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vendredi 22 décembre 2017

Fast & Furious 8 (2017) de F. Gary Gray

Avec Vin Diesel, Jason Statham, Dwayne Johnson, Michelle Rodriguez, Tyrese Gibson, Ludacris, Charlize Theron, Kurt Russell, Nathalie Emmanuel, Luke Evans, Elsa Pataky, Kristofer Hivju, Scott Eastwood, Patrick St. Esprit, Janmarco Santiago, Luke Hawx, Corey Maher, Olek Krupa, Alexander Babara, Andre Pushkin, Robert Jekabson, Nick Gracer, Eden Estrella, Gary Weeks, Matthew Cornwell, Jeremy Anderson, Jason Rhymer.
Fast & Furious 8 - DVD + Copie digitaleNous restons dépités devant ce genre de produit. Qui fait plutôt penser à un dessin animé. Tant les personnages sont des schémas (la direction d'acteur est inexistante). Tant l'image est laide. Et tant les séquences d'action sont celles d'un dessin animé, avec les énormités et les excès que permet le dessin animé.
Nous sommes intrigués par le fait que ce produit a eu un succès aussi important. Il n'y a pas d'histoire, c'est un condensé de vulgarités et de bêtises, mais il y a quelques scènes d'action rigolotes. Par ailleurs cette histoire de demeurés mentaux qui se retrouvent à conduire en automobile sur un lac gelé dans un pays d'Asie comme si de rien n'était: nous nous demandons comment ils en sont arrivés là;  rien ne questionne la crédibilité, ni l'utilité, ni la cohérence, ni fondamentalement à quoi tout ceci peut-il bien servir ! Surement à divertir. Mais cette franchise est vraiment le degré zéro du divertissement: du vide sur de l'insignifiant. Elle réalisé par des fainéants. 

Le réalisateur est connu pour son absence de point de vue. Nous ne pouvions donc pas attendre grand-chose de ce film. Et effectivement c'est un film qui n’est basé sur rien. Et ce genre de film donne de l'intérêt à une vieille franchise comme celle de James Bond qui est quand même beaucoup plus chic et stylée. Et cela commence par la distribution, dénuée de classe; ils et elles ont l'air fatigué et usé (Michelle Rodriguez confirme encore une fois qu'elle est la pire actrice de sa génération); Charlize Theron qui a surement besoin d'argent fait son boulot de méchante de dessin animé. Nous aimerions qu'ils et qu'elles meurent. Mais non.
Le navet étalon.
 

mardi 18 avril 2017

Les Chroniques de Riddick (2004) de David Twohy

Les Chroniques de Riddick - Director's CutAvec Vin Diesel, Thandie Newton, Karl Urban, Colm Feore, Linus Roache, Keith David, Judi Dench, Alexa Davalos, Nick Chinlund, Yorick Van Wageningen, Mark Gibbon, Rogert R. Cross, Terry Chen, Christina Cox, Alexander Kalugin, Kim Hawthorne, Alexis Llewellyn, Ja Rule, Charles Zuckermann, Andy Thompson, Cedric De Souza, Stefano DiMatteo, Mina E. Mina, John Prowse.

Après un premier de série qui installe un univers et des personnages, Pitch Black (2000), cette suite passe au stade du space opera, au stade du gros film de science-fiction. Et le tout en gardant son ambition artistique, un univers sombre, des séquences inédites et certaines d'anthologie (tout le passage sur Crematoria, les séquences dans le vaisseau du Lord Marshal). Le sujet n'est pas original, mais la direction artistique est superbe, en particulier l'univers des Necromongers qui mélange le Moyen-Age, du steampunk. Le personnage de Riddick n'est pas très intéressant en soi, mais l'ensemble des personnages autour de lui donne la substance au film. Même du côté des méchants.
Du très grand niveau artistique. Même Karl Urban, habituellement piètre acteur, se révèle bon ici.





Pitch Black (2000) de David Twohy

Pitch BlackAvec Vin Diesel, Radha Mitchell, Cole Hauser, Keith David, Rhiana Griffith,  Lewis Fitz-Gerald, Claudia Black, Simon Burke, Les Chantery, Sam Sari, Firass Dirani, Vic Wilson, Ric Anderson.

