des éléments d'empathie de la part du spectateur,  évolue fortement pendant le film en devenant de plus en plus complexe plus le film avance, pour une certaine jubilation du spectateur, il faut reconnaître.

Ari Arster crée ici quelque chose de beaucoup plus digeste que son piètre film précédent, le pensum Beau Is Afraid (2023), mais reste dans le manque de subtilité et dans une lourdeur certaine. Il n'a pas la main légère. Mais cela est normal finalement, car l'histoire n'évolue pas auprès de personnages subtils.

Nous notons que les scènes d'actions sont très dynamiques et percutantes. Ari Aster devrait s'essayer à réaliser un action-movie, un film d'action en bonne et due forme, le résultat devrait être intéressant. 

poster du film Bande-annonce Eddington 

dimanche 17 août 2025

Beau is Afraid (2h59, 2023) de Ari Aster

Avec Joaquin Phoenix, Patti LuPone, Amy Ryan, Nathan Lane, Kylie Rogers, Denis Ménochet, Parker Posey, Zoe Lister-Jones, Armen Nahapetian, Julia Antonelli, Stephen McKinley Henderson.

Le film est constitué de trois ou quatre parties. La première est la plus marquante est contient un humour noir de bon aloi. Les suivantes sont moins percutantes, voire ennuyeuses, pour certaines. Et la dernière, où Joaquin Phoenix retrouve sa maman, fait basculer le film dans le ridicule achevé. Le spectateur a déjà décroché bien avant. Même il faut reconnaître que par moment Ari Aster tente des combinaisons de sonorités, de rythmes, d'images pour exprimer des sensations, des émotions, des réflexions. Mais le film est régulièrement horripilant (voir par exemple cette horrible voix off pendant l'un des segments).

Il faut reconnaître qu'il y a de l'ambition, un travail artistique, de la recherche narrative, mais malgré la petite sympathie que nous pouvons avoir pour le personnage dans un premier temps, le film paraît long, le film est ennuyeux, et finalement pénible. Soit la définition d'un pensum. C'est sa principale hystérésis. Mais au moins il ne laisse pas indifférent.

poster du film Bande-annonce Beau Is Afraid