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vendredi 26 juin 2020

Section 99 (Brawl In Cell Block 99, 2017) de S. Craig Zahler

Avec  Vince Vaughn, Jennifer Carpenter, Don Johnson, Udo Kier, Marc Blucas, Dion Mucciacito, Geno Segers, Victor Almanzar, Tom Guiry, Willie C. Carpenter, Mustafa Shakir, Fred Melamed.

Bande-annonce Section 99S. Craig Zahler, pour son deuxième film, sort l'artillerie lourde. C'est un film Noir qui dans son dernier tiers est un film de prison et descend littéralement dans les tréfonds et devient un film d'horreur. Bref, pas de surprise, car tous ces genres sont présents dans ses films.
Nous y retrouvons les qualités de ces deux autres films, c'est-à-dire les personnages très travaillés qui possèdes une vraie consistance qui ont des problèmes d'argent et de famille qui sont des Américains plutôt moyen qui vivent dans des endroits affreux qu'on ne voit pas dans les grosses productions hollywoodiennes, et qui se retrouvent dans une descente aux enfers pour arriver à survivre où vivre ou trouver de l'argent. C'est Vince Vaughn et Jennifer Carpenter.
Parmi les qualités il y a encore ce sens incroyable des décors, ce sens de la composition des plans avec une utilisation de la profondeur de champ, et l'absence de mouvements de caméra, avec une bande-son très fouillée et assez peu de musique (elle est quand même présente par moment).
Autre qualité que l'on retrouve ici est le sens de la distribution pour chacun des personnages. Vince Vaughn, Jennifer Carpenter, Don Johnson, Udo Kier, etc. Il y a toujours un magnifique bestiaire d'acteurs chez S. Craig Zahler.
Dans sa dernière partie se déroulant dans la partie noire de la prison de haute sécurité, nous nous retrouvons dans des décors presque moyenâgeux, pas du tout réalistes, qui changent des parties précédentes qui avaient une dimension de documentaire, de réalité, que ce soit en dehors ou dans la prison. Ce passage dans une partie irréelle, inventée, est peut-être la seule faiblesse du film, qui passe dans une qualité plutôt liée à ses qualités de film gore.

jeudi 26 mars 2020

Bone Tomahawk (2015) de S. Craig Zahler

Avec Kurt Russell, Patrick Wilson, Matthew Fox, Richard Jenkins, Lili Simmons, Evan Jonigkeit, David Arquette, Fred Melamed, Sid Haig.

Bande-annonce Bone TomahawkS. Craig Zahler continue (ici il débute, il s'agit de son premier film: tomahawk en os est sa première réalisation) son exploration des genres. Ici le cadre d'un western, contemporain, permet d'intégrer des éléments de films horreur et de suspense, de petites doses de gore, de film Noir et le film choral par la manière dont il traite chacun des personnages, avec son vécu et son histoire. Avec un ensemble de détails qui étayent chacun des personnages. Espérons que personne n'aura l'idée de faire faire le script doctor à S. Craig Zahler.
S. Craig Zahler est aussi scénariste. Ses personnages sont riches et disposent de leurs propres scènes d'exposition qui leur donne de la substance, et ne sont jamais des faire-valoir d'autres personnages. C'est une des densités du film.
Fatalisme, menace, mais peu de pessimisme ici. Bien qu'entre le vieillard, le blessé, le tueur psychopathe, les Indiens cannibales, les personnages, en particulier le personnage de Kurt Russell, vont de l'avant, et semblent croire à un futur meilleur. Bien que dans le film peu d'éléments, l'histoire ou les personnages ne favorisent cette croyance.
Nous ne savons pas si l'existence d'Indiens cannibales est basée sur des faits réels ou si cela est un fantasme d'hommes blancs (ils sont littéralement des animaux), mais c'est une matière parfaite pour un western contemporain.