La série B par excellence, inventive, développant parfaitement chacun des personnages pour conduire un film de survie dans un univers de science-fiction. Et qui permet de donner à Vin Diesel son meilleur personnage. Énigmatique. Mystérieux. Tout en masquant les yeux de sa star.
Cela commence dans un univers ensoleillé et désertique, puis se continue et se conclut dans le noir. En dosant parfaitement les monstres, en ne les montrant que petit à petit, en commençant par suggérer qu'il y a des choses sous la terre. Très classique, mais efficace.
David Twohy maîtrise l'écriture et la conduite de sa série B. Science-fiction adulte qui fait du bien par rapport aux ténors du genre qui sont trop lisses (franchise Star Wars, franchise Star Trek, par exemple). Un antidote aux films de superhéros.



samedi 1 février 2014

Riddick (2013) de David Twohy

Avec Vin Diesel, Karl Urban, Katee Sackhoff, Jordi Mollà, Dave Bautista, Bokeem Woodbine, Raoul Trujillo, Noah Danby.

Ce Riddick-là reprend à la fin du précédent (le magnifique Les Chroniques de Riddick) pour faire un film de survie comme le premier de franchise (Pitch Black, un bijou dans son genre) avec le mystère en moins. Celui-ci est un film de survie composé de trois parties ou trois étapes: Riddick seul sur la planète hostile où il essaie de survivre et s'adapte à son environnement; Riddick pourchassé par les chasseurs de primes et dernière partie: comment échapper au déluge et aux animaux agressifs et quitter la planète devenue extrêmement hostile (où le petit groupe qui se chamaillait se trouve un ennemi commun autrement plus dangereux). Soit trois films de survie en un.
Ces trois parties sont un peu inégales : la deuxième est plus faible sur les personnages, qui sont nombreux, mais leurs mouvements intéressent peu le spectateur, même si David Twohy sait ce qu'il faut faire pour intriguer. La troisième partie est la reprise de Pitch Black et ses séquences de nuit, avec le suspense en moins au profit de l'action pure.
Mais les qualités de la franchise sont là: une direction artistique superbe, des personnages secondaires plus fouillés que la moyenne dans ce genre de production, avec une densité certaine - même si archétypique -, une bonne direction d'acteur, un bestiaire inventif et rouage important du récit, de la violence (avec du gore pour la version vidéo).
Ici le film n'est pas aussi plastiquement réussi que Les Chroniques de Riddick (même si le premier survival puisse s'en rapprocher) mais il fonctionne parfaitement et garde son ton unique.

Bande-annonce Riddick

vendredi 2 novembre 2012

Babylon A. D. (2008) de Mathieu Kassovitz


Avec Vin Diesel, Mélanie Thierry, Michelle Yeoh, Lambert Wilson, Mark Strong, Jérôme Le Banner, Charlotte Rampling, Gérard Depardieu, Joel Kirby, Souleymane Dicko, David Bell Radek Bruna.


Nouveau visionnage avec ce film qui s'était fait descendre par la critique et qui n'a pas bonne presse. Et c'est complètement injustifié. Le film prenant même de la saveur avec le temps. Cette dystopie étant plus intéressante que n'importe quel film d'hommes en collants.
Vin Diesel est très bon. Le premier tiers du film est suffisamment riche et mystérieux pour intriguer. Le film contient un certain nombre d'images qui expliquent l'échec du film sur le marché nord-américain (un chien pendu, un lapin qui se fait dépecer, par exemple). En prime avec un Gérard Depardieu en méchant russe.
Ensuite le film se déroule pendant le transfert du paquet (Mélanie Thierry, excellente) jusqu'à New-York. Cette partie-là est intéressante par ses décors. Elle est décevante par les combats, qui sont peu lisibles, qui manquent d'espace, et qui apparaissent confus. Mais le spectaculaire reste présent en permanence.
La dernière partie du film, censée expliquer les différentes choses, n'est pas très limpide et introduit des personnages, importants, que nous n'avons pas vus pendant tout le reste du film (Lambert Wilson et Charlotte Rampling). Mais qui explique qu'une partie du monde est dominé par une secte.
Le film souffre peut-être de son scénario, ou en tout pour ce qu'il en reste à l'écran (par exemple, le personnage de Michelle Yeoh est insignifiant et ne sert à rien). Cela résulte probablement de coupes. Mais l'ensemble reste un spectacle de qualité rempli d'éléments spectaculaires.
Et nous aurions aimé voir la suite (la fin laisse de multiples possibilités)
Une curiosité.
Bande-annonce Babylon A. D.